DÉPOSITIONS DBS TÉMOINS AU PROCÈS
{Areh, MkRifwrm, — Initruiioni e leltere estsrne dal iisi al isos. Classe is,
distinzioM f » n« ZI, stansa s% annadio 18.)
Pirater Robertns Ubaldinus de Gaglano, frater professns, ordi* nis Prœdicatorum, alla signoria. In secreto aulss Magni Coq* silii.
Chargé de fohre signer, en join on en juillet 1497 « U pétition de Saint-Marc au pape pour obtenir Tabsolntion de Savonarole» il s'acquitta autant qu'il le put de sa mission. Les Frères s'étaient engagés à faire signer, s'il le fallait , des milliers de citoyens. Silyestre Maruffi gronda Fra Roberto pour avoir laissé signer des hommes du peuple , disant qu'on ne voulait que des
signatures iniporlantes. J'eo renvoyai donc plusieurs, dit le témoin ; mais de peur qu'ils ne se fâchassent, je fus obligé de laisser signer toutes sortes de gens.
Les uns arrivaient d'eux-mêmes, les autres étaient eondnits
par des Frères.
Roberto donne le nom d'une foule de citoyens qui devaient venir et qu'on attendit inutilement. En revancbe, il en vint beauooup d'autres « che non avremmo mai eredutolo. »
« Fra Silvestro condusse Giannozzo Pucci, ii quale a me panre che la soscrivesse lorzato et molto mal voientieri.
« Erano soscritti forse 900 opiù. Non si Snl tel cosa, et rimasse imperfctta , perché la pestilentia ci veone in convento appunto allhora. i
Valori.voulait brûler la pélation.
c lo sapevo che la dottrina del SaTonarola era solida et sanai
et non heretica.
c io era a^jutore a Fra Girolamo a apiivero, maxime qitando componeva alcuna causa et opéra, o trattati, délia fede et dê
simplicitate christianas viiœ, et tutte le altre sue opère. »
J'écrivais aussi ses lettres dans le commencement, du moins celles qui n'avaient pas d'importance ; je le suivais et je rao(x>m-> pagnais. Depuis deux ou trois ans je ne me suis plus mêlé de sa correspondance. Fra Niccolo de Melano m'a remplacé.
Le témoin énumèreles promesses de Savonarole ; puis il ajoute i c Non mi parendo a me vedete a tante promesse larghissime rispondere cosl larghi efFetti quali me lo havevo concetti.
c Yedendo io maxime una cosa di scandolo, cioè essersi fatti tre gran maestri in casa, lui, Fra Domenico et Fra Siivestro, et liaverst usurpato ogni dominio ét libertà et exentione , nè essere in alcun modo subjecti, corne si richiedeva, alla professiohe loro; Et poi vi si aggiunse un quarto , con oui ai Consi^ ^tavano molto, Fl*a Antonio di Olandisi Tedesco, (ladre di religiosa vita. »
Je me plaignais de cela et l'appelais une tyrannie, ainsi qué beaucoup d'autres; mais je n'osais pas protester, c vedendo c molti buoni frutti et unione d'animi et rel^M vHa in ùoamL i
TEXTES ET DOCUMENTS
J'avais des scrupules de conscience et me tenais tranquille.
Savonarolc me grondait, et je lui demandais pardon.
a Yedevo Fra Siivestro tutto il di consumare pe' chiostri , con drcoli di cittadini attonio et chiacchere, di che mormoravo con moUL
« Fra Domenico, il quale, credo, fu huomo di buona puritù. ma di dura cervice ^ et troppo credulo a rivelatione et sogni di donne, et di capi deboli et stolti, et chi non li credera era tra noi in continuo martirio. »
Je n'ai jamais prêché sur les affaires d'État. Il est vrai quet croyant aux prophéties de Fra Girolamo, fai exposé beaucoup d'allégories, me gardant de toute interprétation forcée, et je disais que l'excommunication était nulle. Je serais allé dans le feu si notre vicaire général me l'avait commandé.
c Credevo che Fra Girolamo fusse mandate da Dio , di die mi dolgo et pento, et ho domandaLo la absolutione. »
Quant à la souscription pécuniaire {soscrizione di denari)^ j'en entends parler pour la première fois. Je sais bien qu'ayant fait un achat de livres pour 3000 ducats, nous n'en avions payé que 2000, et que Bernard Nasi s'engagea pour nous, auprès de Comines, à une échéance de dix-huit mois. Nous avions intention y pour payer ces derniers 1000 ducats, de nous adres^ ser à nos amis; il se pourrait, mais je n'en sais rien, que Fra Domenico ou un autre se fût adressé déjà pour cela à quelqu'un d'entre.eux.
Je ne me suis jamais aperçu qu'il y eût des intelligences «utrs Savonarole et les citoyens, quoique je fusse ordinairement auprès de lui. c In vero, Fra Hieronimo sapeva pochi nomi di cittadini^ ma Fra Siivestro era quelle che ne aveva sempre attomo una cerchto, piena la cella, o chiostri, o Torlo. » Cela déplaisait à tout le monde.
