‹ Jérusalem: son histoire, sa description, ses établissements religieuxChapitre 17 sur 179 · Baalah et Palmyre, dans le désert · texte numérisé non relu

Baalah et Palmyre, dans le désert

19. « Hfortifia aussi tous les bourgs qui lui appartenaient et qui n'avaient pas de murailles. »

Dans le même livre des Roës (ch. xr), il estdit, au verset 27, que l’une des causes de la révolte du peuple contre Salomon fut les grands travaux qu'il entreprit à Mello pour combler le profond ravin de la Cité de David.

Cet endroit estappelé dans la Vulgate « Mello » et dans le texte hébreu, avec l’article ha-Millo, mot qui, d’après plusieurs orientalistes, viendrait d’un verbe hébraïque signifiant remplir, combler.

Il est permis de le chercher quelque part dans la vallée du Tyropæon, au pied du mont Sion, et on est tenté de le reconnaître là où s’élèvent le Mekhemeh actuel et la chaussée antique, plusieurs fois renouvelée, qui mettait encommunication les pentes nord-est du mont Sion avec le mont Moriah.

Relativement aux murs de Jérusalem, Josèphe s’exprime ainsi

« Salomon rendit les murs de Jérusalem beaucoup plus étendus et plus forts qu’ils n'étaient auparavant.» (Antiquités judaïques, 1. IF, ch. x, $ 1.)

Ailleurs (Antiguilés judaïques, 1. VII ch. vi, $ 1), le même historien rapporte que Salomon environna de puissantes tours les murs de la ville.

« Le roi, dit-1l, voyant que les murs de Jérusalem manquaient de tours et d’autres choses nécessaires à leur/surete 2". entreprit ces adjonctions et éleva plus haut les remparts, en les flanquant de tours considérables. »

Pour satisfaire aux énormes dépenses que nécessitaient tou ces travaux et le luxe inouï de sa cour, il pres surait son peuple d'impôts et de corvées . A la fin, un prophète, se rendant l’écho à La fois et de la colère divine et de lindignation sourde du peuple, osa se pré senter devant Salomon et lui annoncer que, puisqu'il n'avait point gardé l'alliance qu'il avait contractée

avec l'Éternel, en se livrant publiquement à l’idolâtrie pour complaire à ses femmes, son royaume serait divisé après sa mort, et que la plus grande partie en serait donné à l’un de ses serviteurs. Jéroboam, de la tribu d'Éphraïm, fut alors désigné personnellement et allégoriquement par le prophète Ahiïas de Siloh, comme devant hériter de dix tribus parmi les douze dont se composait le royaume entier. S’apercevant qu'il avait excité la défiance du monarque, il se réfugia en Égypte, auprès de la cour de Sésac.

Vers le sud de ses États, Salomon était inquiété par le prince iduméen Hadad, qui cherchait à reconquérir le royaume que David avait enlevé à son père. En m ème temps, versle nord, il voyait ses frontières infesices par Rézon, qui s'était emparé de Damas.

Salomon, néanmoins, put s’éteindre en paix, après un règne de quarante ans, et il fut enseveli dans la Cité de David.

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