LÉ MLEMPLCE DE, SALOMON
La double porte Sous-el-Aksa, la Triple porte, la porte du Balcon et la porte Dorée ont fait partie de l’enceinte première du temple de Salomon.
Il en est une cinquième, très probablement aussi antique,
que l’on ne voit ni de l'extérieur ni de l’intérieur du Haramech-Chérif. Décrite pour la première fois par M. de Vogüé, jai pu à mon-tour l’étudier en 1863.
Mes relations d'amitié avec Mohammed-Effendi, scheikh de la mosquée des Moghrabins, me rendaient la tâche facile; je pouvais compter sur son intervention toute-puissante, chaque fois qu’il s'agissait d’explorer un coin de son domaine spécial. Ce que je lui demandai d’abord, ce fut de me faire voir cette porte aujourd’hui enterrée, qui s'appelle Bab-el-Borak, la porte de la jument du prophète Mohammed. Mon ami fit déménager fort lestement les chambres du Heït-el-Morharby, dans lesquelles il fallait pénétrer pour la voir, et quand ïil ne resta plus que des puces dans l’appartement que nous allions profaner, quand hommes, femmes et guenilles en eurent disparu, je fus conduit en face d’un bloc immense dont toute la partie Hiérieuremese enterrée, et qui servait. de linteau àärcéttetporte antique Cachée à droite, cachée à gauche, cachée en bas. Il est impossible d'en deviner et d’en fixer dimensions et forme, et je dus me contenter de voir la surface avec une partie de l’arête supérieure de la pierre. Quelques jours après, grâce à l’entremise du scheikh et de quelques pièces de cinq francs, je pus voir la face intérieure de cette porte étrange.
De ce côté, la porte proprement dite est également enterrée, et son linteau, bien que rectiligne, se compose de cinq gros claveaux taillés en voussoir, ni plus ni moins que sil s’était agi de les employer dans la construction d’une voûte. La baie primitive est murée, et en arrière se trouve, une arcade fortement surbaissée, encadrée d’un triple filet dont les arêtes
sont émoussées. La douelle porte une moulure double comme
les arcs analogues qui se voient sous El-Aksa. Dans la chambre, ou, pour, être plus exact. dans la Cave quiprécedettias ceau, on aperçoit scellé dans la muraille un petit anneau de cr qui passe pour être celui auquel le prophète attacha le licou de sa jument. Les musulmans qui m'’accompagnent, grands et petits, prennent le plus vif plaisir à battre la muraille avec l’anneau, ce qui produit un son argentin qui semble leur réjouir le cœur.
Jenner doute 'pastiquet ce ne SOIT par Cet tempOr te PURE khalife Omar fut introduit sur l'emplacement du temple par Sophronius le patriarche.
L'empereur Néron affectait un souverain mépris pour la nation juive. Son procurateur en Judée, Gessius, voulant lui démontrer qu'il n’était pas prudent d'agir avec ce dédain, exigea desiprétres un apercunexactide défonce dela nition Pour pondre au désir du procurateur, ceux-ci profitèrent de la célébration de la Päque, pendant laquelle on immolait des victimes depuis la neuvième jusqu’à la onzième heure du jour, et, tenant compte de ce que chaque victime devait être offerte par une réunion d'hommes qui ne pouvait être moindre de dix, mais qui s'élevait quelquefois à vingt, puisqu'il n’était pas permis de célébrer isolément le festin sacré, ils constatèrent que le nombre des victimes 1mmoléest avait été de 256500, ce qui conduirait au chiffre énorme de 2,700,000 Juifs à l’état de pureté, religieusement parlant, les impurs étant empêchés par la loi de participer au sacrifice. Certes, il y avait exagération dans le résultat de ce calcul, exagération volontaire de la part des prêtres, qui n'étaient pas fâchés de relever aux yeux des Romains l'importance numérique de leur race. Mettons qu’ils aient plus que doublé le chiffre réel, il n’en reste pas moins un million d'hommes qui avaient fait égorger 190,000 animaux en un seul jour.
À présent que nous avons vu ce qu'était le temple de Salo-