Ceux qu'on voyait le plus souvent avec Fra Siivestro étaient : Benedetto Bonvanni, Andréa Gambini, Lionardo Gambini, liazeo
Mazei, Ruberto Kidolfi , Antonio Giraldi, Messer Francesco da Yesi, ser Niccolo Michelozzi, Francesco Davaazati, Antonio Berlinghierii Lionello et Francesco Boni, Francesco del Pu*
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glieBe, Bernardo Caraeseccbi, Memr Luca Corsini, Giroiamo de' Roasi, Giovanni Carneseochii Bernardo Martini, Mener Bartolommeo Redditi, Marcello Vemaoci, Raffaello Pitii, Piero Federighii c et quasi ianumerabili huomini da bene erano quivi tuUo eldl. »
c lo non poieUi mai notare Fra Hieronimo di nuUa; ma aempre vidi in lui gran segni dieantità, diyotione, hnmiltà, oratione,
buoDe parole et optimi costumi et exempli, conversalione mirabili et doctrina saoa et firma et soiida. Ma poichè si sottilmente ci ha aimulato et ingannato, ringratio Dio et la Signoria che ci ha chianti , et preghiamo che vogliate mantenere il bene cominciato insino al ûne. Et perché hieri ci fu decto che Y. S. volevano rimandarci a casa Fia Domenico et Fra Silveatro, sappino V. S. che noi facemmo oonaiglio tutti insieme di non gli rivolere più, perché sono scandolosi. Tenetegli voi, et fala quel che vi pare bene. »
18 avril 1498. Lœ delta RobUa, première déporition.
Fra Luca d'Andréa délia Robbia déclare que les Frères étaient
avec des séculiers dans le chœur, au moment de Tassaul du couvent, munis de torches. Lui-même était armé, ainsi que Uonello Boni, Franceaco Davanzati, Jacopo delU Bientina, Giro* lamo Gini, Pagoio délia Robbia, et beaucoup d'autres dont il
ignore le nom.
Savooaroie était avec le saint-sacrement dans le chœur» Ceux qui s'y trouvaient avec lui étaient pour la plupart désarmés et ne portaient que des torches. Quelques-uns cependant avalent des armes, quatre ou six environ, dont Pagoio délia Robbia et Nicholo le bonnetier.
Le peuple entre : nous prenons des épées et courons à sa rencontre. Je vais dans le second clottre : je blesse un assaillant aux reins, je donne un coup de pommeau de mon épée à un autre sur le visage, j*en dépouille deux, et je donne leurs armes à mes deux frères.
TEXTES ET DOCUMENTS
Seconde dépoeition :
Douze jours avant l'attaque, je fus invité par Fra Francesco de Médicis à venir quelquefois à SainUMarc le soir, parce qu'il soupçoonait qu'on pourrait bien faire quelque entreprise contre le couvent. Nous y allions un soir sur trois; j'y portai une épée, une pertuiaane, etc. Le témoin énumère les armea qu'il y trouva ao nombre de soixante environ , de différente nature.
Fra Hieronimus Andréa de Ginis déclare que Fra Ruberto l'invita à accompagner Savonaroie au sermon; il demanda si Ton pouvait avoir des armes, pensantque la seigneurie ne s'y opposait pas, puisque des domestiques en portaient.
F^a Francesco de Médicis mMnvita souvent h coucber à Saint« Marc, parce qu'ils avaient des soupçons. J'y vis sept ou huit personnes qu'on avait convoquées comme moi: Bartolommeo Bartolommei le mercier, Nicbolaio le bonnetier, Luca d'Andréa della Robbia, Jacopo del Bientina, Lazerelio da Filicaia, Diofebo délia Stufa» Zanobi le fripier. Tous les soirs, depuis environ quinze jours, on faisait ainsi garder le couvent.
J'ai vu porter des armes cbez Davanzati. Le dimancbe des Rameaux, au moment du combat, j'ai vu des caisses d'armes.
Le témoin raconte le combat à peu près dans les mêmes termes que le précédent; il fut blessé à la tète.
La deuxième déposition de Fra Andréa de Ginis contient les mêmes choses, et de plus cette déclaration : c Disse Fra Giroiamo che si dovesse deponere l'arme. »
12 avril 1498. — Fra Francesco de Médicis ùXi une déposition semblable, qui ne difll^ des précédentes que sur le nombre des
armes.
26 avril 1498, Andréa Cambini, première déposition.
Valori reconnaissait que l'État avait besoin de quelques réfor-
mes, mais il ne pensait pas que le moment fût opportun; il était, d'un caractère difficile et sauvage.
Le témoin a'étendfort au loagiur les amitiés de Valori. il était, dit41, pleinde bonne volonté poor Savonandeet pour Saint-Marc ;
mais Cambini ne se rappelle pas qu'il ait jamais envoyé d'ambassade au vicaire général pour les a£Ëaires publiques.
c Ricordomi ancho» che Tanno passato» la vigiliadetr Aseeftsione, sendoaltercatione drca al predicare, Fr. Valori mi mand6 a intendere se voleva a ogni modo predicare, et lui dixe di s^i, et uâcita la pratica, gli fece intendere corne era determinato per la signore (siç)i obe U matin» predicwOi et cbe lo potevii ttcuramente fare.
c Che Francesco Valori andato a casa cittadini privali, dico cheio Aonbonatitiet m mi pare havere intesp cite un di di festa andaisi con NiccoiK) MacbiaveUi el Tomnuiso Guidetti et
Francesco dello Scaria, ma non lo aiïermerei, dice^do çosX ito moite voltea visitare Antonio Canigiani malato, etc....
