‹ Jehovah et AgniChapitre 16 sur 22 · I.XXI · texte numérisé non relu

I.XXI

« celui-ci (Moïse) nous sera-t-il en piège? Laisse « aller ces gens, et qu’ils servent Ihuh leur Dieu. Ne « vois-tu pas que déjà l’Egypte est perdue? O » Delà aussi ce cri de détresse proféré par les soldats égyptiens au passage de la Mer-Rouge : « Fuyons « devant Israël, car Ihuh combat pour eux contre « Milsraim (2). » Prononcez ce nom sacré à l’égyptienne, c’est-à-dire /ô, et vous verrez que, dans la pensée de ces égyptiens, militaires ou bourgeois, le dieu Set cessait d’être propice à la vallée du Nil, c’està-dire de personnifier, comme sous l’ancien empire, la royauté de la Basse-Egypte, et d’être pour elle un dieu national et protecteur, au même titre qu’Horus pour la Haute-Egypte, en sorte que désormais, c’est à ce dernier seul qu’il faudrait recourir dans les dangers, puisque l’autre passait du camp des Egyptiens dans celui des Hébreux.

Ami lecteur : « Si quid novisli rectius islis ,

« Candidus imperti , si non, ht s ntere mecum. »>

Mon parallèle de Jéhovah et d’Agni resterait incomplet, controversable et même obscur pour la plupart des lecteurs studieux, peu au courant de ces sortes de matières, si, avant de l’entreprendre, je ne résumais pas dans un chap. préliminaire, les

(1) Exode, X, 7.

(2) Exode, XIV, 2o.

travaux exécutés avant le mien sur les vieilles prononciations du Tétragramme hébraïque qui nous ont été transmises, non point par les docteurs juifs, ils se gardent bien d’entrer en explication à ce sujet, mais par des écrivains étrangers au Judaïsme, tels que païens, gnosliques et pères de l'Eglise, après la destruction du temple de Jérusalem. Ce hors-d’œuvre me paraît indispensable; c’est une sorte de question préjudicielle qu'ii importe d’examiner et de résoudre tout d’abord, car, avant d'aborder le fond, il faut s'assurer de la forme : autrement la partie philologique de mon exégèse manquerait de base certaine.

N’ayant à ma portée que la traduction française du Rig-Véda par feu A. Langlois, c’est à elle que j’emprunterai la plupart de mes citations védiques, toute divinatoire qu’elle ait paru en certains endroits au très-savant éditeur du texte et du commentaire sanscrit 0).

Pour abréger , je me bornerai généralement à l’énonciation de trois chiffres, dont le premier, en caractères romains, indiquera le volume, le second, en chiffres arabes, la page, et le troisième, en mêmes chiffres, la stance. Je ne mentionnerai l’hymne, et entre parenthèses seulement, que quand la page

(1) Voyez la seconde série, p. 409, des Lectures on the Science o f Lcmguage par M. Max Müller. Les indianistes savent que la traductiou anglaise de feu M. H. Wilson est restée incomplète et que la version allemande de Théod. Benfey marche lentement dans son journal intitulé Orient and Occident, dont le 1er fascicule a paru à Greltingue en t?f>2.

IAXIV

lie renvoi contient deux stances du même numéro. Je suivrai le même procédé tant pour la transcription et la traduction latines du premier livre du Rig-Véda parFréd. Rosen que pour la traduction anglaise du Sâma-Véda par Stevenson, en ce sens que, comme ces ouvrages ne contiennent chacun qu’un volume, je me bornerai pour eux à deux chiffres arabes indiquant la page et la stance. Quant au petit nombre de citations que j’aurai à extraire de la transcription en caractères européens de tout le Kig-Véda par M. Théodore AulYecht dans les volumes Vil et VIII des lndische sludien de M. Albrecht Weber, j’emploierai trois chiffres dont le premier indiquera le tu and âl a ou livre, le second le sukla ou hymne, et le troisième le rig ou verset. Malheureusement je ne peux adapter les mêmes abréviations au Sama-Vèda de M. Théodore IJenfey à l’égard duquel je me verrai obligé de recourir à la série de chiffres trèscompliquée qu’il indique lui même à chaque page de sa traduction allemande.

En ce qui touche la transcription des mots étrangers, je veux dire sanscrits et hébreux, je suivrai pour les premiers la méthode d’Eugène Burnouf, et pour les seconds celle de Gesenius, sauf, à l’égard de ceux-ci, quelques légères modifications indiquées dans la note ci-après.

Je ne puis ni ne dois terminer cette préface-introduction, sans donner ici un témoignage public de ma profonde gratitude envers MM. Adolphe Regnier,

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