‹ Jérusalem: son histoire, sa description, ses établissements religieuxChapitre 18 sur 179 · ROBOAM. — ABIAM. — ASA. —— JOSAPHAT · texte numérisé non relu

ROBOAM. — ABIAM. — ASA. —— JOSAPHAT

Une fois Salomon disparu de la scène et couché dans son cercueil sur le mont Sion, dix tribus se séparèrent de Roboam, son fils, prince altier et sottement orgueilleux, et se donnèrent à Jéroboam, fils de Nabat, selon la prophétie d’Ahias le Silonite. Les tribus de Juda et de Benjamin restèrent seules fidèles à Ia maison de David.

La cinquième année du règne de Roboam (970 avant J.-C.), Sésac, roi d'Égypte, monta à Jérusalem pour punir l’infidélité du peuple et du roi qui mêlaient au culte du Très-Haut celui des idoles, et les abominations des adorateurs d'Astarté.

Le roi d'Égypte enleva les trésors de la maison du Seigneur et ceux de la maison du roi, et pilla tout. Il prit aussi les boucliers d’or que Salomon avait fait faire, en la place desquels Roboam en ffit fabriquer d’airain.

Après un règne de dix-sept ans, Roboam, dit le texte sacré, s’endormit avec ses pères et fut enseveli dans la Cité de David.

Abiam, son fils (958 à 955 avant J.-C.), imite les crimes de son père et, après un règne de trois ans, pendant lesquels, de même que Roboam, il a des luttes presque continuelles à soutenir avec Jéroboam, il rejoint ses aïeux dans les sépulcres royaux de la Cité de David. |

Asa, son fils, qui règne quarante et un ans (de 955 à

914 avant J.-C.), au lieu d’imiter son père et son aïeul, reproduit les vertus et la piété de David.

Sous son règne, l'an 940 avant J.-C., une innombrable armée d’Éthiopiens, commandée par Zara, envahit la Judée. Asa marcha courageusement au devant d’elle et extermina ces hordes dévastatrices dans la vallée de Zéphatha, près de Marésa, puis il rentra triomphalement dans Jérusalem avec un immense butin. Il restaura alors le grand autel qui était devant le vestibule du temple, et rassembla tous ses sujets de la tribu de Juda et de celle de Benjamin, auxquels se mêlèrent des Israélites des tribus d'Éphraïm, de Manassé et de Siméon, et, lan 15 de son règne, de nombreuses victimes furent immolées par eux sur l’autel des holocaustes.

Mais bientôt Baasa, roi d'Israël (939 avant J.-C.) vint en ‘Judée et y fortifia Rama, afin que nul du royaume d’Asa ne pût sûrement ni entrer, ni sortr. Alors, Asa prit l'or et l'argent qui étaient dans les trésors de la maison du Seigneur et dans ceux de son palais, et les envoya à à Ben- Hadad, roi de Syrie, qui demeurait à Damas, pour qu'il rompit l'alliance qu'il avait contractée avec Baasa et qu’il l’obligeât, en l’attaquant lui-même, de voler à la défense de ses propres États.

. Ben-Hadad n’eut pas plus tôt reçu ces présents et ce message, qu'il se hâta de faire envahir par ses généraux le royaume de Baasa, ce qui força ce prince de cesser de fortifier Rama.

Le prophète Hanani osa, dans cette circonstance, adresser des reproches au roi Asa pour avoir fait alliance avec un païen contre le royaume d'Israël et lui avoir livré le trésor sacré, plutôt que d’avoir recouru à l'appui du Seigneur. Irrité de ces remontrances, Asa fit mettre le prophète en prison.

La trente-neuvième année de son règne, il fut attaqué d’une grave maladie, et, deux ans après, on l’en-

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