f Sono om ^ cbe Fre Salvesti^ di Santo Marcbo inî dette v&e poliza havnta da une ano l^ate, suUa quale eis scripio cenoe
Tommaso Capponi mi havea decto sullo sportello délia bottega sua che ianaftzi passassino moUigiorni« le cose si cbi^rirebbero, et che baveva parlato cou molti giovani de' Opimpagnaicci§ et ie la moiM a Vf» Valori, il quale diie : Questa sarebbe mala polisa,
se fusse d'altri che di Tommaso; ma si vorrebbe che i Dieci la vedesaino, et io gli dix! : ][p «kon vogUo ques^to ulicio, et cosli mi rese
kpoliva, etstraceiailav* c Et essendo, più tempo fa, Fr. Valori in mala opuiione di
molti di quelli frequentano Sancto Marche, che mostravono temere délia grandezza et volontà sua circa le cose pnbbliche, mi ricirdo ch' io ne parbd già con Fra Salvestro....
t Circa aile intelligenze si dicesse essere in San Marcho, io noo intesi mai che vi fusse altra intelligentiache una inclinatione di animi a benevolentia Tuno verso Taltro di quelli a quali piaceva questa opera> ma che mai vi si facesse ordine o ristrignimento alcuno....
c Circa alla soscritione si fe' questo maggio et giugoo passalo
TEXTES ET DOCUMENTS
in 8an Ifarcho a richiesta di qnelli FratI, ooiiie disi hieri a becca
ch' era nata da lettera di Ser Alessandro da Roma (Alessandro Nasi)^ cbe scriveva che intendeva là era suto mandaiocerU ioscritionedi dtadini contro al Frate, et ooofortava a fare loro fare testimonianza délie cose sue et facte nella cità et Frali ne chiessono parère a Fr. Yalori et G. B. et furono cODfortati a farla et coA i Frati medesimi la portarono et feciono sottoBcrivere ^ et io la BOttoscriTeeBi infra gri altri, et né mai ne tenni conto dapoi. Et intensi quello che ce ne fussi ; che vi era d'ogni sorta d'huomini secolari, reiigiosi et forefttieri. Le iettere erano di Ser Alessandro addirelte a Ser Bastiano soo génère ei a Hannelli. i
Il n'a pas eu connaissance des armes et de Tartillerie sur les» quelles on l'interroge; mais, dit il: « M' è venuto alla memoria che, circa tino meee fat domandandomi RnbertoRidol&ae havevo armi in casa, gli rispoii non haTeo che poco, e lo domandai quello ne volcva fare. Dixemi che i Frati erano ogni d\ minacdati d'essere arsi in casa, et che perù crederebbe fusse bene che in quelle case Intomo et nel convento fasse qualche armi.
c Rachomandomi nmilmente aile signorie et démentie voetre^ et le prego che se non voeliono havere riguardo a me che confesso non lo merito per essere entrato in pratiche non conve-^ niente a me, et per havere volnto meglio ad altri che a me, togliate havere compassione di clnque fîgliiioli mi trovo restati suUa matonata, et condurli, havendo perduto il loro andare ail' amore d'altri. »
27 avril, seconde déposition.
Andréa Gand}ini raconte qu'un soir pendant l'avent, Savonarole fit un petit sermon à plusieulrs personnes qui étaient présentes, c Si dolse che havendo provato con tante ragioni la verità pre* dicata, li huomini ogni d\ diventavano più duri, et che pero facessino oratione««. Di poi si volse a tutti quelli che v' erano, et impose loro non dovesdno parlera di queste cose, ma facessin
le secrète. »
Valori étant gonfalonier, me dit un jour qu'il voudrait être remplacé par Antonio Ganigiani. J'allai donc trouver SUvestre pour
lui faire l'éloge do ce citoyen et le déterminer à parler en sa faveur. Mais Silvestre préférait Bernard del Nero.
Gambini a dit un jour à Messer Giovanni Bentivogli que Savonarole ne se mêlait pas des affaires d*État.
23 avril, Domenico Mazzinghi.
Savonarolel'avait prié d^écrire a Giovacchino, et d'insérer dans cette lettre celle qu'il écrivait au pape. Mazzinghi obéit et pria
Giovacchino de montrer ces lettres au roi de France, ce qui aurait eu lieu si ce prince n'était pas mort.
n a signé la pétition à Rome, déjà chargée de 200 signatures, mais il ne sait rien de plus sur ce sujet.
« Di soldati che Fra Silvestro mi habbi racomandato che si soldassinoy dico non mi ricorda, se non d'uno da Ferrara, del qualenon si fece poi aitro. . •
f Francesco di Lorenzo Davanzati, circa 20 giomi innanzi che Fra Girolamo fu preso, mi dixe havrebbe bene mandate a San Marcho due pezzi d'artiglieria per difesa di queiii Frati, et io gii riposi : Non me ne vogUo impacciare. »
14 avril. In curia Bariselli (Bargelli).
Francesco di Lorenzo Davanzati dit: c Gheècircatresettimane in drca, che Francesco de' Hedici gli richiesse qualche pezzo
d'arme, perché noi habbiamo sospetto di essere ofîesi, il che mando 12 partigiani, 10 mezze teste, 6 rotelle, 3 largoni, coU' arme sua, 7 targoni blanchi. Ebbe daMatteo Strozzi una corazza, dixe per accompagnare il Frate ; di poi non potendo havere la
lasciolla. j
Au-dessous de cette déposition, on trouve ce qui suit, de la main d'un des magistrats ou des notaires:
Interroghisi délie parole che usbcon Piero Corsini dd tagliare
il capo a 20 cittadini. »
26 avril, seconde déposition.
Il raconte qu'il fut envoyé à la seigneurie avec Giovanni di
TEXTES ET DOCUMENTS
Jacopo di DinOf afin d'obtenir pour Ira dominicains la Loggia de* Lanzif au lieu de la ringhi&ta^ pendant l'épreuve du feu.
