‹ Jérôme Napoléon et la Pologne en 1812Chapitre 56 sur 97 · AB · texte numérisé non relu

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culier enfin : elle a été vue par Bignon faisant des bandes et de la charpie.

Quand elle quitte Varsovie, c’est pour aller à Gruszeyn, propriété de son beau-frère Zamojski à Maciejowice, qu elle a prise à ferme. Elle y habite une charmante villa au milieu des bois : un coin planté de fleurs qui avance dans la Visiule, est appelé le cap des roses. C'est là qu’elle écrira plus tard son roman autobiographique, Malwina, dont Mme Nakwaska sera la traductrice 21, En somme, personnage bien romantique et résolu à l'être le plus longtemps possible; personnage déchu de hautes ambitions, un peu inquiétant, avec lequel il était bienséant et habile de montrer un empressement flatteur, et dangereux de se montrer confiant; à tout prendre, une porte utile sur Pulawy, à condition que Pulawy consente à s’ouvrir à un Napoléon.

Le comte Zamojski avait écrit le 43 avril à son beau-frère Adam Czartoryski : « Le roi de Westphalie est arrivé, dit-on, aujourd’hui à Kalisz, il semble que l'Empereur nous arrivera comme une bombe » ?7?. Elle écrit à son tour le 16 à son frère : « La garde de l'Empereur a déjà passé Glogau, ale on jeszcze z Paryza nie wyruszyt. Le Roi de Westphalie est à Kalisz, on ma byc, ale nie pewnie, on croit très positivement que la guerre se portera en avant » 2%, Encore une fois, ces nouvelles qu'Adam n’a pas de raison de garder pour lui n’étant« lié par rien à Napoléon, ont pu s’en aller de Sienawa en Russie par des voies rapides. Qu’elle fasse ou non de la politique, Marie de Wurtemberg est un personnage à n’approcher qu’avec circonspection. Sa lettre à son père après les visites à Willanow ne peut être dénuée d’intérêt.

Faut-il remarquer que le nom de Malwina est emprunté à la littérature ossianique, non à la littérature polonaise. Sans doute, il a déjà servi à intituler un roman de Mme Cottin en 1803 ?%; mais à lire l’œuvre de Marie de Wurtemberg on per-

(270) Fazrxowsxt, Obrazy z Zycia, t. 3, p. 359.

(271) DemBowskr, Moje wspomnienia, t. 1, p. 363. — Sta lat Mysli Polskiej, t. 2, p. 359.

(272) Arch. dom XX Czartoryskich, A. D. n° 267. Listy Staniskawa hr. Zamojskiego do szwagra X. A. C. tome 1 (1802-1823). Fin de lettre du 13 avril 1812.

(273) Idem, A. D. n° 256. Listy Xiezny Wirtemberskiej do brata X. A. C. Tom 2, (1781-1815). Maïs il n’a pas encore bougé de Paris….; il doit y être, mais ce n’est pas sûr.

. (274) THIEGHEM (P. Van), Ossian en France, Paris, Rieder, 1917, 2 vol. in-8°, t. 2, p. 24-5, 28-29, 492,

çoit çà et là des souvenirs moins anciens et moins lointains. Willanow y est décrit. Au chapitre 19, intitulé Tournois, Marie imagine qu’en mai on a organisé « des tournois à l’antique que des chevaliers bardés de fer se sont mesurés par manière de jeu dans les vertes prairies de Willanow. Le lieu ne pouvait être plus heureusement choisi, plein qu’il est des souvenirs de Jean III, cet éternel chevalier, aussi galant que brave, qui, au retour de ses victoires, se promenait dans les splendides galeries du palais où, à l'ombre d’antiques peupliers, déposait aux pieds d’une beauté ses couronnes de laurier. Ces souvenirs aiguillonnaient les passions les plus nobles dans les âmes de nos chevaliers. Les bruits d’une guerre prochaine que l’armée formé de la fleur de la jeunesse attendait avec un désir de gloire et un sûr attachement à la patrie, ajoutaient encore à l'importance de ces jeux dont ils faisaient une sorte de préparation à de vraies et sanglantes batailles » 25. Si ceci ne fait pas allusion à la revue de Willanow du 17 mai 1812, on voit mal à quoi cela pourrait se rapporter. Il y aurait à étudier de près les personnages qui jouissent du spectacle

