‹ Jérusalem: son histoire, sa description, ses établissements religieuxChapitre 33 sur 179 · JUDA MACCHABÉE · texte numérisé non relu

JUDA MACCHABÉE

peuse qu'il avait jurée, dans l’intérieur de la ville, et ordonne de démolir les fortifications qui entouraient le mont Sion.

62 « Et intravit in montem Sion et vidit munitionem loei et rupit citius juramentum quodjuravit, et mandawvit destruere murum in gyro. » (Macchabées, 1. TI, ch. vr, v. 62.)

Il s’agit ici évidemment des mêmes fortifications qui avaient été exécutées pour défendre le temple contre les incursions des ennemis postés dans la citadelle d’Acra. Sion, dans ce verset, comme dans plusieurs autres passages du I#livre des Macchabees, estidentifiée, non avec la Cité de David, comme cela a lieu le plus ordinairement, mais avec le mont Moriah.

Cependant un Juif, nommé Alcime, jaloux de la famille des Macchabées et aspirant à la charge de pontife suprème, se rend auprès de Démétrius Sôter, fils de Séleucus Philopator, qui venait de détrôner Antiochus Eupator. Démétrius (162 avant J.-C.) envoie Bacchidès avec des troupes pour faire reconnaître Alcime comme grand-prêtre de la nation juive. Ce général s’eflorce d’abord, avec son protégé, de surprendre, la bonne foi de Juda et de ses frères par des paroles captieuses; mais Alcime ne peut triompher de la haine queses crimes ont excités contre lui et se réfugie auprès de Démétrius, dont 1l implore encore l'appui. Ce roi fait marcher alors contre les Juifs son général Nicanor, avec une armée plus considérable. Vaincu près de Caphar-Salama par Juda Macchabée, Nicanor se retire dans la citadelle d’Acra, d’après Josèphe, et dans la ville de David, d'après le [° livre des Macchabées. Avant de quitter Jérusalem pour aller combattre une seconde fois Juda, le général syrien menace de brüler le temple, si on ne lui hivre ce héros. Il va camper près de Béthoron, où de nouvelles troupes de Syrie viennent le rejoindre. La bataille est livrée près d’Adarsa. l’armée de Nicanor est défaite et ce général est tué l’un des pre-

miers. Sa tête est coupée, ainsi que sa main droite qu'il avait étendue insolemment contre le temple, et sont suspendues en face de Jérusalem.

Juda Macchabée contracte ensuite une alliance offensive et défensive avec les Romains.

Cependant, Démétrius, lan 161 avant J.-C, désireux de venger la défaite et le trépas de Nicanor, ordonne à son général Bacchidès d’envahir de nouveau la Judée. À la vue de l’armée formidable qui s’avançait contre elle, la vaillante troupe de Juda Macchabée, qui s'était signalée jusque-là par tant d’audace et de courage, est, pour la première fois saisie de frayeur et commence à se débander. Huit cents guerriers seulement restent fidèlement attachés à la personne et à la fortune du héros. Juda leur dit : « Allons et marchons à nos ennemis pour les combattre, si nous le pouvons. » Mais eux l’en détournent en lui répétant : « Nous ne le pourrons jamais. Pensons plutôt présentement à assurer notre vie; plus tard, nous reviendrons combattre, car nous sommes trop peu nombreux. » Mais Juda leur répondit : « Dieu nous garde d'agir ainsi et de fuir devant nos adversaires! Si notre heure est arrivée, mourons courageusement pour nos frères et ne souillons notre gloire par aucune tache. » Il attaque donc intrépidement l'ennemi, et, ayant reconnu que l'aile droite de Bacchidès était la plus forte, il rompt cette aile avec les plus vaillants de sa troupe et la poursuit imprudemment jusqu'à la montagne d’Azoth. L’aile gauche des Syriens attaque alors Juda par derrière; enveloppé de toutes parts, 1l est tué après des prodiges de bravoure; lui mort, le reste de ses compagnons se disperse.

Ce combat, à jamais néfaste, où Juda Macchabée tomba enseveli dans son triomphe, eut lieu à Laïsa, d’après la Vulgate, et non loin du village de Beth- Zétho, selon Josèphe.

Jonathas, autrement dit Jonathan, son frère, lui succéda dans le commandement des troupes. Bacchidès,

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