Détail sur les armes et la pétition.
c: Attestato chequando io fui de'signori et mi fu decto la sera dinanzi cbe io sarei dei signori, et la mattina io andai in San Marcho a udire messa» trovai Fra Salvestro ; io gli dissi ch' io stioiavo la mattina essere de' signori, et che facessi fare Toratione per me, et lui mi menô a Fra Girolamo, che questa fu la prima volta ch' io gU pariai, et dissigli che pregassi Iddio per me, comeio stimavo essere de' signori. E Dio '1 volessi, che io non 1' bavessi mai conosciuto. »
23 avril, interrogatoire secret et verbal.
Giovanni di Niccolô Cambi, interrogé sor la lettre écrite par
lui à l'empereur au sujet du concile, répond ainsi qu'il suit :
Il avait voulu écrire à Tempereur pour lui envoyer le Trium^ phtis oructSi lui faire Téloge de Savonarole, lui représenter que TEglise allait de mal en pis et que c'était à lui qu*il appartenait de la redresser. Il y a environ quarante jours, a; andai con tal mia iettera in San Marcho, non per trovare Fra GirolamOi ma per fare scrivere tal mia Iettera in latino. Yi tro vaivi Fra Salvestro et Girolamo Benivieni. Lalessiloro, di poi la lasciai a Benivieni, perché la facesse latina, et lui cos\ mi promesse di fare. Dipoi a tre giorni andai in San Marcho, et mi fu decto ch' io facessi motto a Fra Salvestro, che mi voleva parlare, et cosl andai a lui, et inginocchiatomegli innanzi, ei mi dixe : Io ho yisLo la boza deîla tua Iettera allo imperatore, sia contente non l'havere per maie. Poi BOggionse: La sta secundo il gusto mio, o poco manca, et che vi voleva aggiugn ère alcune parole et darmi copia di una Iettera ch' havea scripta al papa, perché vela inchiudessi. Et io risposi : Mi contente a tutto. Di poi non gli ho parlato, et tomatovi dopo alcuni dl, trovai fatta la Iettera, et soscrissila, et quivi la lasciai à Frati, i quali la mandorono secondo intesidi poi per via diYinegia, col decto libre del Triomphe. £t questo fu circa 20 giorni innanzi a Pasqua. Questa cosa io non la commumcai con
peraona, ecceUo la donna mîa» peichè Fra Oirolamo qii havea decto ch' io non la commonicaisi oon peraona. »
lia signé, comme tous les autres, lapéliliou à Rome.
An^deaaona de cette déposition :
« Basai a mandate par Iniet farsi dare copia délie lettere scripte ' allo imperatore. »
23 avril, interrogatoire de Simone del Nm, ansajet de la lettre
écrite pour le concile à Niccolo, son frère.
c A di 24 marzo passato, Giovanni Spina venne a me a casa,
et dixenii, per parle di Fra Girolamo, che io gU .facessi motto : onde io subito andai a San Mafcho, et andato nella infermeria, Irovai Fra Girolamo coU' imbasciatore di Ferrara ; et lui, laadato decto oratore, ai voltoa me, et dixe, dopo alcune parole: Tu sai che io ho predicato la rinovatione délia Chiesa et la conversione degli infideli. Dio vuolecbequesta opéra vada innanzi ; io voglio che tu scriva una letteraa Niocol5, tuo fratello, oratore vostro in Ispagna, délia qaaietene daro una minuta, affine che havendosi a mostrare poi là, la sia di qualité che si possa mostrare, et coû anchora ti darè copia di una lettera che ho scripta al papa, per* chè ta mandi con decta tua lettera. Risposigli : Niccolè non vi sarà, perché sono più mesi gli mandai la licenza ; oltra questo Niccolè mi ha scripto che quelli ve sono volti air impreaa di Africa (rAmérique\ et Fra Girolamo mireplicè : Et biaogna che e faccino prima questa. In fine, io gli promisi di scrivere et fare quanto mi havea decto, seconde quella minuta. £t cosi mi parti. Di poi, la sera medesima, Fra Girolamo mi mando per une Frate il quale io non conobbi, la decta minuta con la copia délia lettera scripta al papa, che io ne feci due copie, et mandaile a Niccolô perle due vie. Questa cosa non communicai mai con persona, perché Fra Girolamo mêla commisse in confessione. »
Il n'a signé la pétition qu'à regret; mais il n*a aucune connaissance des intelligences qu'on prétend qu'il y avait à Saint- Marc.
TEXTES ET DOCUMENTS
Sommaire des interrogatoires de Franoesco del Pugliese (ces
interrogatoires manquent dans le manuscrit, sans qu'il y ait de lacune dans la pagination) :
Sur la lettre écrite en Angleterre |K>arle concile;
Sur sa présence à Saint*-Marc le jour de Fattaque ;
Sur quelques propos qu'il tint en voyage à Pandolfo Corbinelli;
Sur les intelligences de Saint>-lfarc et la pétition ;
Sur le gouYemement an temps où le témoin était des seigneurs ;
Par quels moyens il espérait être nommé si promptement gonfalonier de justice*
23 avril. Baldo di Francesco Inghirami, dottore di legge.
Il dément la déclaration qu'on a fait faire à Savonarole dans le procès touchant certains conseils d'intrigue qu'il lui aurait donnés.
c Circa al vicario Perugino, come a bocha dissialla vostra prèstantia, pigliando scusa che Fra Hieronimo in suUa sua disamina die. va che mi dixe che facessi favore al vicario Perugino, di tal ccsa non mi parlé et maravigliomene ; ma che o fu Messer Bartolommeo Redditi, o une Ser Gabriellodi vescodavo, o un altro, non mi ricordo chi che mi parlorono, che non essendo rimosso il vicario Perugino, et sovastando a Roma, che io parlassi a qualcuno de signori che scriyessino di nuovo in snofaYore allo arcivescovo, che lo rimandasse. n
Les intelligences à Saint-Marc furent toujours honnêtes.
