‹ Jeanne de BellevilleChapitre 85 sur 91 · TOME PREMIER · texte numérisé non relu

TOME PREMIER

* Page 3. Jeanne de Belleville attendait son mari, non pas à Clisson, mais dans le château de Saint- Yves, près d'Hennebont. — P. Levot, Biogr, bret., I, page 3 60.

' P. 4. « On donna aux murs du château de Clisson seize pieds d'épaisseur, en les établissant sur une base en roches de granit. » — La Fontenelle de Vaudoré , Hist, d'Olivier de Clisson , 1 , 290.

' P. 7. Sur les banderoles des lances des Croisés et sur les croix qui y étaient peintes, voir Montfaucon, Monum, de la monarchie franc., I, 384 et suiv., et Michaud, Hist. des Crois., I, 1 10.

* P. 8. Olivier de Clisson, IV* du nom, naquit au château de Clisson, le 23 avril i336. — La Fontenelle, I, 4. (Cette assertion, adoptée par presque tous les biographes du connétable, ne repose sur aucun document historique, et le regrettable M. Bizeul en conteste l'exactitude dans son Hist. ms. de Blain, donnée par ses fils à la Bibliothèque de Nantes , avec une précieuse collection de chartes bretonnes.)

• P. 8. « Une partie [du territoire et même] de la ville de Clisson fait partie des Hautes-Marches. » — Ogée, Dict. de Bret., éd. de 1778, I, 21 5.

• P. 9. Voir la note 9.

' P. 9. Clisson, en tant que «ei^newr/g, n'apparaît dans l'Histoire qu'au xr siècle; mais, comme doyenné , il est mentionné vers le milieu du ix*. — Ogée , 1 , 2 1 5 , et Travers , Hist. de Nantes, 1 , 1 35.

Consulter sur la ville et le château de Clisson : Lemot, Voyage pittor. dans le bocage de la Vendée; Éd. Richer, Voy. à Clisson, 3* lettre de son Voy. pittor, dans la Loire-Inf.; J.-F. Verger , Notes mss. sur la Loire-Inf.; Aug. Amaury (le D' Gellusseau), Itinér. de Nantes à Napoléon- Vendée et Guide du voyageur à Clisson ; etc.

• P. lo. Voir la note 23.

• P. 1 1. Voici la liste des seigneurs de Clisson, rélevée par M. Bizeul dans nos divers historiens : Guido de Clichon, de io38 à 1049 (D. Morice, Preuves, I, col. 385); Baldri de Clizun, Baidricus de Clizone, en loyS et vers 1080 (ibid., 441 et45i); Gausfredus de Clizone, de 1090 à 1092 (ibid., 479); Galdinus de Clizon, Gaudinus de Clicione, Gualdinus de Clizon, de 1090 à 1092 , en 1 104 et 1106 (ibid., 470, 507, 5o8, 5i3); un premier Guillaume, Guillelmus deClichon, de 11 18 à 1120 (ibid., 541); Haimericus de Clicione, Aimericus de Clicio, en 1 1 52 et de 1 158 à 1 160 {ibid., 612 et 637); Gaudinus, dominus Clichionis, filius Gaudini, de 11 84 à II 98 et en 1204 (Archives de la Préfecture de Nantes, Bm^^i, boîte D, liasse 16, n* i"); enfin, un second Guillaume, Willelmus de Clichon, Guillelmus Clicii, Willelmus de Clizonio, en 11 86, 1189, i2o5 (D. MoRiCE, Preuves, I, col. 707, 712 et 801), et en 1218 (Bu:(ai, loco cit.). Voilà, ajoute M. Bizeul, bien des noms et des personnages certains, mais pas la moindre suite généalogique. (Adrien de Valois, Notitia Galliarum, ff. 146, après avoir cité, sous la date de iio5, un Gaudin de Clisson, dont plusieurs historiens ont voulu faire le premier des seigneurs de ce nom , mentionne un Gautier de Clisson contemporain de Robert d'Arbrissel. La Biographie bretonne, 1 , 356, ajoute deux noms à la liste de M. Bizeul : Gualdinus de Clisson, de io38 à 1049, et Bernard de Clisson, vivant en 1043. Dans VOuest aux Croisades, II, 12, M. de Fourmont cite parmi les croisés de 1096, d'après le Ms. de Bayeux , un sire de Clisson, qu'il ne nomme pas, et Amaury de Clisson.)

