DE L’UTILITÉ DES SCIENCES
lant d'Âristote , son maître , de Sénèque et de Philon-le- Juif , il témoigne le désir de voir brûler les livres des païens, parce qu’ils n’ont pour base que la raison naturelle et la discussion , et parce qu’au temps où ils ' n’avaient pas encore été retrouvés , la Foi était la mai- ' tresse du monde ‘ .
Voilà le dernier mot de Savonarole. Dans quelques autres passages , il peut bien donner le change et faire croire que, loin d’interdire la lecture de Cicéron, de Virgile, d’Homère, il attaquait seulement les poètes libertins; mais ce n’est là qu’une tolérance. Au fond , il f veut qu'on étudie un peu de grammaire, saint Jérôme , || saint Augustin et l'Écriture Sainte *. '
una vecchicrclla délia fede cbe Piatone ? » Ifi' Pred. top. i Salmi,
31 mai 1495, f“ 50 r>.
' a Tu dl : Scncca e Aristotile c Philonc dico chc sono buoni : ma non profltlano alla religiono christiana , che vive col lume sopranaturalc, dicoti che sono molli libri al niondo, che quando fussino spenti e estinti , sarebbe grande utilità alla fede nostra e alla religione christiana, benchè e parino iilili a qiialche altra cosa. Quando non crano tanti libri c tante ragioni naturali e (ante dispute, mulliplicù più la fede che non ha fatto di poi. » 4« Pred. top. Aggœo,
8 novembre 1494. (Ven. 1544, f’ 20 v». )
f B Vorrebbesi che non si leggessi per le scuole poeti cattivi corne è Ovidio de artc amandi , Tibullo né Ckitullo , né simili , né Terentio, dove parla di quelle meretricule. Leggete S. Hieronymo, S. Agostino e altri libri eccicsiastici , o vero Tullio, Virgilio, e qualche cosa di Scriltura Santa. E dovo voi macslri trovate in quelli vostri libri di poesio Jove, Plutone, etc. , dite loro : Figliuoli mici, queste sono favole , e mostrateli che solo Dio è quello che regge il monda. >>
3a Pred. top. Amot, 19 février 1496. (Von. 1539, p. 32.)
• Perché il buonu naturale e il buonu ingegno nutrito e aiutato
ÉCRITS DE SAVONAROLE
Une éducation si incomplète a plus d’inconvénients que d'avantages , et l’on peut dire après Pope :
A little learning is a dangcrous thing;
Drink dcep , or lasie not llic Pioriaii spring.
Il faut avouer cependant que les idées absolues de Savonarole étaient une réaction contre l’enthousiasme exclusif qu'excitaient les chefs-d’œuvre des anciens retrouvés, lus et relus avec l’ardeur que l’homme met toujours aux nouveautés. Il était naturel qu’un prêtre catholique rappelât à l’étude de la religion et de ses écrivains une génération qui, tout entière à sa nouvelle passion, délaissait momentanément tout le reste. Mais, emporté par la chaleur de la lutte, Savonarole tomba lui-même dans un excès beaucoup plus funeste et plus durable que celui qu’il voulait corriger. Aussi l’opposition eut-elle beau jeu contre lui ; elle l’accusa surtout d’attaquer ce qu’il ne connaissait pas. Il répondit avec modération , déclarant qu’il avait étudié toutes les sciences profanes , et que l’amour de Dieu avait pu seul le décider à les abandonner :
«Et comme, tant en public qu’en particulier, l’on » dit et l’on écrit que c’est par ignorance de la poésie «que je l’attaque si vivement , je montrerai , enfin , de «quelle utilité peut être dans l’Eglise de Dieu cet art
di un pocu di grammatica fa assai ; ma si vurria faru una legge ch’ el fiissi e.scluso Ovidio, clc... Tollerarci Vergilio, Hoiiicro in greco , Tiilllo, e nioscolare una lectione dc'pagani che non abbiano anche una di chrisliani. ■> 20' Pred. »np. Aniot. S mars (Ven. 1510,
f" yi V-.)