Le dimanche des Rameaux, il était à vêpres à SaintpMarc. c Volendo uscire dopo il vespro che si lev6 il romore sulla piazza da certi, mi ritornai drento nel chiostro, et uscendo certi armati che v'erano fuora, opérai che htornassino drento, a posare l'armi, dicendo loro che ûicerano maie et davano carico a San Marche, che le cose di Dio non si difendevano coir armi, per . quelle vi sLetti come potete intendere da chi v' era. Non adoprai mai anni alcuna , et come prima potetti il di con un mazziere et tre tavolacdni et con certi dttadini usd dall' uscio deil'
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orlo et andâi a casa , et d'ordine o di nulla vi fusse, non seppl nulla. 9
Sur la pétition il sait pea de chose. II proteste n'être jamais
allé à Saint-Marc, au sermon, que pour le salut de son âme.
12 aTril. Piero Cinozzi, perruquier (chefaieapegliinpiazza,)
Résumé de la déposition, écrit par le greffier. Le témoin se défend de rien savoir. Il avone cependant qu'il connaissait tous les frères. Il parle d'une procession faite à Saint-Marc : c Andè
a San Marcho circa ore una di nocte , et stettevi infino aile sei, a cbe fecero una processione cbe vi era sei persone, frt qnali era Francesco, Davanzati , Ser Niccolè Micheiozzî, Antonio Berlinghieri et Filippo da Gagliano, et fu el dl dopo la Epipha* nia.
c Dico che mai hebbi amt)a8ciate dal converse > {Fra Pelk' grino , qu*il cannaisiait mieux que les autres) c nè da persona,
nè letlere, et quando l'havessi havute, l'havrei portate a Signori, et fatto queilo che ricbiede nostro debito. >
16 avril , interrogatoire secret du même: il reproduit sa déposition.
27 avril, nouvel interrogatoire, au Bargello,.avec la torture.
« Pietro decto domandato circa più cose, confesso haver decto a FraSalvestro che non darebbe fave se non a quelli cbe credevano al Frate, et qnesto dixe in presentia di Fra Salvestro che gli diceva gliene haveva decto più voltOi et dixe : lo non me ne ricordo. i
22 avril. Bartolomeo di Gristofano Mei, marchand de soie au détail. ^ Première déposition.
11 déclare qu'il serait entré dans le feu siSavonarolele lui avait
commandé.
Il passait souvent la nuit à Saint-Marc. Il y avait sa cotte de mailles, et il s'en revêtit, le dimanche des Rameaux, ponr le combat, il se servit aussi d'autres armes.
TEXTES ET DOCUMENTS
Dans le temps, Silvestre lui avait dit d'accompagner Savonarole dans la me, parce que le maître courait risque de la vie. Seconde déposition.
Le témoin 8\joute que les serviteurs des Huit se joignaient à eux pour escorter Savonarôle qnand il sortirait dans la rue. Il raconte la bataille et l'assaut du couTent,
24 avril. Alessandro di Antonio Pucci. — Interrogatoire verbal et secret.
Il y a vingt jours environ que Francesco Davanzati lui a dit de prendre les armes pour défendre, au besoin, le couvent.
11 a yn prendre les armes à Lionello Boni ^ Deifebo délia Stufa , Pagolo délia Robbia, Francesco Davanzati, Pagolo le cirier, qui prit une arquebuse sur le lutrin, dans Téglise, et d'autres encore. Il vit aussi Francesco del Pugliese qui soufflait comme un bœuf, « che soifiava corne un toro ».
12 avril. Pagolo le cirier.
Il donne les noms de ceux qn'il a vus en armes le dimanche
des Rameaux.
20 avril , au Bargello. Nicholaio le bonnetier , interrogé verbalement, après avoir été mis à la torture (il d\ dinnanzi bavendo havuto... tratti di fune), répond ce qui suit:
. «c A San Marcho ho cominciato a praticare otto anni fa. Et un giorno, ora fa tre quaresime, essendo io in bottega mia, vennero alcuni cittadini , tra quali Leonardo da Bmpoli , Francesco Boni et Lorenzo di Antonio di Sandre Ruccellai. Et dixeromi : Vuoi tu morire per la fede di Cliristo? A quali risposi di si , ma che non n' ero degno. Et loro soggiunsono : Or vogliamo che tu aocompagni Fra Uieronimo» quando va apredicare. Ëtcosl io comincial ad accompagnarlo armatOi et ho seguitato fino al présente tempo.
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ff Girca alla provinone délie armi facta a San Harcho, dioo ehe
poi entrô questa quaresima, Fra Francesco de' Medici mi dixe : 11 vicario (Savonarole) m' ha decto che ce n' era un poco di sospecto, et biflogna fare qualche guardia. lo dirè a Francesco di Lorenzo Davanzati che et provegga d'arprii , faraigli motto. Di poi, 1' altro dl, io parlai a Francesco in San Marcho, et dissigli: Fra Francesco m'iia decto vi facci motto. Uavvegli decto nulia? Et lui mi rispose : SI, io faro il bisogao. »
Davanzati pensait qu'il n'y avait rien à craindre. FraFranceso, moins rassuré, insistait auprès de Niciiolaio, qui porta des armes à Saint-Marc quinze jours environ avant Pâques.
