Le nom cxislail avant Pombal
Et il le présida lui-même!
Gomme il ne s'agissait pas encore tout à fait des Jésuites, l'Encyclopédie se fâcha un peu à la vue de ces monstruosités. Les philosophes de Paris aimaient la noblesse dont ils vivaient. M. de Saint-Priest, cet autre juge peu équitable, ne cesse de constater dans son Histoire de la chute des Jésuites le « mauvais effet » produit dans le monde philosophiste par les épouvantables fredaines de Pombal.
On aurait bien voulu le soutenir, à cause de la communauté d'idées généreuses, mais il allait vraiment un peu trop loin et M. de Saint-Priest s'échappe jusqu'à imprimer cette phrase : « On eut pitié des victimes , on se moqua du bourreau. » Dans une pareille bouche, l'aveu n'est pas insignifiant, et pourtant, est-ce assez? On so moqua/ Le coin Ghoiseul était coutumier du fait depuis longtemps. Chez M°° de Pompadour, on regardait Pombal comme une bête encore plus ridicule que féroce.
On avait tort, vous allez voir : je l'ai déjà dit à propos do la noblesse de Lisbonne : jamais il no
faut mépriser les Pombal, jxîmais il ne faut rire des hyènes.
Non content de présider, lui ministre, la cour d'Inconfîance, Pombal se chargea de Finstruction, chose assurément inouïe et qui motiva les protestations des deux plus respectés légistes du Portugal, Freïro et Bucallao (le sénateur). Allant plus loin encore, Pombal rédigea la sentence qui existe, écrite de sa main i.
Et quels furent les moyens employés pour parfaire cette instruction philosophico- diabolique' Les témoignages imposés et même supposés l'intimidation étalée sans vergogne, la torture, el surtout la torture, et ne craignez pas d'avoir mal lu : la torture est un moyen qui ne manque jamais son effet. C'est odieux entre les mains dea vrais juges, mais entre les griffes des histrions qui profanent et caricaturent la justice, c'est excellent.
Le respectable dictionnaire à l'usage de la jeunesse auquel j'ai fait déjà quelques allusions re-