*° P. II. D. L0BINEAU , D. MoRiCE et les autres historiens bretons (sauf Aug. Du Paz, voir notre note 14), disent que Constance de Pont-Château épousa, et en secondes noces seulement, Olivier de Clisson , dit le Vieil , et premier du nom. M. Bizeul démontre longuement, mais péremptoirement, qu'Olivier était le fils de Constance, qui avait épousé en premières noces, c.-à-d. avant de se marier, en 1225, avec Hervé de Blain, Guillaume de Clisson, dît

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ie Vieux, à partir duquel la filiation desClisson devient moins diflicile à établir.

** P. 12. Ogée, I, 2i5, LaFontenelle, I, 289, et d^autres aprcs eux , prétendent qu'Olivier I" fut créé baron par Gui de Thouars, en 1 199. Du rapprochement des dates , il résulte que cette assertion , si elle est fondée , ne peut concerner que Guillaume le Vieux.

*' P. 12. Voir la note 14.

*' P. 12. Les continuateurs du P. Anselme , Hist. généalog., etc., VI, 2o3 , mentionnent, sous la date de septembre i334, deux frères du connétable, savoir: Maurice, seigneur de Blain, et Guillaume, seigneur de la Trouvière. Si Pacte cité, mais qu'on ne retrouve nulle part, est exact, Maurice et Guillaume auraient été tous deux les aînés d'Olivier. Nous avons préféré, pour les besoins de notre po5me, la version adoptée par M. Levot, dans la Biogr. bret., I, 36i.

** P. i3. Olivier III épousa en premières noces, au mois de mai i320. Blanche, fille aînée et héritière de Jean , seigneur de Bouville et de Milly, et leur contrat de mariage se trouve dans D. Morice , Preuves, I, col. 1291. Ils n'eurent qu'un enfant, Jean de Clisson , seigneur de Milly en Gastine, qui fut enveloppé dans le malheur de son père et vint mourir obscurément en Bretagne, sans laisser de postérité. — Le P. Anselme, VI, 2o3.

Le P. Augustin Du Paz, d'ordinaire si exact, fait de Blanche de Bouville ( pages 48 a et 756), la femme d'Olivier I", dit le Vieil; mais il fournit lui-même la preuve de cette erreur, deux fois répétée, en fixant (ce qui, du reste, est incontestable), la date de la mort de Blanche au mois de novembre 1329. Notons, en passant , que Dr Paz se trompe encore, p. 48, quand il fait mourir Olivier II à Paris, Tan i343. Il a fiait confusion avec Olivier III, dont nous racontons le supplice. Le dernier acte historique où il soit question d'Olivier II, dit le Gënure, ou le Jeune, est VOst du duc de Bretagne de 1294.

** P. i3. Jeanne de Belleville, l'héroïne de ce poème, était fille et unique héritière de Maurice, seigneur de Belleville, Montaigu, Palluau, Châteaumur, Beauvoir, la Garnache, etc., et de Letice de Parthenay. La date précise de sa naissance n'est pas connue. Elle épousa: i* vers i3i2, Geffroy ou Geoffroy de Château -Brient, Vil' du nom , veuf d'Alix de Thouars, et en eut deux enfants, Geof-

froy VIII et Louise, mariée à Gui de Laval, en 1348 ; 2* vers i328, dit-on, mais au plus tôt en i33o (voir la note précédente), Olivier III f. sire de Clisson , dont elle eut Maurice , seigneur de Biain (que nous faisons mourir à sept ans , d'après le silence gardé sur lui par l'Histoire, depuis Pacte précité de i334), Olivier IV, qui devint connétable de France , Guillaume , seigneur de la Trouvière (qui, selon la Biogr. bret., 1 , 36i , mourut de faim dans le naufrage de sa mère), Ysabeau de Clisson, mariée à Jean, sire de Rieux, et enfin Jeanne de Clisson, femme de Jean de Harpedane, seigneur de Montendre ; 3* vers 1 349 , TAnglais Gautier Bentley ou Benthelée , dont elle n'obtint pas de postérité. Jeanne mourut vers i35g. C'était une des plus belles femmes de son temps et les différentes phases qu'a subies son caractère nous ont été indiquées par l'Histoire.

