DIVISIONS NATURELLES DE JÉRUSALEM
la mer Morte, se divise lui-même en six collines différentes : au Nord-Ouest, le mont Gareb; au Nord- Est , le mont Bézétha ; à l'Ouest et au Sud-Ouest . le mont Sion ; à l'Est, le mont Moriah; entre ces deux dernières collines, le mont Acra, et au sud du Moriah la hauteur d’Ophel, qui n’est qu'un prolongement du Moriah.
La vallée du Tyropæon, ainsi nommée parce que, primitivement et à une époque sans doute très reculée, des pâtres y faisaient paître leurs troupeaux et y fabriquaient des fromages, ab le nom que lui donne Josèphe de Tupsraiy oäpay£ (ravin des fromager DE cette vallée, dis-je, traversait, dans sa partie à peu près centrale, du nord au sud, le plateau accidenté dont je parle, et, commençant un peu au nord de la porte connue aujourd'hui sous le nom de porte de Damas, elle aboutissait vers le sud, à la fontaine de Siloé, près.
de laquelle elle se perdait dans la grande vallée du Cédron. Vers le milieu de son développement, elle enxoyailà angle droit vers l’ouest, jusqu'à la porte actuelle | de Jaffa, un long rameau qui séparait le pied septen- | trional du mont Sion du pied méridional des monts
Gareb et Acra. Ce dernier rameau a été presque en-
Wèrement comblé par suite des démolitions réitérées que la ville a subies, lors de ses destructions successives ; les ruines se sont ainsi accumulées sur les ruines, et les maisons actuelles reposent sur les débris amoncelés d'âge en âge de plusieurs couches d'habitations anté- | rieures, tour à tour renversées et rebâties. Aussi chaque
Pa que l’on veut élever une construction de quelque
importance, est-on contraint d'en creuser les fondations | jusqu’à une e très grande profondeur, pour trouver un | Sol ferme qui résiste aux assises qu'il doit porter. Il en est de même de la branche principale de ce ravin qui courait entre le mont Gareb à l’ouest, et le mont Bézé-
\tha à l’est, et ensuite entre le mont Sion et le mont
| Moriah. Pour enretrouver le fond primitif, il faut, sur
certains points, percer un amas super posé de décombres d’une épaisseur de vingt-cinq mètres.
Un autre ravin, moins considérable que le précédent, séparait le mont Moriah, au sud, du mont Bézétha, au nord ; il courait de l’ouest à l’est-sud-est, et aboutissait de ce côté au torrent du Cédron, comme l’ont démontré les fouilles du capitaine anglais Warren, en 1867. Non loin de son origine, vers l’ouest, il avait été approfondi par l’homme pour servir de fossé à la tour Antonia et la rendre plus inexpugnable ; plus loin, vers l’est, on y avait, àune époque plus reculée, creusé et bâti la grande piscine, connue aujourd’hui sous le nom de Birkets Israïl ; enfin, à son extrémité orientale, il avait été remblayé pour y asseoir les fondations de l'angle nordest de l’enceinte du Temple.