LE CLOITRE DU PATER-NOSTER 4TT
« trée : le syriaque, le chaldéen, le polonais, le latin,
« l'espagnol, le portugais, le géorgien, l'italien, le fran- « Gais, le samaritain, le or le DEN le thibétain,
« le canadien, le tartare, le sanscerit, le CRT l'éthio- « pien, le cophte, l’hindoustani, le kurde, l’hébreu, l’ar- « ménien, l'arabe, le turc, l'allemand, l’anglais, le mos- « covite, le danois, le slavon, le norvégien et le grec. »
Quatre portes ont été placées aux quatre points cardinaux. Celle du midi s’ouvre à l'intérieur du cloître dans une chambre qui fait saillie. C’est là que la princesse dela Tour d'Auvergne a voulu se préparer de son vivant son propre tombeau. Une niche, pratiquée dans le mur, contient une urne funéraire au-dessous de laquelle on lit: « Cette urne renferme le cœur du comte « Charles de Bossi, père de la princesse de la Tour d’Au- « vergne. » Le tombeau de celle-ci est l’un des chefsd'œuvre de Barré.Au-dessus d’un beau sarcophage, qui doit contenir un jour la dépouille mortelle de la princesse, elle est représentée elle-même couchée, les bras croisés sur la poitrine et reposant doucement sous l’apparence d’une femme endormie. Sur le socle du tombeau est gravée l'inscription suivante:
« Aurélie de Bossi, princesse de la Tour d'Auvergne, « duchesse de Bouillon, a donné à la France et restitué « au culte chrétien ce sanctuaire vénéré où N.-$. J.-C. « a enseigné le Pater Noster à ses disciples. Elle y a fait « ériger ce monument. Que le Dieu tout puissant la « comble de ses bénédictions dans le temps et éternité. « Ainsi soit-il! »
Avant de quitter ce joli cloître, que les pèlerins traversent pour se rendre de là à la chapelle dont nous avons parlé, ils pourront visiter, dans deux chambres voisines, un petit musée composé de fragments de mosaïques, de pierres tombales brisées, de colonnes mutilées, d’ossements divers trouvés en fouillant l’emplacement du cloître et du monastère, ainsi qu'un certain nombre d'anciennes médailles.
Après avoir acquis le lieu du Pater-Noster, la princesse réussit également à acheter celui du Credo qu’elle enclava dans le mur d’enceinte du monastère du Carmel. Lorsque les apôtres furent sur le point de quitter Jérusalem pour annoncer l'Évangile aux Gentils, ils se réunirent d'abord pour conférer ensemble ety déterminer ce qu'ils devaient prêcher d’un commun accord. La doctrine catholique, telle qu'ils la formulèrent sous l'inspiration du Saint-Esprit, a été appelée le Credo ou le Symbole des Apôtres, c’est-à-dire le résumé de tout ce que les fidèles, doivent croire. Or, une tradition très ancienne veut qu'ils aient composé ce symbole sur la montagne des Oliviers, dans un ‘endroit que les premiers fidèles consacrèrent par une belle église dédiée à saint Marc l’Évangéliste, église dont, à l’époque de Quaresmius, c’est-à-dire dans le courant du aix-septième siècle, on voyait encore des ruines. Au-dessous, se trouvait une crypte oblongue, en forme de citerne, renfermant douze petites niches ou voûtes taillées dans le rocher, en mémoire des douze apôtres qui s’y étaient rassemblés furtivement, pour y composer le Credo, persécutés qu'ils étaient par les Juifs et par le roi Agrippa.
Les pèlerins qui ont parlé des ruines de l’église du Pater-Noster signalent presque tous celles de l’église du Credo, ce qui semble prouver que ces deux sanctuaires étaient rapprochés l’un de l’autre. C’est la crypte du Credo, transformée plus tard en citerne, que laprincesse de la Tour d'Auvergne a achetée et disposée en chapelle souterraine. Celle-ci forme un parallélogramme de 17 m. 60 de long sur 3 m. 80 de large, dans la direction du nord au sud. Ce sanctuaire a été depuis concédé, ainsi qu’une partie duterrain attenant, au cardinal] Lavigerie et, par conséquent, aux missionnaires de Sainte-Anne.
Quant au monastère du Carmel, il touche aux deux sanctuaires et a été agrandi en 1888. Actuellement, il