‹ Jérusalem: son histoire, sa description, ses établissements religieuxChapitre 22 sur 179 · OZIAS. — JOATHAM. — ACHAZ. —— ÉZÉCHIAS · texte numérisé non relu

OZIAS. — JOATHAM. — ACHAZ. —— ÉZÉCHIAS

Ozias (de 809 à 758 avant J.-C.), appelé également Azarias, fut déclaré roi par le peuple après la mort de son père. Il avait alors seize ans, et il gouverna Jérusalem pendant 52 années. Il inaugura son règne par une heureuse expédition contre les Iduméens qui avaient secoué le joug de Juda, etil s’empara de la ville d'Élath, située au fond du golfe Élanitique. Il fortifia cette ville et en fit un marché important pour son commerce dans la mer Rouge.

Il remporta également des succès sur les Philistins, les Moabites et les Ammonites.

À Jérusalem, qu'il fortifia, il éleva des tours sur la porte de l’Angle et sur celle de la Vallée, ainsi que d’autres sur ce même côté de la muraille. On se rappelle, en effet, que, sous son père, Amasias, Joas, roi d'Israël, était entré en vainqueur dans la ville, après avoir pratiqué, au milieu de la muraille septentrionale, une brèche qui avait quatre cents coudées de long, entre la porte d’Éphraïm et celle de l’Angle.

Enorgueilli par ses succès, Ozias conçut la folle pensée d’usurper quelques-unes des fonctions sacerdotales et, malgré le pontife suprême et quatre-vingts prêtres du Seigneur, il voulut pénétrer dans le temple et offrir de l’encens à Jéhovah; mais, nous dit le deuxième livre des Paralinomenes (ch. xxvi, v. 19), au moment où 1l tenait l’encensoir à la main, il fut frappé

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de la lèpre et elle parut sur son front en présence des prêtres, auprès de l’autel des parfums. Ils Le chassèrent aussitôt. Lui-même, saisi de frayeur, se hâta de s'enfuir. parce qu'il sentit tout à coup que Dieu Pavait frappé de cette plaie. Il fut donc lépreux jusqu'à la fin de sa vie, et il demeura dans une maison séparée, à cause de sa lèpre. Son fils. Joatham, gouvernait tout dans le palais du roi et rendait la justice au peuple. Ozias finit par s’endormir avec ses pères, et on l’enterra dans le champ où étaient les tombeaux des rois, mais non dans ces tombeaux eux-mêmes, parce qu'il était lépreux.

Si nous consultons Josèphe sur l’histoire de ce prince, nous lisons dans les Antiquités judaïques (L.IX, ch, x, $ 3) qu'Ozias reconstruisit, à Jérusalem, toute la partie des remparts qui tombait en ruines, soit à cause du long laps des temps, soit à cause de l’incurie des rois précédents, ainsi que la portion qui avait été renversée par le roi d'Israël, lorsqu'il conduisait son père, Amasias, captif. [l ajouta, à la reconstruction de ces murailles, celles de nombreuses tours dont la hauteur, au dire de Josèphe, atteignait cent cinquante coudées. Je ferai remarquer en passant que ce dernier chiffre est probablement fort exagéré. Ce raème historien signale un violent tremblement de terre qui éclata à Jérusalem, au moment où Ozias viola l’entrée du sanctuaire sacré pour y offrir un encens sacrilège. « Aussitôt, ajoute-t-il, un grand tremblement de terre secoua le sol, une fente se produisit dans le temple, et un jet de lumière éclatant, provenant du soleil, illumina la figure du roi qui fut soudain envahi par la lèpre. En outre, vis-à-vis la ville, près de l'endroit appelé Erogé, la moitié de la montagne, du côté du couchant, s’écroula, roula l’espace de quatre stades et s'arrêta vers la montagne orientale, au point d’obstruer les routes et les jardins royaux. » (Anliquilés judaïques, 1. IX, ch. x, S 4.)

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