‹ Jérusalem: son histoire, sa description, ses établissements religieuxChapitre 50 sur 179 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

DEPUIS LA DESTRUCTION DE JÉRUSALEM PAR TITUS JUSQU’A L'ARRIVÉE DE SAINTE HÉLÈNE DANS CETTE VILLE

Jérusalem était anéantie comme ville judaïque. Bouleversée de fond en comble, elle ne présentait plus aux regards attristés qu'un lamentable spectacle de ruines pèle-mêle entassées, souillées de sang et en partie calcinées par les flammes. De ses monuments, il ne subsistait plus que les trois célèbres tours du palais d'Hérode et quelques murs destinés à couvrir la légion gardienne de ces débris solitaires. Néanmoins, bientôt quelques familles juives et chrétiennes vinrent timidement se fixer au mieu de ces décombres.

J'ai dit plus haut qu'à l'approche de l’armée romaine les chrétiens de la cité sainte s’étaient enfuis sous la conduite de leur. évèque Siméon. Quand la justice de Dieu eut passé sur la ville coupable, 1l s’empressa, sans doute, de ramener de la Pérée sa chrétienté naissante qui avait hâte de revoir, à Jérusalem, les lieux sanctifiés par la présence du Christ et par sa passion, lieux qu'avait ensuite frappés d’une manière si horrible la vengeance céleste, nouvelle preuve de la divinité du Messie. Cette chrétienté consistait seulement en Juifs convertis à la foi et ses quinze premiers évêques furent également tous d'origine juive. Par conséquent, élant originaires de la Palestine et plusieurs même étant nés à Jérusalem, ils ne pouvaient point ignorer

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