‹ Jérusalem: son histoire, sa description, ses établissements religieuxChapitre 169 sur 179 · LES SOEURS DE MARIE-RÉPARATRICE · texte numérisé non relu

LES SOEURS DE MARIE-RÉPARATRICE

Pendant que la sœur Sion, supérieure de la maison de Jérusalem, y, développe avec un zèle admirable les différentes œuvres dont nous venons de parler, pour répondre aux désirs des Bethléhémites, plusieurs filles de la Charité, depuis le 25 décembre 1886, sont allées, sous la conduite de la sœur Marmier, la nièce du célèbre académiciende ce nom, s'installer à Bethléhem dans une pauvre maison où elles ont fondé un petit hôpital et un commencement d’orphelinat. Là, elles rivalisent d’ardeur et de dévoûment avec leurs sœurs de la Ville Sainte dans les soins de toutes sortes qu’elles prodiguent aux malades, aux enfants et aux vieillards, soit à Bethléhem même, soit dans plusieurs villages environnants.

Les Sœurs de Marie-Réparatrice.

Je ne veux pas terminer ce chapitre sans saluer pareillement l’arrivée récente à Jérusalem de deux communautés nouvelles : celle des sœurs de Marie-Réparatrice et celle des Clarisses.

La société de Marie-Réparatricese propose, comme son nom l'indique, de réparer autant que possible, avec le secours de la grâce, les outrages faits à la Majesté divine. La vie réparatrice de Marie qui fut sur la terre un exercice continuel de prière, de travail, de charité et depénitence, en faveur desämesrachetées par le sang de son Divin Fils, est le modèle de la vie adoptée par Les religieuses de Marie-Réparatrice qui, voyant combien l’état actuel du monde demande une réparation spirituelle, se sont réunies pour contribuer de tout leur pouvoir à cette vie de réparation. Comme Jérusalem est le lieu, par excellence, de la grande réparation, elles ont sollicité la faveur, qui leur a été accordée, d’y fonder une de leurs maisons. Elles viennent de s'établir en dehors de la Ville Sainte, non loin de l'institut Saint-Pierre. A cause dece voisinage, les prêtres de Notre-Dame de Sion

qui dirigent cet institut sont chargés du service religieux de leur chapelle, où, tous les jours, le Saint Sacrement reste exposé jusqu’à cinq heures du soir. La population de Jérusalem a été grandement édifiée par la piété exemplaire de la nouvelle communauté. Le premier vendredi du mois de juillet 1888, M£' le patriarche est venu lui-même inaugurer dans cette chapelle, toujours pleine d’assistants, l’adoration perpétuelle et y célébrerla sainte messe, en présence de M. le consul général de France et des représentants de toutes les communautés de Jérusalem.

Les sœurs Clarisses.

Dans le courant de la même année. les sœurs Clarisses sont également arrivées à Jérusalem pour y fonder un de leurs couvents. Elles ont déjà offert au Dieu du Calvaire et du Saint Sépulcre, comme une très pure victime, leur jeune et fervente fondatrice, l’avant-dernière fille d’un généreux et grand chrétien, M. Léon Harmel, laquelle à été moissonnée avant l’âge, dans un voyage qu'elle fit à Nazareth pour y prononcer ses derniers vœux. Elles sont en train maintenant de bâtir un monastère, non loin de Jérusalem, dans la partie nord-est de la Békaa. Là, elles sauront faire refleurir les vertus des anciennes filles de sainte Claire, établies jadis en Palestine.

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