LIVRE II, CHAPITRE III
mière fois, et Savonarole eut la satisfaction d'y haranguer les Florentins.
Ainsi rien n*éehappait à sa vigilante activité. Il poursuivit les petites choses avec presque autant d'ardeur qae les grandes. Ces succès furent les derniers qu'il obtint par rapport à la constitution nouvelle ; il ne lui fut pas donné de la perfectionner davantage. Il avait accompli sans effusion de sang la réforme la plus démocratique que Ton eût vue à Florence, à la réserve de la révolution des Giompi. Le nouveau gouvernement était une démocratie restreinte, et, chose singulière! ce fut aux passions religieuses et démagogiques que ses chefs demandèrent de le faire marcher et de le soutenir.