, *• P- i3. Guillaume le Vieux eut deux fils : Guillaume (mentionné avec lui par A. Duchesne, D. Lobineau et D. Morice) et probablement Olivier I", dit le Vieil (voir notre note 10). Nous disons probablement, malgré l'affirmation de M. Bizeul, parce que la maison de Clisson n'a pas de généalogie régulière. Celles qu'ont tenté d'établir A. Du Paz, le P. Anselme, La Fontenelle de Vau- DORÉ, la Biographie bretonne et M. Bizeul lui-même, sont aussi fautives qu'incomplètes. Nous avons, en conséquence, usé à cet égard et nous userons encore , au besoin, de notre liberté de poète, tout en nous rapprochant des probabilités les plus sérieuses.

*' P. i3. Le P. Anselme, VI, 202, donne à la femme d'Olivier I" le nom de Pleissou , fet La Fontenelle, I, 296 et 3oi , celui de Pleisson. D. Lobineau, I, 261 , et D. Morice, Hist,, I, igS, l'appellent Plaisou, en latin Placentia. Elle était fille naturelle de Conan de Penthièvre , seigneur de la Roche-Derrien.

" P. 14. Voir les notes 10, 11 , 19 à 21 et 35 à 41.

** P. 14. Le départ d'Olivier I" pour la croisade, en 12 18, est une conjecture de Lemot, p. 3i , adoptée par La Fontenelle et d'autres, mais qui ne repose sur aucun document historique. Aussi notre collègue H. DE FouRMONT n'a pas fait figurer cet Olivier de Clisson dans VOuest aux Croisades,

^^ P. 14. Ogée, I, 184, Lemot, p. 3o, La Fontenelle et autres . avancent qu'Olivier fit reconstruire le château de Clisson, en 1223 ; Lemot ajoute , et la foule de ses copistes a répété qu'il prit pour

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modèle le château de Césarée. M. Bizeul combat, mais assez faiblement, cette double assertion.

** P. i5. Voir les notes 19 et 20.

" P. i5. Herblain, Herblon, ou plutôt Hermeland, est un saint du diocèse de Nantes. —Albert Le Grand, Vies des Saints de Bretagne.

*' P. 16. Ici, comme dans le passage qui fait l'objet de la note 10, nous cherchons à bien poser le caractère de Jeanne de Belleville.

'*.. P. 18. Dans notre prochain poème sur la guerre entre les Montfort et Charles de Blois, nous reviendrons sur le siège de Vannes (jadis Vennes) et sur d'autres événements que nous effleurons à peine ici. Nous n'avons sans doute pas besoin de faire observer que nous avons interverti l'ordre chronologique de certains faits.

** P. 19. Quand Olivier III fut échangé contre StafTord, le siège de Vannes avait été levé, par suite de la trêve conclue à Malestroit , le 19 janvier i343 , grâce à l'intervention des légats du pape.

** P. 20. Nous avons essayé d'indiquer le mécontentement secret d'Edouard III.

'' P. 21. Jean le Bon, fils aîné de Philippe de Valois et son successeur immédiat.

" P. 23. D'Argentré et le P. Montfaucon lui donnent, mais à tort, le prénom de Henri.

99, 30, Si p. 29 et 3o. Voir la note i5.

'* P. 40. Tous ces détails sur la vie de château au xiv* siècle sont empruntés à Alexis Monteil, Hist. des Français des divers états ^ ï, io3.

'3 p. 41. Nous ignorons complètement quand Vallet et Gorges ont vu planter leurs premières vignes ; ils ne sont pas cités dans la Bataille des vins, par Henri d'Andeli. — Voir Barbazan, Fabliaux et Contes, I, 1 52 et suiv.