« Les dames, but et ornement de tels jeux, s'étaient assises sur des bancs et des degrés exhaussés. Magnificence des bijoux, vêtements flottants, velours, broderies, or, pierreries, tout ce que la magie du costume peut ajouter à la beauté, se trouvait réuni dans ce cercle, sur lequel, quand on y avait attaché la vue, il était difficile de l’en détacher, et encore plus difficile de faire un choix, parmi tant d’attraits dont chacun paraissait digne de la primauté... » Tel dût être à peu près le spectacle que purent offrir les tribunes de la revue. Il y a un portrait de Malwina qui, s’il n’est pas celui de la princesse Marie à l’époque de la revue de Gotab, pourrait être celui de la princesse Dominique Radziwill ou même de Sophie Zamojska en 1812. À quel autre moment a-t-on vu, en ces temps, à Willanow, « la foule se pressant autour des barrières, ou se massant çà et là dans la prairie et sous des arbres aux rameaux étendus; la route royale couverte de voitures, de chevaux, de piétons de diverses conditions, et partout une telle multitude qu’on avait droit de penser qu’il n’était resté per-

(275) WiRTEMBERGSKkA (Maria Anna z XX Czartoryskich Ksiezna), Malwina, czyli domysino$é serca avec préface et observations de Wojciechowski, prof à l’université de Lwow. Cracovie, naktadem krakowskiej spôétki wydawniczej s. d. 192 p. in-16, p. 129.

sonne en ville » 2%, Elle fait assister et participer aux jeux | Constant et Wiäadystaw Zamojski, Roman Sanguszko, Léon | Sapieha dont le plus âgé n’a que quinze ans, et qui tous entrent dans la vie avec une parfaite ignorance des malheurs qui les attendent, et avec des espérances pleines d’enchante= | ments 277. Or, Léon Sapiéha, tout au moins, est rentré de Paris avec sa mère; et sa mère, s'étant présentée à Jérôme? fut invitée à la revue. Enfin, dans le chapitre intitulé le Fan= tôme, il y à promenade dans le pare le soir au clair de la lune » Malwina voit derrière son héros, Melsztynski, qui vient à elle, un fantôme et entend un grand cri, c’est l'annonce de l'issue: malheureuse de la guerre dont on vient de proclamer l’immi= nence 2. Il n’y a nulle probabilité qu’une telle scène ait eu lieu du 13 au 17 mai : mais si Jérôme a « beaucoup parlé cheva® lerie » et promené son monde au clair de lune jusqu’à 10 heures, du soir, il n’en faut pas plus à une imagination romantiques comme point de départ. Tout ceci nous oblige à regarder le passage de Jérôme à Willanow comme un fait qui n’est pas resté: inaperçu. A 4 Sophie Czartoryska, comtesse Stanislas Zamojska, est insé= parable de sa sœur. Elle a 33 ans, et bien qu’elle ait eu sept en fants en quatorze ans, elle est restée d’une beauté et d’une ama= bilité si attirantes qu'il semble à son neveu Léon Sapieha qu'il n'y a rien d’égal à elle sous le soleil et que longtemps encore elle sera le terme de comparaison obligé pour juger du beau? La taille est haute et souple, les traits assez réguliers, les yeux bruns pleins de vivacité et de charme, le sourire plus affectueux. que gai ou spirituel, la voix douce, agréable. Il y a dans sa per— sonne une politesse hautaine où se révèle la conviction qu’elles est une grande dame, ce que rien n’est venu démentir. C'est” l'étoile qui brille à lhorizon varsovien; toutes les femmes. jeunes, belles et spirituelles se contentent d’aspirer à en être un reflet; sa distinction exiérieure même paraît inimitable, alors qu’il sera si facile d’imiter les « lionnes » de la génération” suivante.*! Jeune on l’a vue rivaliser avec sa sœur, « jouer des

(276) Mazwina, p. 130.

