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ville haute, ne peuvent laisser de doute sur l'emplacement du Xystus. Celui-ci se trouvait à l'extrémité occidentale du pont; et c’est sur le Xystus qu'étaient placés ces malheureux lorsque Titus leur annonça que désormais ils n’avaient plus de merci à espérer.
Nous devons nous en tenir aux renseignements si peu précis que je viens de reproduire, et qui ne révèlent rien sur la nature et la disposition du Xystus. La seule chose que nous sachions sur son compte, c’est que le pont du temple y aboutissait, que le palais des Asmonéens le bordait du côté du nord. Voilà bien peu sans doute, mais cela suffit pour fixer deux points importants de la topographie antique de la ville
sainte.
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B\ HISTORIEN Josèphe ne parle que deux fois du
palais d'Hérode; et comme de ce grand édifice 1] ne reste absolument rien au-dessus du sol, 1l faut bien nous contenter de ces indications trop peu détaillées. Voici ce que nous lisons dans l’ouvrage sur la guerre judaïque:
« Hérode s'étant construit pour lui-même un palais dans vule hautes ue partagea en deux corps de bâtiment vastes et magnifiques, auxquels le temple pouvait à peine se comparer. Il leur donna le nom de ses deux amis et protecteurs, Auguste et Agrippa, car le premier fut appelé Cæsareum, le second, Agrippeum. »
Ce palais était dans la ville haute, voilà tout ce que nous apprend ce premier passage. Heureusement, celui qui me reste à rapporter est beaucoup plus explicite.
« Aux trois tours Hippicus, Phasaël et Mariamne, érigées dans la partie septentrionale de la muraille, était adjacente la maison d’'Hérode, d’une splendeur au-dessus de toute expres-
sion. Aucun édifice, en effet, ne surpassait celui-là en magniæ
ficence. Le palais était entièrement clos d’un mur de 30 coudées de haut et, sur son pourtour, flanqué de tourelles très ornées et équidistantes. Il renfermait des salles de festin capables de contenir les lits de cent convives. La variété et la richesse des pierres employées au décor des salles était impossible à décrire, car tout ce que l’on trouvait de plus rare en ce genre y avait été mis à profusion. Les plafonds frappaient d'admiration par la grandeur des poutres et la richesse des ornements." Le nombre des’ chambres étaitthénorme, embellies tout autour de milliers de sculptures. Ajoutez à cela un mobilier des plus somptueux, une multitude de vases d’or et d'argent. On y voyait plusieurs galeries circulaires, concentriques et soutenues par des colonnes de matières précieuses. Les espaces libres compris entre les colonnades couvertes étaient garnis de la plus riante verdure. On y admirait des bosquets, coupés de nombreuses allées pour la promenade. Autour des galeries on trouvait de profonds réservoirs, des bassins remplis de figures de bronze qui versaient une eau limpide. Enfin, autour des bassins s’élevaient les colombiers, habitations de pigeons apprivoisés.
« Ces fastueux édifices ne furent pas détruits par les Romains, mais bien par l'incendie qu’allumèrent les Juifs euxmemes dés tles débuts vdenlafonerre civile. Gerfutilanforteresse Antonia que les flammes dévorèrent d’abord; puis vint le tour du palais qué ces flammes parricides anéantirent du même coup, en détruisant les toits des trois grandes citadelles voisines. »
On était sous le règne de Néron et sous le procurateur Gessius Florus. Avide et insolent, Florus ne cessait d’exaspérer la nation qu'il était chargé d’administrer, si bien qu'il amena la guerre terrible dans laquelle la malheureuse Judée devait périr. De Césarée où il résidait, 1l se rendit à Jérusalem pour se Yengerademce.que, le : peuple :.lavait tinsulté” cénweñer + de
mauvais plaisants avaient promené des corbeilles, quêtant les à]
au palais. Dès le lendemain,
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les principaux habitants "de da ville, Les, sommant de lui |.
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t Tous le supplièrent de se montrer clément, de ne pas HP UE sur une population pacifique la faute de quelques écervelés. Florus ne trouva rien de mieux que de répondre*# ces supplications par l’ordre aux soldats de piller la ville sainte, et de mettre à mort tous ceux qu'ils rencontreraient. Son ordre fut exécuté, ét trois mille six cents victimes, hommes, femmes et enfants, périrent dans cette journée sous le glaive de la soldatesque. Ce qui jamais jusqu’alors n’était arrivé dans l'empire romain, Florus osa le faire : des Juifs appartenant à l’ordre équestre furent flagellés et livrés au supplice de la croix.
