Ibid., p
2. Tous moyens adroils et bien connus, mis invariablement sur le compte dos Jésuites dans les publications généreusiis.
gouvernement français et chassa de ses Etats une société si dangereuse. »
Ainsi, honte d'avoir fui, honte d'avoir été secouru, honte de voir sa naissance taxée d'illégitimité, l'orgueilleux fils de Philippe V était aiguillonné comme un taureau de tous côtés; les picadores de Paris et de Madrid qui le harcelaient s'entendaient à cette besogne. Les lettres apocryphes auraient pu se dispenser d'exciter ses craintes, les blessures de sa vanité suffisaient.
Un quatrième protestant, Ranke i, ajoute pourtant : « On persuada à Charles III que les Jésuites voulaient mettre à sa place son frère don Luiz, » — comme les Jésuites voulaient mettre don Pedro à la place de Joseph en Portugal : quand une perfidie est bonne, pourquoi la changer?
Un cinquième protestant, Sismondi, va plus loin : « Des bruits de complots 2, des accusations calomnieuses, des lettres apocryphes, destinées à être interceptées et qui le furent, en effet, achevèrent de décider le roi. »