‹ Jérome Savonarole et son temps d'après de nouveaux documentsChapitre 42 sur 65 · A PIETRO PAOLO DEL BECCUTO · texte numérisé non relu

A PIETRO PAOLO DEL BECCUTO

Mon bien cher Père en Jésus-Christ, je voudrcais ne rien négliger pour préserver les frères de la peste, à la condition cependant de ne pas offenser Dieu. Toutes les précautions possibles, je les ai prises ici et dans nos autres maisons. Mais c'est surtout par d'incessantes prières que je cherche à garantir et à sauver les religieux. Que Je Tout-Puissant me rende digne d'être exaucé. Il me semble que certains frères, parmi vous, sont trop pusillanimes, ce qui accuse en eux une foi médiocre. Il est nécessaire de mettre sa confiance dans le Seigneur, non dans la fuite. Les laïques eux-mêmes ne se montrent pas aussi effrayés que quelques-uns d'entre vous. Nous n'avons tous à mourir qu'une fois. Bienheureux, ce me semble, celui qui meurt à présent delà peste, car la mort le trouvera-t-elle plus tard en d'aussi bonnes dispositions? Chacun en effet, s'il n'a pas perdu l'esprit et s'il n'est pas abandonné de la grâce divine, s'est préparé sans doute à sortir de ce monde, et c'est surtout pour des religieux comme nous que cela doit être vrai. Les frères qui ont été ici victimes de la peste sont morts

(1) FraPietro Paolo del Beccuto appartenait à la Congrégation de Saint-Marc, et se trouvait hors de Florence à cause de la peste. — Celte lettre se trouve en latin et en italien dans les additions de ijuétif à Jean François Pic de la Mirandole, et en italien seulement dans les additions de Mansi au\ Miscellanee de Baluze. Ces textes diffèrent les uns des autres et sont très-incorrects. Nous les avons combinés de notre mieux. On peut en voir un exemplaire en latin dans ie manuscrit 2053 de la bibliothèque Riccardi.

avec aulanl .le joie q„e s'il s'élait agi d'aller à une noce o.. à un fesun. „;.,- ,,a u.iii,i, de Faenza démoda „! '«■"■«c"t que je suppliasse les frères de ne pa 1 r ' n.r dans celle vie par leurs ferven.es prièrL e de J

u nui que f,a Antonio da San Quinlino a élé atteinl de la peste sans avoir jamais eu de rappor avec u cun pestiféré; malgré son attention à prend tous' es sens imaginables, il n'a pu échapper à l'ép déi^e ^ Lti vous voyez, mes frères, que celui dont 1 heu^e e;t ma ' quee ombe nécessairement entre les mains du Se gnl Quant a ceux qui soignent les malades, ils se Seô; bien Je trouve donc exagérées les crai tes que témo" gnent plusieurs d'entre vous. Nous devrions désh^ la

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veut ,ous éprouver par ces tribulations. Que la grâce De noire oouveni de Saiul-Marc à Floroncp, 18 août I4à7.

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