LA MAISON DES ASMONÉENS TL
pardonna la mesure qu’ils avaient cru devoir prendre, mais encore jl les -autorisa à laisser intacte la muraille sujet du litige. Huit envoyés reçurent l’ordre de retourner à Jérusalem, les deux dignitaires que j'ai nommés plus haut durent rester en otage à Rome.
Ce récit confirme parfaitement ce que nous savions déjà sur la situation du palais des princes asmonéens.
Du reste, nous avons vu que ces princes résidaient presque toujours dans la tour Baris, à laquelle, un, peu plus tard, Flérode, en l’embellissant, donna le nom de tour Antonia.
Un dernier détail. La tour Antonia fut prise et brûlée par les insurgés, au moment où le roi Agrippa envoya à Jérusalem trois mille hommes de cavalerie au secours de ceux qui voulaient conserver la paix avec Rome. Deux jours avant la prise d’Antonia, ces insurgés avaient incendié le palais d’Agrippa et de sa sœur Bérénice, c’est-à-dire le palais même dont nous
venons de nous occuper.
ER CrES AU
plusieurs reprises déjà nous avons mentionné le Xystus; 1l est indispensable d’en dire un mot.
C'était en quelque sorte le forum de Jé-
rusalem, une place publique où se tenaient
les assemblées lorsqu'il n’était pas nécessaire de convoquer la nation entière dans les immenses parvis du temple.
Le premier mur d'enceinte de Jérusalem, construit par David et par Salomon, commencçait, vers le nord, à la tour qui porta depuis le nom de tour Hippicus. Il s’étendait en droite ligne jusqu’au Xystus, se reliait au local où siégeait le sénat et aboutissait au portique occidental du Hiéron. Le palais du sénat juif est remplacé de nos jours par le Mekhemeh ou tribunal des musuns.
Nous avons vu qu’un pont reliait le Hiéron au Xystus en passant par-dessus la vallée du Tyropœon. Les détails que donne Josèphe sur la dernière conférence de Titus avec les
insurgés qui, déjà chassés du Hiéron, ne tenaient plus que la
vi,
XN STATS l’angle sud-ouest du Haram-ech-Chérif