‹ Jérome Paturot à la recherche d'une position sociale (volume 3)Chapitre 20 sur 35 · DÉPLIÉ · texte numérisé non relu

DÉPLIÉ

spectacle m'a toujours ému. Lu beauté y gngnc, et le scntimcut n'y perd rien.

— Mais, ma divine, lui disais-je, il n'v a pas le moindre bon sens à sangloter ainsi. Tu es toujours ma princesse, ma seule et unique palatine ; tu es mon trésor et ma joie, mon diamant et ma perle, mon Andalouse au teint coloré.

Je prodiguais les tendresses sur ce ton, j'épuisais mes réminiscences en poésie chevelue; mais lien n'y faisait.

— Jérôme! Jérôme î murmurait la princesse en lâchant de nouveau les écluses de ses yeux, vous vous perdrez avec vos ministres! Ce sont des libertins, des coureurs !

— Mais non, mon adorable, on a été sage ce soir, très-sage! Pas une gaudriole, pas un mot pour rire ! nous avons lait de la haute politi(|ue, voibà tout,

— Oui, c'est toujours votre excuse! De la politique de coulisses, n'est-ce pas ?

— De la très-haute politique. Catinkaî Question d'Orient, tout ce qu'il y a de plus compliqué et de plus grave. Il paraît qu'il se passe de terribles choses là-bas.

— Jérôme, Jérôme, vous cherchez h me donner le change.

— Du tout, ma charmante, c'est la vérité pure I Le jeune Grand-Turc se conduit mal; les bimbachis et Us fopbachis ne sont pas pour nous ce qu'ils devraient èlrc ; il y a aussi un kaïmakan qui s'émancipe et un capitnn-pacha qui fait des siennes. L'ambassadeur russe n'est pas étranger à ce mic-mac, et l'Iio-

Page 1