(277) Idem, p. 131.

(278) Sapiena (Leon Xiaze), Wspomnienia z lat od 1803 do 1863. Cracovie et Warsovie, Gebethner et Woff, 1912, XXXVII-375 p..in-8°, (p.12 8, 9. — Naxwaska, Gazeta Warsz. 1852, n° 218.

(279) Mazwina, p. 137-140.

(280) SapiEHA (Léon), Wspomnienia, p. 8-9.

(281) Naxwasx4a, Wyjatki z pamietnikôw, G. W. 1852, n° 215.

cymbales et du tambourin, danser avec la grâce et la légèreté d’une sylphide, — silhouette qui paraissait détachée des fresques d’'Herculanum. — On l’avait vue aussi en Indienne très richement vêtue, et trop peu couverte. »2#? En 1798, elle est venue avec sa sœur Marie à Varsovie où toutes deux, — encore que Pulawy n'eut jamais appartenu à la Prusse, __ rendent leurs devoirs au couple royal de Prusse, en grande tenue de cour, paniers, etc? Elle s’est plu à faire de nombreux séjours à Vienne (1799, 1800, 1801, 1806, 1807, 1808) a trouvé l’Angleterre fort agréable, s’est arrêté à Paris en 1802 et en 1804 etes date à laquelle la princesse Sapieha s'étant trouvée en soirée avec elle et Mme Récamier, n’hésite pas à la proclamer « incomparablement plus belle, mieux faite et plus aimable à tous points de vue que cette tant vantée beauté parisienne » 25, Ses nombreux séjours à Pulawy, à Laneut chez sa tante la Princesse maréchale (Lubomirska) dont le château sera tout prochainement un des gîtes d'étapes de Mme de Staël 5, eniretiennent en elle des sentiments qui ne sont pas précisément bonapartistes. Sans doute, elle a mis ses quatre fils à la pension Maraine à Paris ?$7 maïs les Français se font bien des illusions sur la valeur de tels gestes. Parmi le petit nombre d’amies dont elle cite les noms dans ses mémoires, il y a Mmes Bagration et Bezobrazov?#. Son mariage l’a laissée Czartoryska : son mari est déjà le fils d’une Czartoryska dont l'entrée dans la famille Zamojska avait été regardée par celle ci comme un évènement providentiel.2# Elle même écrit fièrement le 10 février 1844 : « Je suis la seconde de ma maison à avoir ce sort et j'espère que mes enfants porteront dignement ce nom estimé (Zamojski) » 2%, Mais il ressort de la phrase même qu’elle n’est pas moins fière d’être Czartoryska. En tout cas, la cordiale intimité qui unit Czartoryski et Za-

(282) Fazxowskr, Obrazy z Zycia, t. 1°, p. 113, 191, t. 3, p. 289.

(283) Iderr,-t. 1; p.113.

(284) Zamosskies, Z pamietnika Zofii z Czartoryskich p. 713. Kronika rodzinna n° 22, 15 nov. 1887.

(285) Fazxowskr, Obrazy z Zycia, t. 1, p. 226. Lettre de Mme Sapieha, à Mme Krasinska, Paris, 20 mars 1804.

(286) Mme pe STAEL, Dix années d’exil. Paris, Gillequin, 192 p. in-16, à (287) Sapiex4a, Wspomnienia, p. 8.

(283) ZamosskA (Sophie), Pamietnik, p. 713-4.

(289) Wymickr, Dodatek 2e pamietnikéw Wybickiego. Poznan, Zupanski, 1847 31 p. in-8°, 24.

(290) NiesECkr, Herbarz DOS Lipsk, Breitkopf i Hoertel, 1845, 11 vol. in-8°, t. 11, p. 73.

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mojski, assure une identité de vues qui se poursuivra Jusqu’en 1831 et excitera les colères des émigrés polonais en France ?°1.

