LA REVOLTE. I
Et, suivant son esquif, grâce au navire en feu. Il lui jette de loin un éternel adieu.
Les quatre matelots qui conduisaient la barque. Pressés par les périls qu'au ciel leur œil remarque , Venaient d*atteîndre enfin à l'île de Nona , Quand Forage attendu sur les vaisseaux tonna.
Au pied des hauts rescifs la chaloupe tapie Tourna sur elle-même, ainsi qu'une toupie.
Qui, lasse de ronfler, se balance et s'éteint : Le timonier pourtant d'un bras fort la maintint.
Le tourbillon de vent, dont la colonne torse, Déchirée à l'écueil , y perdait de sa force , En mugissant passa; mais au feu des éclairs.
Dont le choc incessant illuminait les airs, Jeanne vit tournoyer, comme des feuilles sèches , Et la nef embrasée, aux ardentes flammèches, Et les vaisseaux de Blois, et ses propres vaisseaux. Que le vent emportait en courant sur les eaux.
Et tout cela fuyait comme de grandes ombres,
Tout cela se heurtait pêle-mêle aux rocs sombres Et, bondissant dans Tair, retombait en débris, Avec un bruit terrible, où perçaient de grands cris.