L'HOPITAL SAINT-LOUIS
en temps, et c’estle médecin français qui, comme secrétaire, rédige les procès-verbaux de chaque séance. De cette manière, ils se font part mutuellement des divers cas de maladie survenus dans la ville, d’une réunion à l’autre, et qu’ils ont soignés eux-mêmes, soit dans leurs hôpitaux respectifs, soit à domicile. C’est là un excellent moyen de s’éclairer entre eux et qui permet au secrétaire d'établir une statistique fidèle de Pétat sanitaire de Jérusalem et de ses environs.
L’habile médecin qui à remplacé depuis le docteur Sabadini dans la direction de lhôpital Saint-Louis marche dignement sur ses traces, secondé avec un dévoûment exemplaire par les sept sœurs de Saint- Joseph qui, jour et nuit, prodiguent indistinctement leurs soins à tous les malades qui réclament leur secours.
Cet hôpital peut donc rivaliser, maintenant, avec les hôpitaux russe, grec, prussien, anglais et juif qui se trouvent à Jérusalem.
Le plus grand de ces hôpitaux est celui des Russes, qui renferme cinquante-deux lits pour les deux sexes ; il est vaste et bien aéré et muni d’une pharmacie très bien tenue. Le médecin en chef y occupe avec sa famille un bel appartement.
L'hôpital grec compte quarante lits pour hommes et femmes. Un médecin et un chirurgien y sont attachés, ainsi que trois pharmaciens.
L'hôpital prussien contient également quarante lits.
L'hôpital anglais est réservé aux Juifs prosélytes. Les Prussiens ont pareillement fondé un hôpital spécial pour les lépreux qui, en 1884, époque où je l’ai visité, renfermait une douzaine d'hommes et de femmes affligés de ce mal terrible et presque incurable.
Avant les Prussiens et ensuite, à leur exemple, Ms: Poyet, chanoine du patriarcat latin de Jérusalem et protonotaire apostolique , avait, depuis longtemps, formé Le projet de fonder à Jérusalem, ou du moins
près de la ville, un hôpital distinct pour les lépreux et tenu par des religieuses catholiques. Mais 1l n’a pu, malheureusement , faute de ressources suffisantes, accomplir son désir qui, depuis deux ans seulement, comme je le montrerai plus tard, a été réalisé, mais. autrement qu’il ne lavait pensé, par les Filles de la Charité, récemment établies à Jérusalem.