‹ Jeanne de MontfortChapitre 5 sur 19 · LE PREMIER ÉGAYER · texte numérisé non relu

LE PREMIER ÉGAYER

Le seigneur qui la recherche n'est pas de ceux qu'on refuse. Il manie l'épée d'une inain sûre et facile, et tue dans les batailles

au tan l d'eniieiiiis que trois chevaliers ensemble. Quand la victoire balance, il lui suffi i de paraître pour la décider. Dans les tournois , ses reins sont de fer et ses poi- {^nets d'acier ; auprès des dames , des paroles de miel coulent de ses lèvres,

T.E SECOND ÉCUYEU.

Eh ! qui pourrait égaler la jeune fille que vous demandez? L'avez-vous vue chevaucher sur sa haquenée blanche, ou se pencher entre les rideaux d'argent de sa litière? Ses yeux sont plus brillants que le soleil , et son visage est plus doux que la lune. Sa taille est souple et légère comme une branche de genêt fleuri ; et de tous les seigneurs qui ont demandé sa main , elle n'en a regardé aucun ! Mais cette merveille n'est plus ici , messire; depuis long-temps déjà elle a quitté sa famille et son pays.

9Q JEAÎS^E DE MONTFORT.

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