'* P. 43. Le séjour de saint Louis à Clisson , en mai i23o, ne peut plus faire Tobjet d'un doute. Il est officiellement constaté dans le Rec. des Hist. de la France , XXI , 5o2.

'* P. 45. Sur la lutte entre Louis IX et Pierre de Dreux, comme sur celle entre Jean le Roux et Olivier le Vieil, voir les divers historiens de Bretagne, et, entre autres, D. Lobineau, qui nous a servi de guide.

'• P. 46. Cest dans Vltinér., etc., du D' Gellusseau , que nous avons puisé Tidée et les détails de cet épisode, si glorieux pour la maison de Clisson.

"P. 48. Pierre de Dreux a lui-même composé des vers, qui ne sont pas sans grâce. — Paulin Paris, Romancero français, pp. 143 à 1 63.

" P. 5o. Voir la note 35.

^' P. 54. Le texte des deux accords ou traités conclus entre Olivier le Vieil et Jean le Roux, l'un directement, l'autre sur l'intervention de saint Louis, nous a été conservé par D. Lobineau, II, col. 404et4o5.

*o P. 55. Voir la note 39.

♦* P. 55. La Fontenelle de Vaudoré, I, 295, dit qu'Olivier I" mourut âgé de près de cent ans. C'est encore une simple conjecture ; on ignore quand mourut l'héroïque vieillard.

*' P. 60. Voir la note 25.

♦' P. 62. Toutes ces allégories mythologiques, qui feront sourire de pitié certains lecteurs, nous ont été, ici et dans plusieurs autres passages , imposées par l'imitation nécessaire des poètes du xiv* siècle.

** P. 68. Les Grandes Chroniques de France, Froissart et nos historiens bretons nous ont fourni tous les détails du supplice d'Olivier III et des autres seigneurs bretons ou normands, arrêtés et mis à mort sous la même inculpation de trahison. Quant aux diverses cérémonies de la dégradation , nous en avons emprunté le récit au Vray Théâtre d'honneur et de chevalerie de Wlson de La CoLOMBiÈRE, II, pages 558 à 578. L'Histoire ne dit pas que Clisson ait été dégradé; mais il suffit, pour notre excuse, que la dégradation, comme peine de la félonie, soit restée en usage jusque sous François I".

♦* P. 69. Voir la note 44.

** P. 78. L'arrestation de Clisson en plein tournoi fait le sujet d'une nouvelle, assez médiocre, d'Eugène Nyon, insérée dans le Journal des Enfants, IV, 1 33- 140.

*^ ** P. 80. Consulter le Rec, des ordonn. des rois de Fr., les Œuvres du roi René, le Vray Théâtre d'honneur de Wlson de La Colombiers, etc.

♦® P. 81. Cette prédiction a le tort de rappeler les Templiers de Raynouard , mais elle nous était imposée par l'Histoire. Voir La Fontenelle de Vauporé, I, 24. Quant aux critiques qui repro-

cheraient aux discours de Clisson leur longueur, nous ne pouvons que les inviter à lire les récits que des témoins oculaires nous ont laissés de l'exécution de Montmorency, de Cinq-Mars et de de Thou.

•* P. 85. Cette sentence, qui a une apparence si moderne, est copiée, dans sa forme et dans ses termes, sur Tarrét rendu, en 1421 , contre Marguerite de Clisson, fille du connétable. — D. Lo- BiNEAU, II, col. 95 1 à 961.

** P. 107. Notre traduction du psaume CVIII, Deus, laudem meam , etc, est presque littérale et chaque demi-strophe répond à un verset.

*' P. 119. Le fief de Gorge, ou plutôt de Gorges, est peut-être un cadeau fait par la rime à Olivier de Clisson.

*' P. i36. La mort de Clisson et des autres seigneurs bretons ou normands exécutés après lui, fut la cause ou au moins le prétexte de la reprise des hostilités par Edouard III. — Froissart, II , éd.

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