‹ JérusalemChapitre 2 sur 81 · MUR D · texte numérisé non relu

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; + | * Les £ $ | [LS L Ÿ: + + : L + pe 'L PE s. s # Si 2 pe 4 vx #* L + Ê T / . #7 JÉRUSALEM 9 LFP cpmps que mon programme de voyage fait avant le AFS

+ serait modifié de fond en comble.

L Arrivé à*Jérusalem le 23 décembre, je ne me serais jamais &. 71 à pardonné de ne pas passer à Beït-Lehem la nuit de Noël. Aussi,

.. . *. ure fois rentré de ma course matinale, je montai à cheval et

Pos. - franthf rapidement les deux petites lieues qui me séparaient du Me village où Jésus-Christ était né. Je pus donc assister cette fois 4 à l'office de Noël auprès de la chapelle élevée sur l'emplacement deslaiereche:

Le” Peu de jours après je partais pour faire le tour de la Mer- *, Morte, espérant mener à bonne fin une entreprise à laquelle

* tout le monde m'avait supplié de renoncer, parce qu’elle semblait

% trop dangereuse. Je ne tins aucun compte de ces conseils ti- 5. | morés, et bien m'en prit. Jai ouvert la voie dans laquelle plu- #,.»: * sieurs âutres depuis moi se sont engagés avec succès, et, à PEé - /: l'Heure présente, le bassin de la Mer-Morte, sur le compte du- CL quélicourarent les récits les plus fantastiques, est à très peu nue, près parfaitement connu.

Cètte campagne terminée, à ma grande satisfaction, je rentrai

h à Jérusalem, où le bruit de ma mort et de celle de mes compa- Ve VE gnons de voyage avait été répandu, je ne sais ni par qui ni sf E. À; e . , . F4 . . 52 .

1"... pourquoi. Je commencçai l’exploration approfondie que je m'étais RC : promis de faire, #t qui dura plusieurs mois. LA Treize ans après, en. 1863. je revenais à Jérusalem pour la LP ”

% ; seconde fois, suivi de tout un personnel d'amis capables de se- >» : ; : j . 1 conder mes recherches, qui eurent trois mois de durée.

Enfin, en 1869, je revis de nouveau la terre sainte, mais » …. * une insolation dont je fus atteint, et une maladie grave de ma à (as fille, qui avec sa mère m'avait accompagné, m’empêchèrent de % sortir de Jérusalem autrement que pour retourner à Jaffa et ; F regagner la France.

“# Pendant cette dernière station à Jérusalem, bien que souf-

« 2 / # frant, j'ai pu recueillir un certain nombre de faits qui m’avaient

échappé Mors de mes deux premiérs voyages: C'esthdéncte fruit de trois séjours distincts dans la Ville sainte que j’expose dans ce livre, auquel j'entends bien ne plus laisser Îa forme d’un journal de voyage, mais où je me permettrai de

traiter chaque sujet dans l’ordre même où il me reviendra en

mémoire.

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ERECER E premier nom de Jérusalem fut Jébus. A l’é- Se < (GATE

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poque où David en fit la conquête (1053 avant Jésus-Christ), le sommet seul du mont Sion était occupé par une forteresse dont plus d’un tiers peut-être a été rejeté au dehors de la nouvelle cité créée par le roi des Juifs. A l’angle sud de la ville primitive, subsiste encore, en partie du moins, un large fossé creusé dans le roc vif, et couvrant ce côté de la forteresse. Ce fossé, que j'ai eu le premier la joie de reconnaître et de signaler, est un indice d'autant plus certain du passage, en ce point, de la première enceinte de Jébus, qu’un escalier taillé dans le roc avait été découvert quelques années avant que l’on ne fit attention au fossé, et que cet escalier, mis au jour dans le cimetière anglais et américain, conduisait nécessairement du fond du fossé à une poterne ouverte au sud de Jébus. La porte actuelle, nommée indistinctement porte de Jaffa, de Beït-Lehem ou d'Hébron, aura pris la place d’une porte jébusite. La face occidentale de la

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forteresse était tellement escarpée que jamais porte n'y a ét

ouverte. En revanche on a dù en pratiquer une vers le milieu de la face orientale de l'enceinte et dans le voisinage, sinon à la place même, de l’entrée moderne appelée porte leon

Lorsque David se fut rendu maître de Jébus, il lui imposa son nom, et désormais la ville conquise fut appelée (GE David. Ce grand roi, résolu à y transférer le slepencde ie royauté, siège qui jusqu'alors avait été à Hébron, modifia l’enceinte de la ville dont il faisait sa capitale. Il est possible, je viens de le dire, que toute la partie sud de l’antique Jébus ait été rejetée hors de l'enceinte judaique. Celle-ci conserva intacte la portion du mur occidental qui couvrait Jébus. et de lextrémité sud de cette muraille partit un mur faisant face au midi d'abord, puis à lorient par un retour d'équerre, laissant en dehors le mont Moriah où le temple allait être construit par Salomon. Sur cette face orientale devait s'étendre une seconde branche de muraille, garnissant la crête du mont Sion, c'est-àdire l’escarpement qui se trouve en regard du mur occidental de l'enceinte actuelle de la mosquée d’Omar.

Au nord, la muraille de Jébus devait se prolonger jusqu'à la rencontre de la branche orientale de l'enceinte; probablement en avant du Mekhemeh et en suivant la rue qui mène aujourd'hui à la porte de la Chaïne.

En 1020 avant Jésus-Christ, Salomon succédait à son père, et quatre ans après, il commençait à bâtir le temple merveilleux dont les plans lui avaient été légués par David. Avant d'élever le temple proprement dit, il fallait créer autour de l'aire d’Arnan le Jébusite, lieu choisi pour l'emplacement du sanctuaire ide Jéhovah, une vaste plate-forme artificielle capable de supporter les édifices dont la piété du roi avait rêvé la création.

Pourquoi David avait-il choisi ce point précis ? Parce que le sommet, faisant face à l’orient, avait été le théâtre du sacrifice d'Abraham; parce que là aussi lPange exterminateur avait,

à la prière de David, remis son glaive au fourreau après avoir

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