« Ânchora mi abbattè in S. Marcho di questa quaresima che in dua sere vi vennono 13 corazze che le mando Giovanni di Filippo CappelU che le arreco a uno tessitore di via S. Galio, per ordioe di Giovanni di Leonardo Garnesecchi.... Ânchora esso Giovanni Capelli vi mandé uno bariglione di polvere, et delle pallottole di piombo.
« 11 d\ del caso, dico che di quelli io vidi Jacopo da Firenzuola, Stefano miniatore, Gandela legnaiuolo, et uno Tedesco quale
non conosco traevano detti archibusi. Deifebo délia Stufa si armo.
a Quelli che la domenica si armorono et presoiio Tarmi in S. Marcho, che iome ne ricordo, Jacopo Orlandini, Lionello Boni , che mandé per la corazza a casa sua , Francesco Davanzati che haveva la corazza; Buonaccorso Mei, merciaio; Buonaccorso da Filicaia decto Azerello; il Rosso Panciatichi, che fu morte; Antonio da Marcialla; Alesso Baldovinetti; Marco del Tasso, legnaiuolo; uno Pratese , che non lo conobbi; dua Corsi che non conobbi; Ugolino cimatore; Giovanni Ganiai; Zanobi rigattiere; Luca délia Robbia s'armè in S. Marcho, Pagolo délia Robbia ando a armarsi a casa, Pagolo ceraiuolo; Baldo Inghirami et Davanzati comandavono et ordinavono le factioni. Uno figliuolo di Giovanni Gentellini. Di Frati circa 16 presono Parmi. »
24 avril. Tomaso comandatore.
Il rapporte un propos : c Messer Bartolomeo Gin! et Memr
TEXTES ET DOCUMENTS. 431
Pr. AMmi diceyano; Bartolomeo: Se correranno a 8. Mareho
col fuoco, correremo al palagio col fuocoj et Alfani : Non parlate per prudentia. »
LETTRE DBS fBÈBBS IK>llINICAVfS OS SAINT-KABC À ALBXAKDBB VI.
Ils le supplient de lever rexcommunication qui pèse sur eux à cause de Savonarole.
( Biblioiliè^ue de Saiot-Marc à Venise, manuscritt }
Beatîmime Pater, post pedum osevla baatonim. Quantum
post omnipotentera Deum Beatitudini Vestra3 debeamus, quae nos a profuoda erroris caligioe Fratris Uieronymi Ferrariensis caHidisaiiiio aaiii deoeptoa aedala aollieitiidioe et inslantia nulle pii parentia olfida protermiiae libarafit, aac calaniaa, nec lingua sufficere possunt. Atque utinam hic error non inlinitoa prope occapasset, nec in tantum christianse religiouis detrimentam involviaaet I Sub apa piatatia aedocti fuinuMif paocavimus, inique egimus , non obtamperando Beatitudini Veatrœ nec non reverendissimi prolectoris et cardinalis nostri prœcepiia, eum nasime nos obsequium Deo praestare arbilraremur. Ea aiquidem fuit aagaoisaimi liominia invastigando aatutîa , ut maxima quœque ingénia obtenebrari et coafiindi patuarint. Acutissima enim ipsius doctrina, recte vivendi institutio, moram el aanetitatia ^>acieay aimniata devotio» nuiltorum a ▼itiîa revoeatio, fosnorum...* acortorom flagitiorumque aboli* tio, unusque animorum omnium in Deo consensus, variique rerum eventus au^ra vires hominis prospecli, et vaticinio muha ex illiuaore prodita» fidam quodammodo adstraero visa, ejus mali causa (îiere, ut niai ipaemet Prater Hieronymus qu» se a Domino accepisse pluries et a se veracissime altestatus fuerat proprio ore retractasset, nunquam aliter nobiâ persuadere potaiaaat; qui ad ejua juaaa ainguli propria oorpora rogia exponere parati eramus , taalum illi tribuabamua. Sad corruit
Lucifer ille magnus decœlo, nec passus est pientissimus Deus tôt sinceros servos sues diutius aberrare. Tantumque abeat, Beatissime Pater, ut sinistra intentione a nobia qQidpiam factum ait, quantum nemo se ipsum odisse polest. Prostrati itaque in terram et supplices veuiam petimus et obsecramus fatenrarque nos graviter coram Deo et boniinibns peccasae nec dignes esse quod Beatitudinis Yestrœ filii appellemur. Sed frustra tantam de nobis sollicitudinem suscepisset, nisi etiam ad aanitatem redire voientes, palerna pietate ampiecteretur « dicente Domino eu jus ipse vices gerit : ^oio mortm peccatorts, sed ut ipse magis convertatur et vivat. Supplicamus itaque Bea- , titudini Yestra) ut nos^ imprimis sacrosanctaB Ecclesise commonioni et integrilati miaericorditer resUtuere dignetur, abaolvendo nos ab omni excommunicatione tam a Sanctitate Vesftra quam a reverendissimo domino nostro generali contra nos bactenus.... Quovis modo labe, aut in quam uUo pacte incidissemua propter participationem in divinia cum Fratre Uieronymo et cum quibuscuraque aliis excommunicatia de facto vel de jure aut sententia lata. Item per administrationem extremse unctionia et eucbaristiae nonnuUis infirmia et aliis diversarum parocbiarum exbibitœ suasa Fratria Hieronymi dicentia id licere auctoritate privilegiorum ordinis nostri in eo quod lualitiose et proterve sacramenta ipsis inûrmis et aliis ab eorum parocÛanis deneg^ dicebat, nec débm boa ûdeiea parochianoa ipaia veritati manifeate adveraantibua fide ana fraudan. Item supplicamus absoivi , dispensari ac habiles reddi super quacumque irregularitate per nos contracta ob divinorum celebrationemi aeu exsecutionem , autsacrorum ordinom receptîonem, dom prsedictis excommunicationibna et vincolia apostoiicis irretili fuimus, necnon supra quacumque irregularitate propter arma a nonnulUs Fratribus nostris juuionbua proprio nutu et fervido zelo aasumpta ob vim populi repdlendam et propter quamcumque mutilationem aive homicidia commissa in ipso fervore defensionis conventus S. Marci et protectione Fratris Uieronymi et capitum nostrorum ne simul populari furore et impetu opprimeremur. Quanqnam rea ipsa aenioribos
