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longtemps après par le psalmiste (*); que ce qui le prouve, c’est que Josué s’était d’abord appelé Osée, tout court, en hébreu Huch'a, Salut (1 2).
Ainsi, selon ces critiques, quelque prêtre ou lévite lettré, postérieur à Moïse, aurait préféré le nom d’//îô à celui d’Jô etl’aurait ensuite sémitisé en Ihuh, distinction que ses coréligionnaires n’auraient pas toujours parfaitement comprise, puisque nombre de fois, après Samuel, les textes sacrés écrivent ad libitum tantôt //m avec h et tantôt lu sans h, à la tête des noms propres composés, même lorsque ceux-ci s’appliquent à des personnages identiques.
Si ces dernières conjectures reposaient sur des fondements un peu plus solides, elles pourraient servir à expliquer et le culte du bœuf et le culte de l’âne en Palestine comme en Syrie, car elles feraient supposer que ces deux cultes venaient également de la zoolâtrie égyptienne. Mais l'Inde aussi connaissait ces emblèmes divins. J’ai déjà dit que celui du taureau figure dans les hymnes védiques. J’ajoute qu'il en est de même de celui de l’âne, car cet animal y joue également son rôle dans le mythe des Açvins ou des crépuscules au char desquels il est attelé.
J’avoue, d’ailleurs, que l'assimilation de Jchovah à Set Typhon a quelque chose de séduisant. Déjà, en
(1) Psalm. LXXXI, 6.
(2) Nomb. XIII, 17, comparé à Exode XVIII, 0, et XXIV, 13. mais il n’y a dans Huch’a qu’une soustraction de 17 initial comme dans le nom propre Huchm’a (qnem Jéhovah audit).