‹ Jeanne de BellevilleChapitre 84 sur 91 · XIII. — LES CONSOLATIONS · texte numérisé non relu

XIII. — LES CONSOLATIONS

Quand de son long sommeil Jeanne à la fin sortit , Deux beaux enfants causaient tout bas près de son lit , Et Jeanne de Montfort^ se penchant sur sa couche , La contemplait, debout ^ le sourire à la bouche. Et, lui serrant la main, disait avec douceur :

« Je vous consolerai de vos maux, ô ma sœur.

Votre fils est le mien ; mon fils sera le vôtre... Et souvent 3 bien souvent! nous parlerons de l'autre. »

qa la 'B%ETAGNE.

Ce long poème sombre, où coule à flots l'angoisse, OU lame à chaque vers se déchire ou se froisse , Mais qui se couché enfin dans le calme et l espoir. Comme un jour orageux que termine un beau soir y Je f offre ce poëme , ô Bretagne adorée :

Je l'écrivis pour toi dune plume enfiévrée.

L'amitié lui promit qu'il serait ton orgueil; Il ne vaut et ne veut qu'un sympathique accueil. Qu'il l'obtienne, et ma Muse, ô ma vieille patrie , Suivant de loin les pas de l'auteur de M\rie, •

Te patra ton sourire en chantant tes splendeurs, Noble peuple , illustré par toutes les grandeurs.

Nous croyons avoir consulté à peu près tout ce qui a été écrit sur l'enfance d'Olivier de Clisson; mais, avant d'aborder cette trop longue série de notes, nous nous faisons un devoir de déclarer que ridée et le plan de notre poème nous ont été inspirés par l'excellent article que notre savant collègue et ami , M. P. Levot, a consacré au connétable dans la Biographie bretonne, tome I, pages 36o à 376.

Page 1