‹ Jehovah et AgniChapitre 4 sur 22 · XI · texte numérisé non relu

XI

glyphistes, en sorte que, très-souvent, les profanes, les laïques, les ignorants , et malheureusement je suis du nombre, en sont réduits à deviner. 11 me semble que les épithètes de Phtah , ou pour mieux dire celles des dieux égyptiens qui en émanent et qui prennent pour symboles des corps ou des têtes de bœuf ou de veau , je veux parler des qualifications [oh, lah, Ohi , Ahi, et même Iho, [ha, ces deux dernières par inversion d 'Ohi et d'Ahi (2), il me semble, dis-je, que ces épithètes s’éloignent beaucoup plus de la forme hébraïque Ihuh que le titre de Yahuh , vocatif Yahô, affecté à l'Agni védique. J’en conclus provisoirement, sauf plus ample information, que ces noms égyptiaques , rapprochés des noms aryen et hébreu que je viens de rappeler, en seraient plutôt des copies altérées que des modèles ou des esquisses.

Je transporte donc hardiment le problème des vallées du Nil et du Jourdain à celles de l’Indus et de bOxus, puis je le ramène des deux premiers fleuves aux deux derniers, le tout en traversant le Tigre et l’Euphrate, conformément à la marche que les peuples de Sem, de Kham et de Japhet, mentionnés dans la Genèse, me paraissent avoir suivie dans leur grande émigration de l’Orient à Babylone , postérieurement

(2) Os inversions ne sont pas rares dans les hiéroglyphes. J’admets celles-ci d’après l’abbé Hreppo. Voir son Essai sur le système hiéroglyphique, appliqué à la critique sacrée, p. H 2, Paris, 1828, in-8°.

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