Sa beauté, son activité, sa situation de famille normale qui tranche avec celle assez fausse de sa sœur, en font une des personnalités les plus représentatives du parti Czartoryski. De 1809 à 1812, la maison louée par elle à Varsovie, puis son célèbre Palais bleu ont été les sièges de réceptions magnifiques. En 1812, Bignon la voit avec sa sœur faire de la charpie. Elle ‘:t en général la zélatrice empressée qui organise soirées, re:résentations, quêtes en ville, tout ce que l’on voudra au profit de toute espèce d'œuvres de bienfaisance **?. Elle est à Powazki le jour où Jérôme y a passé en revue les troupes polonaises et en à gardé un souvenir printanier ?%. Elle a, comme sa sœur, accepté l'invitation de Jérôme à Willanéw. Et Jérôme a été bien inspiré ou bien conseillé en l'invitant avec d’autres personnes. Les conversations avec elle sans doute ne sont pas sans risques : il lui apprendra toujours quelque chose d’utile à Adam Czartoryski et n’en tirera rien. Mais le seul fait qu’il aura vu les deux sœurs, reste de nature à inquiéter le soupçconneux Alexandre 1* toujours disposé à se demander : Qui trompe-t-on ? Quelque chose de pire que quelques mots imprudents dits devant ces grandes dames, c’eut été de rester sans relations avec elles.

Frédéric Loliée, décrivant le congrès de Vienne, y montrera, parmi d’autres vedettes, la Comtesse Zamojska : « la blonde Polonaise de qui le regard des hommes ne parvenait plus à se détacher, quand il avait commencé de parcourir la blancheur de son teint, la sveltesse de sa taille, et tout l'éclat répandu par sa jeunesse »#%. Et un député polonais de Ja dernière diète de 1831, pensera à elle, lorsque, décrivant ce même congrès, il dira amèrement : « Il se trouvait là aussi plusieurs de nos familles et quelques élégants qui, entraînés

(291) Développement de la Protestation de 3076 émigrés polonais contre lPimmixtion de la famille Czartoryski dans les affaires de Pologne. Traduit du journal polonais publié sous le titre «< Wiadomosci Polskie » du 10 janvier 1855. Bruxelles, typographie Dehon, 1855, 12 p. in-8°, p. 3-4, 6-7.

(292) Naxwaska, Gazeta Warszawska 1852, n° 215.

(293) Zamogska (Sophie), Pamietnik, 714. Il est assez extraordinaire que Powazki et Willanow soient lés deux seuls noms qui émergent de sa mémoire de janvier à juin 1812.

(294) Louiée (Frédéric), Talleyrand et la Société européenne. Paris Emile Paul, 8° édition, 1927. 365 p. in-8°, p. 37.

par le Prince Czartoryski, furent présentés aux diplomates comme une sorte de représentation nationale polonaise. Comme si une petite coterie composée de femmes spirituelles et jolies et de jeunes gens de la haute société », pouvait prétendre à ce rôle 2%. La beauté de Mme Zamojska, bien propre à troubler les diplomates et les rois, a été à Willanow comme ailleurs un appât, mais si visible et si universellement tentant, qu’il ne pouvait agir, comme l’eut fait le charme d’une femme de moins de beauté et de plus d'esprit Préeisément, Jérôme sans mettre aucune affectation à paraître éviter de céder aux séductions de cette belle personne, eut la chance d’être attiré vers une autre dont le prestige physique n’était pas moins grand, et qui semble avoir été étrangère à toute préoccupation politique. La princesse Dominique Radziwill, avait eu grand peine à épouser son mari dont elle était la cousine. Le jeune prince Dominique avait été attiré dans la maison du Comte Mniszek, enivré des semaines, fiancé à Mile Mniszek et marié en cet état : puis il s'était retrouvé chez lui à Nieswiez dégrisé, marié et en proie aux attaques de sa cousine qu’il devait épouser et qui détermina sa rivale, après force aventures, à divorcer en acceptant une pension annuelle de 200.000 ziotys. En mai 1812, le prince Dominique est à la tête du 8 régiment de lanciers, créé et entretenu par lui, il se prépare à marcher avec l’avant-garde de Napoléon qui entrera à Wilna. Ils ont une fillette; la princesse ellemême, jeune, de taille moyenne, d’une beauté merveilleuse, blonde avec un teint d’anglaise, des traits réguliers, un profil de statue ?® est telle que toutes les prétentions des dames les plus sûres d’elles-mêmes, doivent s'évanouir à sa seule apparition. Jérôme, sur ses gardes, évite d'inviter deux fois la même dame. Or Mme Nakwaska nous apprend qu'à Willanow « une seule des dames présentes a conquis le cœur du roi : c’est la princesse Radziwill. Deux fois déjà elle à été invitée à diner. Voilà aujourd’hui le seul objet de distraction pour le petit nombre des personnes élues » 27, II se peut réellement qu’il ait été épris; mais prendre sa femme à Dominique Radziwill, quand on est surveillé par les Comtesses Po-

