ÉGLISE DE SAINTE-ANNE
celle qui précéda l’arrivée des croisés. En 1103, le Scandinave Sæwulf la visita, mais le couvent ne contenait encore que trois ou quatre religieuses.
Guillaume de Tyr nous apprend que l’année suivante la reine Arda ou Aïda, répudiée par son époux Baudouin [°"', vint prendre le voile à Sainte-Anne, et à partir de ce moment le nombre des religieuses dut s’accroître rapidement avec la prospérité de la maison. Le même historien raconte que vers 1130, Judith, fille de Baudouin IT, prit à son tour le voile à Sainte Anne.
Lorsque Jérusalem eut été enlevée aux chrétiens par Selahed-Dyn, ce prince établit à Sainte-Anne une école qui, enrichie de revenus considérables, commença à fonctionner l’an 588 de Phésirér(rr62):
Ces renseignements sont confirmés par la teneur du tarikh qui était encastré au-dessus de la porte, et dont voici la teheure << AunomidAlah"le clément, lé/miséricordreux!! Ce qu’il y a de bienfaits chez vous, vient d’Allah! Cette école bénie a été fondée par le roi victorieux, notre maître, défenseur du monde et de la foi, le soulthan de l’Islam et des musulmans, | Abou’l Mozhaffer, Jousef, fils d'Eyoub, fils de Châdy. — Ce vivificateur de l’empire du prince des croyants, qu’Allah exalte ses victoires et réunisse pour lui la récompense dans ce monde et dans l’autre. Les savants docteurs disciples de l’imam : Abou- Abdallah, Mohammed-ibn-Idris-ech-Chafy. — Qu'Allah soit content de lui! — En l’année 588. »
Dès le xve siècle, l’école était abandonnée, et les bâtiments de l’ancien couvent tombaient en ruine; seule l’église résistait. Elle est venue ainsi jusqu’en 1856, année où le sultan, pour témoigner sa reconnaissance au souverain qui l’avait sauvé par la sanglante guerre de Crimée, fit don de l’église de Sainte- Anne à Sa Majesté l'impératrice. Par un acte tout spontané
de générosité, l’impératrice a fait cadeau à la France du sanc-
tuaire oui était devenu sa propriété personnelle, et à partir de ce moment la consolidation de l'édifice sacré fut décidée. Cette œuvre difficile partout, mais bien plus encore à Jérusalem, où les ressources nécessaires à l'art des construction® font défaut, amété menée ‘à bonne fin, ayec unatalentenors "de AP NDAE M. Mauss, nommé spécialement architecte du domaine de la France en Terre sainte. Aujourd’hüi l’œuvre est achevée, et il ne ,réeste.plus qu'a procéder a :.la décorationtintéreurendenà vénérable église, dont, pour ainsi dire pas une pierre n’a disparu de sa place primitive. Vienne bientôt le moment où cette église française sera desservie par un clergé exclusivement fran- Cars Ncommerelle
Je me priverais d’une joie bien vive si Je ne consignais ici un fait dont le souvenir vivra autant que moi. C’est ma fille bien-aimée qui a eu l’honneur de sceller de ses mains la croix placée au-dessus de la porte du sanctuaire, au mois de novembre 1860.
Une inscription sur métal, placée sous la base même de la
Croix, rappéelercettedute:
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+ x + ri >, Qi Le + ÉGLISE DE L'ASCENSION ÊE PATER, LPNCREDOM RER IeCGADIEF"T
ROIS chemins conduisent sur le plateau du out des Oliviers/ un Conmeuce enslace de la porte du jardin-enclos de Gethsemani,
et va passer auprès, mais un peu à gauche du
Tombeau des Prophètes. Des deux autres qui
UE ee commencent vis-à-vis langle nord-est de l'enclos tPhn/SuitRane pentes 1ortt raide IP vaut mieux, pour gagner le plateau, cheminer par la plus septentrionale des deux routes; si elle est plus longue, elle a l’avantage d’être beaucoup moins fatigante.
Avant d'arriver au sommet, Île, chemin. se“bifurque., La bratehemdessauchemsendiriseralors vers le Sormett appclé Hommes-de-Galilée (viri Galilæi), sommet qui en réalité n’est que la pointe nord du mont des Oliviers. La branche de droite conduit directement au lieu traditionnel de l’Ascension, qui se trouve en avant et à l’ouest du hameau de Zeïtoun (l’Olivier).
C’est à 200 mètres environ au nord de la bifurcation que SeRtouverle leur précis qui arrecurle momeder/irr Ganlæer
La tradition prétend que là venaient prendre gîte les Gali-
LA
léens lors de la célébration des grandes fêtes annuelles. Peutêtre aussi faut-il voir l’origine de cette dénomination dans le fait que rapportent les Acfes des Apôtres, des deux hommes vêtus de blanc qui interpellèrent les disciples de Jésus-Christ lorsqu'ils contemplaient leur maître s’élevant vers le ciel, et leur dirent : « Hommes de Galilée, pourquoi vous tenez-vous là, les yeux tournés vers le ciel ? Jésus, "qui du milieu de vous est monté au ciel, reviendra de la même manière que vous l'avez vu montant au ciel. »
Au sommet du mont des Oliviers se dresse la mosquée qui a remplacé l’église bâtie sur le lieu traditionnel de l’ascension. Du haut du minaret attenant à la mosquée, on jouit du plus émouvant panorama qui se puisse imaginer. Au sud, Beit- Lehem et les montagnes de Juda qui s'étendent vers Hébron; à l’ouest, Jérusalem tout entière et l'emplacement du temple de Salomon, dont on est séparé par la vallée du Cédron; puis au delà, les montagnes de Judée et la mer que l’on distingue parfois. Au nord, le Scopos, le sommet de Naby-Samouil et les hauts plateaux sur lesquels s’étend la route de la Samarie. A l’est, la vallée du Jourdain, au milieu de laquelle serpente une grande ligne verdoyante qui se développe jusqu’à la mer. Morte, semblable à un vaste amas de plomb fondu. Au delà, les montagnes d’Ammon et de Moab. Tout cela illuminé des splendides reflets d’un ciel incomparable.
Je ne crois pas qu'il Existe au umonde un second lieutqui évoque des souvenirs pareils. Une vaste cour a remplacé l’église élevée autrefois par la piété des chrétiens, et une petite mosquée a été installée au point même d’où Notre-Seigneur s’éleva au ciel.
L'église détruite était octogonale, et moitié au moins des bases de ses piliers angulaires sont restées en place. Huit colonnes intérieures entouraient le sanctuaire, que surmontait un
dôme ouvert à son sommet comme celui qui recouvrait le
LS