Bérénice, sœur du roi Agrippa, se trouvait à ce moment à Jérusalem ; elle vint pieds nus, en suppliante, devant ce monstre, et le conjura de faire cesser le carnage. Florus la repoussa brutalement, -ethelletdut. sevretirer, thümriliée et 1désespénee ne devant son propre salut qu’à ses gardes qui réussirent à la protéger. À
Le lendemain, la sédition semblait prête à éclater, mais les grands prêtres parvinrent encore une fois à calmer les esprits. Florus fit assembler les grands, leur déclarant que Île seul moyen de prouver leur soumission était d’aller au-devant de deux cohortes qui arrivaient de Césarée et de les saluer.
Le peuple fut convoqué au Hiéron, et là, communication lui fut faite de l’injonction du procurateur. Les plus échauffés refusèrent d’obéir, et la multitude se montra d’abord disposée à la résistance. Alors les ministres du Très-Haut allèrent prendre
les vases sacrés et revêtirent leurs robes sacerdotales ; puis, ac-
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firent si bien, que les Juifs se décidèrent à marcher
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Le coïtège se mitsen nfarche, ét lorsquesles cohortes parurent, les JuifsMles saluèrent ; : suis le salut ne leur étant pas rendu, les plus Pie se répandirent en invectives contre le procurateur. C’était le signal convenu. Sans plus attendre, les soldats tombèrent à coups de bâtons sur la multitude sans armes et la mirent en fuite. Les cavaliers poursuivirent les fuyards en les foulant aux pieds de leurs chevaux, et alors le désordre devint affreux ; beaucoup de Juifs furent tués; beaucoup périrent étouffés à la porte de la ville. Les soldats y Re pêle-mêle avec le peuple, qu'ils refoulèrent sur les hauteurs de Bezetha, espérant le dépasser et parvenir à occuper le Hiéron et Antonia.
Florus, à la tête des troupes dont il disposait, sortit en même temps du palais et se dirigea en toute hâte sur Antonia; mais le peuple exaspéré lui barra le passage. Du haut des maisons, on fit pleuvoir une grêle de pierres sur lui et les siens; force ltuirtutrderebrousser cheminmretrd'allén cherche untabrit dans le palais qu’il venait de quitter.
Lorsqu'il comprit que son désir de s'approprier le trésor du temple n’avait plus de chance de réussite, il se montra beaucoup plus humble. Il convoqua les pontifes et le sénat, déclarant qu’il allait quitter Jérusalem et n’y laisser pour garnison que le nombre de soldats qu'ils fixeraient eux-mêmes.
On lui promit qu’il n’y aurait plus de troubles, s'il ne laissait
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en ville qu'une seule cohorte. Il yiconsentit, et repartit pour Césarée. te à
Lercalme revint alors. calmé de bien: courte durée .#carkies dissensions civiles éclatèrent aussitôt, les uns voulant le renver-
sement “le la domination romaine, les autres redoutant pour
leur pays linvasion des armées impériales. Des dissensions on
passa vite aux actes. Prévenu de ce qui se passait à Jérusalem. le roi Acrippa envova un corps de trois mille cavaliers au
secours de ceux qui voulaient le maintien de la paix; ceux-là
occupèrent la ville haute, laissant aux séditieux la possession de
la ville basse et du Hiéron. Les hostilités durèrent sept journées entières. La huitième, la ville haute fut envahie, et, chassés par le fer et l'incendie, les royaux allèrent s’enfermer dans le palais.
Après quelques jours de siège, ils furent contraints de capituler. Les Romains, étant exceptés de la capitulation, se réfugièrent dans les grandes tours Hippicus, Phasaël et Mariamne, où l’armée juive les assiégea et les forçca de se rendre également.
C'est dans ces affreuses circonstances que le palais d’'Hérode fut incendié. Ses murailles durent rester debout néanmoins, puisqu'elles servirent de point de refuge et de résistance, lors de la dernière période du siège de Titus.
Aujourd’hui, il n’en subsiste plus trace.
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LOURS, HIBPICUS PASS ALEE