‹ Jeanne de BellevilleChapitre 65 sur 91 · V. — LES DERNIÈRES IMPRÉCATIONS · texte numérisé non relu

V. — LES DERNIÈRES IMPRÉCATIONS

Jeanne, en voyant broyer par Forage en démence Les trois nefs qui portaient Tespoir de sa vengeance , En entendant au loin hurler les cris de mort De ces pauvres soldats attachés à son sort, Jeanne a senti saigner son cœur qui se déchire. Et sous son front brûlant bouillonne le délire.

Debout dans la chaloupe et les cheveux épars. Au milieu des éclairs pleuvant de toutes parts.

Elle tend vers le ciel ses deux mains menaçantes

Et, dominant des vents les clameurs rugissantes : — a Dieu, que tant de douleurs n'ont pas rassasié. N'es-tu , comme les rois, qu'un tyran sans pitié? Je te savais cruel, mais je te croyais juste.

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