‹ Jérusalem: son histoire, sa description, ses établissements religieuxChapitre 82 sur 179 · JÉRUSALEM PRIMITIVE A L'ÉPOQUE DES JÉBUSITES ET A CELLE DE DAVID · texte numérisé non relu

JÉRUSALEM PRIMITIVE A L'ÉPOQUE DES JÉBUSITES ET A CELLE DE DAVID

Le mont Sion ou la ville haute des Jébusites, qui plus tard devint la Cité de David, quand ce souverain l’eut conquise, est évidemment la colline qui porte encore de nos jours le même nom, comme l'indique l'une des portes de. la ville située sur cette colline, et appelée par les Arabes Bab-Sahioun (porte de Sion).

Du nord au sud, elle mesure environ sept cents mètres de long sur six cents de l’ouest à l’est. Sa plus grande élévation au-dessus de la Méditerranée est de 189 mètres. Bornée au nord par une branche peu profonde de la vallée du Tyropœon, à l’est par le ravin principal et plus profond de cette même vallée, au sud et à l’ouest par la vallée encore plus considérable de Ben-Hinnom, elle était à peu près imprenable de trois côtés, c’est-à-dire à l’est, au sud et à l’ouest. Sa partie la plus accessible étant vers le nord-ouest, là où la branche secondaire du Tyropæon n’avait guère que quinze mètres de profondeur, comme Font prouvé les fouilles exécutées en cet endroit, c’est de ce côté, naturellementet à cetangle, queles anciens Jébusites avaient dû construire leur citadelle, rebâtie ensuite par David. La citadelle actuelle, après les différentes démolitions et restaurations qu'elle a subies, est telle à peu près

maintenant que l’ont laissée les derniers travaux en

trepris par Soliman. l’an 1534 de notre ère. Située ur peu au sud de la porte de Jaffa, que les musulmans désignaient autrefois par le nom de Bab-el-Mihrab-Daoud (porte du mihrab ou de loratoire de David), et qu’ils. appellent d'ordinaire aujourd’hui ,Bab-el-Khalil (porte d'Hébron), elle forme un carré irrégulier de 130 mètres. de long, du nord au sud, sur 110 de l’ouest à l’est dans sa plus grande largeur. Entourée d’un fossé, elle est flanquée de plusieurs tours rectangulaires, dont la plus. importante, appelée tour de David, provoque, encore maintenant, l’admiration de tous ceux qui lexaminent. Sa partie inférieure consiste en un puissant mur d’escarpe, s’élevant en talus du fond du fossé sous un angle: de quarante-cinq degrés, et muni à son sommet d’un chemin de ronde que protège un parapet garni de créneaux. Ce mur d’escarpe, sauf dans les endroits où il a été réparé, soit par les croisés, soit par les musulmans, présente aux regards un appareil très remarquable de pierres de jtaille parfaitement aplanies et très lisses, afin de rendre lescalade plus difficile. Audessus, s'élève verticalement un massif plein, mesurant vingt et un mètres de long sur seize mètres cinquante centimètres de large, et neuf mètres de haut. Les blocs qui le composent sont de grandes dimensions et assez grossièrement taillés en bossage; bordés chacun d’une bande lisse qu'entoure une rainure peu profonde, ils sont percés de nombreux trous carrés, qui semblent accuser d'anciennes soudures. Ce massif antique est surmonté d’un étage beaucoup plus moderne. En montant un escalier, on arrive à une grande salleavec meurtrières, dont la partie centraleest éclairée: par un orifice octogone; elle est voûütée en ogive et renterme elle-même quatre chambres aux quatre points. cardinaux, soutenues chacune par une arcade ogivale. Vers le sud, l’oratoire de David est indiqué par un mibrab musulman. Au nord est une fenêtre par laquelle,

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