PEMTENP EE DES À LOM'ON
À gauche s'ouvrait une petite porte carrée, conduisant aux souterrains que l’on appelle les Écuries de Salomon; murée de gros blocs, elle est aujourd’hui condamnée.
Le plan sur lequel ont été construites la Triple porte et la porte du Balcon est donc exactement le même; toujours des colonnes engagées et une ou deux colonnes centrales, suivant que le plafond comportait quatre ou six coupoles. Toujours celles-ci sont surbaissées, et c’est là un caractère constant des coupoles judaiques. Je n’en veux pour preuve que la coupole taillée dans le roc que présente un tombeau très antique de la vallée de Hinnom; nous en parlerons plus loin.
Invariablement, ces portes intérieures se relient, sans permettre de doute sur ce fait, à l’appareil que J'ai qualifié de salomonien.
A première vue, lorsqu'on arrive par lintérieur du Haram a la porte Dorée, on se sent un peu dérouté. Ce qui frappe tout d’abord c’est l’identité de l’ornementation des archivoltes, dercellés ride lexténieurethdel l'intéricurédurlaram. Seulemente ces dernières, au lieu d’être demi-circulaires comme les autres, sont surbaissées. À mesure que l’on pénètre dans le grand vestibule, l'embarras augmente. Les deux colonnes centrales ne sont certes pas faites pour leurs chapiteaux, et ceux-ci n’ont pas été faits pour les colonnes primitives, car leur tournure étrange sent l’art byzantin. Ils sont reliés par une plaque de plomb au füt de la colonne qu'ils surmontent. Les coupoles aussi sont modernes; mais les côtés du vestibule sont décorés de pilastres dont les chapiteaux, à feuilles d’acanthe, comportent un ornement singulier . une corde de pierre qui semble soutenir le haut du chapiteau. L’entablement est formé de moulures plates très extraordinaires, surchargées de rinceaux, de plusieurs cordons de denticules, d’une ligne d’oves qui n’ont rien de commun avec les oves classiques. Une fois au fond du
vestibule, c’est-à-dire contre le mur qui clôt la porte Dorée
(ete JÉRUSALEM
extérieurement au Haram. on se retrouve en face de’ blocs énormes de l'appareil salomonien, constituant les chambranles de portes probablemént métalliques et qui roulaient sur des gonds dont les crapaudines de bronze sont encore en place. Ainsi, lPun des montants de la porte de gauche forme une seule pierre, et celle-là, ni Justinien ni Hérode ne l’ont mise en place.
Serait-ce donc que toute cette ornementation excessive de l’entablement a été appliquée après coup sur des moulures destinées. à l’origine, va Prester muesset simples Jeédé crois: Ressortez du vestibule et tournez à droite à travers les broussailles pour regarder la face latérale du monument; toute incertitude s’évanouit à l'instant.
[es #archivoltes extérieures sont Len \placage, “eprentplacise maladroitement ajusté. En voici la preuve : la face de retour de la corniche plaquée vient se loger dans l'aisselle d’un pilastre carré à surface unie, formant un second ordre au-dessus d'une corniche d’une extrême simplicité, qui ne se relie pas le moins du monde à celle de l’archivolte d’applique, et qui comporte des moulures dont l’ensemble, je lai déjà dit, na rien de commun avec ce que nous montre l'architecture classique. Entre les parties des deux systèmes, 1l n'y a pas l’ombre de liaison, même intentionnelle; nous sommes en présence de deux œuvres d’époques distinctes, qui n'ont rien de commun entre elles.
En revanche, toutes ces moulures de la face droite du monument sont la reproduction exacte et la continuation des moulures bizarres de l’intérieur, dont elles ne diffèrent que parce que ces dernières ont été surchargées de décors. Les chapiteaux à cordes remplacent au dedans les chapiteaux épannelés du dehors; enfin, sur leurs deux faces, les corps des pilastres présentent le même encadrement de moulures.
Ïl en résulte ceci :
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