‹ Jérémie en 1845Chapitre 13 sur 22 · A LA PRINCESSE CLÉMENTINE · texte numérisé non relu

A LA PRINCESSE CLÉMENTINE

Oh ! grande princesse ‘

Que le sort caresse,

Tojrez la détresse Du fils du hasard.

Belle et bonne dame,

Du fond de son âme,

De vous il réclame Un simple regard.

Quand le monstre immonde,.

Quand l’impiété

~ioi —

Envahit le monde.

Dieu dans sa bonté, Choisit dans la foule ün être ignoré,

Un longtemps s’éconle Qu’il semble égaré.

Fort de sa ruine.

Avançant toujours ;

De l’œuvre divine Il poursuit le cours.

Femmes, enfants, patrie, nonueurs, tout est vain ; Le Seigneur lui crie :

Poursuis ton chemin !....

Un jour il arrive Que le pèlerin.

Perdu dans Ninive, Mendiait son pain;

Sa plainte incessante Priait le Seigneur ;

La tourbe insolente Paillait sa douleur.

Blais vous qu’il implore.

Laissez-vous toucher; Votre don va elore L’ère de pécher;

■ Si belle, si bonne.

Bénie en tout lieu, Faites-lui l’aumône Pour l’amour de Dieu.

De sou pas timide Soutenez l’élan,

Que votre main guide L’apôtre tremblant ;

Les pieds dans la lonibc, Mais toujours serein, Pour qu’il ne succombe, Tendez lui la main.

Oh! grande princesse.

Que le sort caresse, Voyez la détresse Du fils du hasard.

Belle et bonne dame.

Du fond de son âme.

De vous il réclame Un simple regard.

Dans la douce ivresse D’un rêve briliaul,

Le réveil, princesse.

Peut être effrayant.

La grande parole De l’Eternité Dit : jettez l’obole A l’humanité.

Jettez une mie,

Dieu vous bénira ;

Et dès cette vie II vous le rendra.

Comblez son délire, Jettez un soupir.

Montrez le sourire Qui fait réussir.

Et son chant va prendre Des tons différents.

Pour se faire entendre Même des puissants.

Aux cœurs inllexibles, Ijes cris de l’airain.

Aux âmes sensibles L’air harmonien.

Sa voix dominante De nos vains concci ts Surgit triomphante, Kcmplit l’univers; Sortez de l’enfance Esprits corrompus ; L’apôtre s’avance,

Les temps sont venus.

Le ciel illumine Son front irrité,

Et de sa poitrine Sort la vérité ;

Votre sein palpite, Vous l'avez compris ; Votre bras s’agite, Nous sommes guéris.

Obi grande princesse, Que le sort caresse, Voyez la détresse Du fils du hasard.

Belle et bonne dame, Du fond de son âme, De vous il réclame Dn simple regard.

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