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et majori parti vebementer dispHcebat. Sed nti evenît in flam*
meo turbine rerum omnia confunduntur, neque jam auctoritati locus est et quod sibi quisque consilii capit id optimum putat, quod tum divino jadicio factum putamus ne ipse Frater Hieronymus mox trocidatus rem indiscusaam relinqueret : nam eo sublato nullum examen ficri potuisset. Demum, Bealissime Pater, pro erratis dos omnî correctiooi bumiliter subjicimus» neque uUa pcena miyori plecti possumus quam plenitudinis mentis nostree afflictione. Hoc tantum nobis superest ut recie Vivendi desiderium et sanctissiraae professionis inviolabile studium, qua plurimi prudeutia, doctrina et nobilitate pollenkes allecti eunt... qui nulle pacte sui aliène commertio, nec commistione religionis, hujus ingressum allentassent, nec in ea permanendum putarent, si digressuri et alienis sociari cogerentur. Plures insuper nondum professi ad proprios lares remearent. Ne patiatur igitur, Beatissime Pater, Sanctitas Yestra trecentos fere omnes nobilitate et ab honestis faculiaiibus perfectos a tam sanclo proposito distrahi et disperdi; sed sicut iiactenus fuimus nos immédiate reverendissimis domino protectori et générait nostro subjectos esae pennittat, concedatque facultatem eligendi nobis ex gremio nostro vicarium, ea qua decet auctoritate et praerogativa a Sanctitate Yestra, sive ab ipsis reverendissimis domino protectore et générale nostris confirmatum immédiate ratum et acceptum ut devotioni et quieti mentis et saluti animarum vacare possimus. Et quia jamdiu per annum et ultra nonnulii Fratres arctioris vitîe studio ex congre- |;atione Lombardiae absque licentia praeiatorum suorum hue se contulerunt et adbuc manent, possint non obstante olla censura a jure aut ab homine lata nobiscum tute et quiete permanere. ilabeat Sanaitas Yestra totius erroris caput et fomitem Fratrem •Uieronymum. lUe pœnas luat, si quae tante scellere satis dignœ excogitari possunt. Nos errantes oves et pecudes ad verum pastorem, sciiicet ad Beatitudinem Vestram confugimus, quam per viscera miscricordise Dei nostri Jesu Christi suppliciter rogamus nt nobis filiolis suis pro conservatione hùjus sanctissim® unionis *ii08tr» sapienter et salubriter consultum esse velit, quemadmo-
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diim ejiis benîgpiîUle coDfidiams, oui nos éemt'inmmù OQBUttMH damiis.
Ex conventu S. Marci FiorentiaB, die xxi aprilis mccgcxgyiii. BeatitudiDis Yestrœ devotiâsimi ûlii Fratres loUuA c/mffm^tiom ordinis Pradicatonim S. Marai de FtoreElia.
xvm.
BREF D'aLEXâNDRE TI AUX FRÈRES DE SAHIT-IIASG, EN mÉTOWBM
i Bibliothèque de Saint^Marc k Veoifl^, puu^uscrit. )
Dilecti filii, salutem et apostolicam benedictionem. Qoanto ftumus antea contristati ex inobedientia vestitii qam tob secoloi snperbiam et temeritatem perditioBis filii, Hienmynii Femmoaii, usque ad mortcm contumaces adversus mandata apostolica et superiorum vestrorum in pernitiem perduxerat, tanto nos postea Balutem Testram exoptantes litter» yeitrœ qoibiis anxilianto Domiiio resipoisse mteliigimas; nam ad cor ^dem meni pva paierais monitis nobis grattas egistis et vos fallaciis ipsius Fr atns Hieronymi deceptos plane fatentes yeniam petitis unionique ca« tholicorum reddi humiUime sapplicatis. Ninda dM ipae Fralar Hieronymns animas vestrasnii^s erroribns irreUtas lenit Qiri etsi erat vir callidissimus prophétise spiritum sibi irapudentissime arrogana non debuit tum plus apud vos valere quam protectoiis et generalis Teatri recta oonritia, qoam deirîfae ïxof» 13aacf Apostolic» Sedis, quae Teritatis magistra est, auetoriCas. (M «I errantes vos ad viam rectam revocare paterna cbaritatestaduimus, ita conversos et pœnitentes in gremio pietatis accipimus. âolat enim apostolica mansoetiido impietatenif non facnniiiea aMiomiB et pravis resistere nt resipiscant. Litter» ipsie supplidlMia^fvitta scriptae et duo Fratres ex vestris testa ntur pro erratis vos dolere ab intimis. Quœ rea nos procliviores ad venîam reddidit. Ëstote igitnr secori. Nonc latac Tonit dileetaa filias Joachim oHiui yestri generalis magister a nobis destinatus, qui vos pœnitentes et humiliter petentes auctoritate nostra excommunicationis vinco-
T£XT£S £T DOCUMENTS.
