MONOLITHE ET, VILLAGE DE SILOAM
une petite antichambre carrée qui ne mesure pas un mètre et au fond de laquelle est percée une porte basse traversant une seconde paroi. Cette porte débouche dans une chambre carrée de 2 mètres et demi de côté, offrant sur les parois de gauche et du fond deux niches en arceau. La paroi de droite est nue.
Il est fort curieux de comparer la corniche du monument de Siloam avec la corniche de l’une des constructions ninivites exhumées, par Botta, du monticule de Khorsabad. Au moyen des chiffres je pourrais prouver que le système des deux corniches est absolument le même ; seulement, comme il s'agissait à Ninive d'un édifice plus considérable, les dimensions des moulures sont plus fortes.
À coup sûr, les architectes qui ont tracé ces corniches appartenaient à une même école; l’Assyrien vivait plus de 700 ans avant J.-C.; l’autre ne peut pas être d’une date beaucoup plus récente.
Dans le monument de Siloam, rien en effet ne rappelle les tombeaux judaïques si nombreux dans le voisinage de toutes les antiques localités bibliques. Ici, pas de koukim, ou fours à cadavres, creusés perpendiculairement aux parois de la chambre sépulcrale ; ici, pas d’arcosolium sur lequel ait pu être posé un sarcophage ou même étendu un corps; donc ce n’est pas un tombeau.
Qu'est-ce alors ?
Nous avons ici, je le répète, la copie exacte de l’un des édicules monolithes consacrés par la piété égyptienne. Existet-il une circonstance historique en raison de laquelle un #aos de ce genre aurait pu être construit en ce point ? Oui certainement, si nous n'oublions pas que le village de Sïiloam est placé sur le flanc du mont du Scandale. Voici ce que nous lisons dans la Bible :
« Le roi Salomon aima plusieurs femmes étrangères, outre la fille de Pharaon, des Moabites, des Ammonites, des Édo-