AUTRES COUVENTS FRANCISCAINS
pèlerins qui y passent tour à tour. Une vaste etsuperbe terrasse le couronne; de là on aperçoit Jérusalem entière et une partie de ses environs. Le soir surtout, on peut, en contemplant la Cité Sainte que dorent les derniers rayons de l’astre du jour, méditer à loisir sur les destinées étonnantes de la ville où l’on se trouve.
Les Franciscains possèdent également un deuxième couvent, de petites dimensions, dans l’intérieur même de la basilique du Saint-Sépulcre et où une dizaine de prêtres qui se relayent desix mois en six mois, à cause du peu de salubrité des bâtiments, sont préposés d’une manière toute particulière, avec quelques frères, à la garde du Saint Tombeau. à l'entretien des sanctuaires qui appartiennentencore à la catholicité dans cette basilique et à la célébration des processions, et des autres services religieux qui s’accomplissent tous les jours en ce lieu. Ce couvent était d’abord plus étroit et plus humide qu'il ne l’est maintenant ; mais, en 1869, l’empereur François-Joseph I« obtint de la Sublime Porte que, démolissant les écuries qui le dominaient et qui leur enlevaient Pair et la lumière, les religieux latins pussent transformer cet emplacement en une terrasse où il leur fût permis de faire quelques pas et de jouirun peu de la vue du ciel.
Un troisième couvent, appartenant pareillement aux Franciscains, avoisine le sanctuaire de la Flagellation et sert de succursale à la Casa-Nova, quand ce dernier hospice surabonde de pèlerins à l’époque de Pâques.
Je n’ai point à parler, en ce moment, des autres couvents que ces religieux possèdent dans d’autres villes de Terre Sainte, me bornant, dans cet ouvrage, à ceux de Jérusalem.
On voit, par les quelquesdétails dans lesquels je viens d'entrer. combien cet Ordre a bien mérité de la catholicité, depuis qu’il a été établi en Palestine par son saint fondateur.