Ii9 et aliis pœnis solvat, calholicorum communie restituât injunotjftque po^tentia sftlutari, omnem inhabilité tis et iofamiae maculain a vpbi», prout supplicatis, abstergat, vobisqne ubicumque oportuerit dispensât; quge admodum per aliud brève nostrum sibi injuaxÏAïus. Quod autem spectat ad congregationem veslram ad qoam multi nobiiilata, divitiis et doctrina ioaigoee religionif zelo, bene TiTendi studio se (ut scribitia) contulerunt; cupimus illam et quae sunt sub vicario congregationis Thusciiu coalescere, nec vos ab istis conventibus vestris iuvito^ distrahi paliemur , niai de coaaiUo aeniorum ac «tiscretoram yeatronuDi aicat io ipso brevi pnefato generali directe pleniua continetur. Gum enim vicarius generalis Thuscluî inatura deliberatione rationalibusque de ca^s fuer^t iDâtitutuSi ne deceat membre diacrepare a capita^ aub iUina cura recte poteritia Altiaaimo famulari. Superest ut diligenter cavere velitis ne quis in posterum vos seducat. Id autem facile assequimini si in obedientia pra>latorum ordiois et 4f>ostplicœ Sedia devotione non declinabitia.
Palum Homfe apud S. Pelrum, Bub anulo pi^c^lp^'i^. p^e j.\rn mail Mccccxcvui. PouUticalus uoslriÂ. VI.
BREF D'ALBXANBBB VI ▲ L'ÉYÉQUE DE VAISON, AU SUJET OE LA BtOEADATION BT DU SUPPUCB DB 8AT0NAB0LB.
(Bibliottaèqae de Saint-^arcà Venise, manuscrit.)
YeaersàHbsfrater, saiutem etapostolicambeuediotioDem. Gum in praesentiarum dilectoa fiiios JoachimumTurrianum ordinisFratrum Praedicatorum in Ibaologia magistruoi et Franciscum de Romulis cieriQUAi Jil^euae^ utri\|uique i.uris docioreo^ ad ciyi tatem floreDtiuavi !DmfXflaa9pQfi «ostros dastipamus cum facultatif de excesaibua, erroribua et deUcti# ioiquitatia filii et perditioni^ aluniiii, populi seductoris Hieronymi Savonarolae Ferrariensis d^ ordiois profas^ia^ .A^aoj^, ÇDgmmçiJ et Siivestn etiau dicjttonlijiia professorqm coAVliçumattonimy qi^i in presbiteratua jQflrdinem couslituti existunt/in(^uirendi aceoa examinaadi et de-
bitum processumdesuper faciendi ac uaque ad definitivam sentenliam etiam juxta tenorem proceastiom jam formatonim indusive
procedendi eos juxta suorum exigentiam demeritorum condemnandi et si opus fuerit ipsoA degradari faciendi ac curise saecu« lari tradendi, proot in aliis, nostris desoper in forma brevia oonfectis litteris plenius continetur : nos nolentea si ad degradationem et iraditionem curiaB saecularis hujusmodi deveniendum est ne joaiilia derieratur ac delicU hujusmodi impunila remaneant débite providere ; Fraternitati tuse per prœseniea in Hr* tule sancla? obedientiaî et sub excommunicationis lala) sententiae pœna, quam eo ipso si contrafeceris incurras, districte prsBcipiendo mandamus ac commiltimua ut ad omnes dictorum commissariorum nostroram reqnisitionem ad degradationem hujusmodi et non convocato personarum numéro ad degradationem faciendam a canonibus constituto auctoritate nostra procédas super quo tibi plene libéra elomnimoda harum séries conceditur, non obstantibusordinationibus aposlolicis, necnon omnibus illisque in aliis nostris in forma brevis litteris facultate dictis com« misaariis concassa manetia, non obstantibusceterisqne contrariis quibuscumque.
Dttnm Roa» tpud S. Peirum» iob snolo piscaloris. Die m
LES FLORENTINS ACCORDENT UNE RÉCOMPENSE AUX FRANCISCAINS POOR LA PART qu'ils ONT PRISE A LA CHUTE DE SAVONA&OLE.
( Bibtiotbèqoe da Salnl-llire à TeDise, mtiiiiscrlt» )
Considérantes Magnifici Domini beneficium grande quod per médium Fratrum Observantiffi S. Francisci sub die septimoprs*
sentis mensis aprilis recepit nostra civitasdiscooperiendo aliquas res, qusB nonpaucam turbationemdabant populo et volentes dare illis aliquam remunerationem propler memoriam talis benefidii
idcirco providerunt et ordinaverunt quod per virtutem praesentis provisionis camarlingus montis teneatur et debeat omni anno ia
TEXTES ET DOCUMENTS
dicto die septimo aprilis dare et solvere eonvenUii et Fratribug Sancti Salvatoris extra portam ad Sanctum Minîatem Observan-
libus S. Francisci libra sexajïinta piccioli pro una pictantia solvendo dictos denarios siue ullo stantiameoto ; visa solum pradsentî provîsione, et boc duret per tempus et terminum annorum vigînti quinque proxime faturorum.
Nota. Civis quidam nobilis Florentînus camerarius montis, venientibus Fratibus Minoribus pro precunia dictai pictantiae solveodo dixit : AceipiU pretium sanguinis justi^ quem iradi'disH. Tune illi, accepta pecunia, sicat muti, verecunde discesserunt.
BXTBAIT d'un SBAMON PBONONCé PAR SAVONABOLB