SCÈNE VI
LE COMTE, LA PETITE ^lAVJA^^E , toujours dans son berceau.
LE COMTE , les regardant sortir.
Excellentes gens! quel courage I cpielle génrrositél. . . et comment pourrai-je jamais m'acquit ter I (Jl jette les yeux sur les portraits qui sont au fond. ) Ce sont leurs traits . . . oui... le peintre qui les a tracés n'était pas un grand maître , mais il a eu le bonheur au moins de conserver cette, expression de bonté, de franchise qui se lit dans leurs yeux... Sur ces portraits seuls, on devine d'honnêtes gens. . . ( Jl aperçoit l enfant endormi. ) C'est leur lille . . . Pauvre pcliie .' Je voudrais appeler sur toi la bénédiction du Ciel... Je voudrais avoir des trésors pour payer tout ce que tes parens ont fait pour moi ... et je n'ai rien. . . je ne possède rien. {Il jette les yeux sur l'anneau qu'il
porte à sa main. ) Ah ! l'anneau de ma mère, ouï . . . oui . cette digne lamilie gardera au moins le souvenir du pauvre émigré'.
Air : Dis-moi, mon vieui, dis-moi, teu souviens-tu.
Il Ôtc i'auneau et l'attache au collier de Marianne. Tiens, clièrconfaiu, c'est l'anneau de ma mère ! Je ne croyais jamais m'en dessaisir...
Privé de tout , dans ma triste misère , Je suis heureux de pouvoir te l'offrir... Ce doux tribut de ma reconnaissance Est le seul hicn rfue je n'ai point perdu... U'une voix émue.
Qu'il soit long-tcmpswprté par l'innocence , Après l'avoir été par»||fertu.