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LE TEMPLE DE SALOMON

# . Me La largeur en tablier de ce pont monumental était de

roimétresset demi: la voute est ent arcrde cercle et. commence au-dessus d’une assise de gros blocs salomoniens, en saillie d’un demi-mêtre sur la face du mur primitif. Ce qui reste de Pintrados a une hauteur de 4 mètres. Le rayon du cercle générateur de la voûte’ est de 8 mètres 35 centimètres, et le centre étant placé au-dessous du plan de naissance de la voûte, il en résulte que l’arc générateur était moindre qu’une demi-circonférence. Enfin cette voûte avait à très peu près 17 mètres d’ouverture, ce qui nécessitait, pour atteindre la crête opposée au mont Sion, l'existence d’une seconde arche semblable à la première. Hâtons-nous de dire que les fouilles des officiers anglais ont fait retrouver sous une couche effrayante de soixantedix pieds de remblais un des voussoirs de l’arche aujourd’hui en vue, tombé sur un canal voûté qu’il a brisé et dans lequel il s’est incrusté, puis, ce qui est mieux encore, on a retrouvé la base de la pile à partir de laquelle commençait la seconde arche du pont.

Josèphe parle plusieurs fois du pont qui reliait le temple au Xystus, espèce de forum où se tenaient les assemblées du peuple de Jérusalem.

Pendant le siège que Pompée fit subir à la ville sainte, les partisans du prétendant Aristobule se réfugièrent dans l'enceinte du temple et coupèrent le pont qui la reliait à la ville. Le pont existait donc antérieurement aux travaux qu’entreprit Hérode lorsqu'il reconstruisit le sanctuaire.

Gest rlattétende cel meme pontiquessetenatpiitusnat moment où il consentit à parlementer avec les insurgés survivants réfugiés dans la ville haute. Le prince romain prit le premier la parole et leur dit : « Vous demandez à parlementer, pour sauver quoi, après ce qui a péri? Quelle grâce pouvez-Vous espérer après la ruine de ce que vous avez incendié

de vos propres mains ? »

Je le répète, l'existence de cette arche, si remarquable au point de vue de l’histoire de l’architecture, a été signalée pour la première fois par le révérend Robinson, dont le nom lui a été appliqué par les Anglais et les Américains. Nous ne pouvons que les imiter.

Passons à la seconde partie de la muraille occidentale, dont il n'est pas possible de ne pas s'occuper. C'est le pan du mur antique devant lequel les juifs résidant à Jérusalem vont pleurer” sur les malheurs de leur race.

Pour eux, ce mur, auquel ils donnent le nom de Heït-el- Morharby (le mur occidental), est un reste de l’œuvre merveilleuse de Salomon; ils n’ont pas le moindre doute à cet égard. À prix d'or, ils ont obtenu du gouvernement turc l’autorisation de venir tous les vendredis, avant le coucher du soleil, prier et pleurer dans ce sanctuaire en plein air. Aucun d’eux ne pourrait pénétrer, sans s’exposer à une mort certaine, dans l’enceinte du Haram; ils sont donc réduits à ne voir que de loin l’emplacement de leur temple, à ne prier que dans ce coin retiré, où du moins ils peuvent mouiller de leurs larmes les pierres du mur vénérable que leurs ancêtres ont construit.

Bien des fois je me suis rendu au Heït-el-Morharby à l'heure où je savais que les juifs y étaient réunis, et jamais je n'ai assisté à ce douloureux spectacle sans me sentir profondément ému.

Le crayon de l’un des plus grands artistes de notre époque, de Bida, a saisi et pour ainsi dire immortalisé-tous les détails de cette scène déchirante.

Quittons pour un instant l’histoire du temple de Salomon, et examinons les portes qui donnent actuellement accès au Haram-ech-Chérif. La première, placée à l’angle nord-est de l’enceinte, est ouverte entre le mur de la ville et la tête du Birket- Israël, cette prétendue piscine probatique des pèlerins. Elle se nomme Bab-es-Sobât (porte des tribus d'Israël). Remontant en-

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