(295) Un membre de la dernière diète polonaise : Le Grand Duc Constantin à Varsovie, pendant le congrès de Vienne. Paris, Librairie Slave Renouard, 1847, 60 p. in-16, p. 30.

(296) Demsowsxi, Moje wspomnienia, t. 1, p. 160-166.

(297) Fazxowsgt, Obrazy z zycia, t. 4, p. 12. Varsovie 17 mai 1812.

tocka, Zamojska et la princesse de Wurtemberg, que la guerre est imminente et qu’on sent derrière soi l'Empereur prét à froncer le sourcil ! Il n’était pas Bignon, et Radziwill n'était pas Rautenstrauch : si inflammable qu’il ait été, il n'était pas

homme à encourir de telles responsabilités. Lorsqu’il entrera |

dans la demeure vraiment souveraine des Radziwill à Nies-

wiez, ce sera pour y vivre des heures pleines d’agitation et de souci. Mais la vision conjuguée de la blonde Mme Radziwill effaçant tout son entourage à Willanôw et celle de son mari bousculant les Russes sur la route d’Antokol, n’y sera pour rien.

Si la campagne avait été heureuse et s’il l’avait poursuivie jusqu’au bout, on eut pu le féliciter du tact qu'il avait montré. Aux dîners qu'il offre, il déploie les qualités aimables dont Mme Potocka parle chaque fois à Niemcewiez. Mais finalement, ces réunions toutes de politesse et dont l'intrigue galante est exclue, paraissent à la longue monotones : « I} fallut se borner à des diners passablement ennuyeux; l'étiquette observée avec une rigueur toute particulière en excluait les hommes aimables que leur position sociale n’autorisait pas à s'asseoir en présence du roi?%, Nous ne pouvions nous faire, nous autres à ces exigences impériales — nous avions des habitudes trop républicaines » **. Napoléon a pu être content : son cadet avait eu de la tenue, on lui reprochait même d'en avoir eu un peu trop.

Le lundi de la Pentecôte (18 mai) vit, cette année là comme toujours, l’exeursion traditionnelle des Varsoviens à Bielany, lieu charmant entre la Vistule et les bois, bien choisi pour les « Fêtes vertes ». Mais Niemcewiez qui a fait comme tout le monde cette promenade printanière, en revient avec des idées noires : « Au lieu des centaines de calèches qu’on rencontrait habituellement, il n’en a vu que quatre qui fussent convenabies, peu de voitures, peu de peuple. Rien ne peint mieux la misère et la tristesse générales » #0, En réalité, on manque de chevaux, un grand nombre étant réquisitionnés; d'autre part, en dépit qu'il en ait, Jérôme, au lendemain de la revue de en a attiré à lui se grande partie de l’affluence des romeneurs qui, pour voir le frère d lé le dos à De ai promeneurs ER es Re

(298) Voir les Mémoires du Margrave de Bade, p. 13.

(299) Porocxa (Ctesse), Mémoires, p. 31 (300) Niemcewicz, Pamietniki, p. ho.

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