‹ Jésuites!Chapitre 7 sur 40 · Crétineau-Joly, t. I", p · texte numérisé non relu

Crétineau-Joly, t. I", p

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« Pendant sept années que j'ai vécu dans la maison des Jésuites, qu'ai-je vu chez eux? la vie la plus laborieuse et la plus frugale, toutes les heures partagées entre les soins qu'ils nous d-^n. naient et les exercices de leur profession austère. J'en atteste des milliers d'hommes élevés comme moi; c'est pourquoi je ne cesse de m'étonner qu'on puisse les accuser d'enseigner une morale corruptrice. » Ces paroles furent écrites bien longtemps après la fondation de l'ordre et je les cite ici parce qu'il a été dit souvent que si la Compagnie de Jésus eut des commencements splendjdes, la démoralisation ne tarda pas à l'envahir.

Il y avait juste deux cents ans que les Jésuites 86 battaient au premier rang des champions de l'Eglise quand Voltaire traça ces lignes au mois de février 1746. Elles honorent Voltaire et ne font que rendre justice aux Jésuites que la calomnie traquait alors de toute part.

Voltaire « ne cesse de s'étonner » qu'on les calomnie. Il a l'étonnement facile. Ceux qui sont habitués à suivre le courant, à contrôler les allu-

res de la passion philosophique ou politique un peu partout, mais surtout chez nous, devraient s'étonner bien plutôt que de tels hommes pussent cesser un seul instant d'être calomniés.

Il est d'usage, parmi leurs accusateurs, de mettre la naissance de l'institut hors de cause et d'en saluer les fondateurs avec une apparence de courtoise impartialité. La première heure fut belle et pure et grande, on en convient; seulement, les suites ne tinrent pas les promesses du commencement, on l'affirme et l'on en gémit.

Nous allons dire brièvement l'histoire de ces lendemains, comme en peu de mots nous avons exposé la simplicité des faits qui préparèrent l'enfantement et accompagnèrent la mise au jour. Seulement, avant de poursuivre ce récit destiné h prendre souvent tournure de discussion historique, je demande la permission de faire remarquer un fait qui a son côté assez original :

Chaque époque de la vie sociale des Jésuites participe un peu, tantôt pour l'un, tantôt pour l'autre de leurs détracteurs jurés, du satisfecit accordé à rirnocence de leur berceau ; chaque épi-

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sode du grand drame qu'ils ont joué comme ordre a ses apologistes dans les rangs de leurs plus passionnés adversaires, et l'on est à tous instants stupéfait d'entendre tel protestant, tel philosophe, tel athée même, défendre les compagnons de Jésus à propos de telle imputation inique dont ils furent les victimes, de sorte qu'on n'aurait qu'à coudre à la suite l'un de l'autre ces plaidoyers spéciaux, ces repentirs de la partialité, ces démentis gaillardement infligés au béotisme du préjugé par le réveil de l'esprit gaulois, pour composer un panégyrique assez bigarré, il est vrai, mais tout particulièrement curieux et complet, de la postérité de Loyola.

Tout le monde a fait comme Voltaire, une fois en passant. Tout le monde, après avoir condamné et bafoué les Jésuites en général abondamment et de bon cœur, s'est écrié un beau jour, en face d'une erreur par trop grossière ou d'un chel d'accusation dont l'absurdité dépasse les bornes : « Halte-là! tout le reste est vrai, mais ceci ^e ne l'admets pas ! »

Or, il se trouve ûug « ceci » étant a cela » pour

tel critique et réciproquement pour tel autre, ceci et cela y passent, c'est-à-dire touti

En cherchant bien, vous trouveriez des bribes d'apologie jusque dans les archives de Port- Royal, bien mieux fournies d'injures pourtant que la boutique même de l'Encyclopédie,

Et s'il en est ainsi des assaillants de métier, que pourra-t-on dire des gens du monde?...

Ici j'hésite et n'oserai plus me montrer également affîrmatif.

Dès qu'il s'agit d'indifférents, il faut toujours compter avec un élément beaucoup moins loyal encore que la passion : quelque chose de fuyant et de volontiers perfide qui se nomme poliment la prudence et franchement la poltronnerie.

Jamais vous n'entendrez un indifférent, bourgeoisement sage, défendre les Jésuites, à moins d'y être porté par quelque fait particulier. Les sages de cette sorte abandonnent les Jésuites par bonté d'âme et « pour sauvegarder la religion ».

Ils savent l'histoire de cette bonne mère de fa- Sûiile, en Russie, qui, voyant son traîneau ponr-

suivi par une bande de loups dans la neige, leur jetait de temps en temps un de ses petits « pour sauver les autres ».

On leur a dit que cette bonne mère, ayant ainsi jeté le dernier, fut sauvée.

Ce n'est pas vrai. On leur a menti.

Moi, je leur affirme, sur l'bonneur, qu'elle fut mangée et que ce fut bien fait.

La sagesse des sages dont je parle, s'appelle l'intérêt. L'intérêt se compose d'un peu de religion, pas beaucoup, de l'honnêteté qu'on a, et je la suppose parfaite, du rang qu'on occupe, de la fortune dont on jouit et de l'existence à laquelle on tient tout naturellement.

Les loups sont autour de tout cela, chez nous comme en Russie, et galopent.

Si on jette les Jésuites aux loups, il reste la re* ligion, l'honnêteté, le rang, la fortune et la vie ; — et quand même oa devrait jeter la religion, il resterait l'honnêteté qui suffît pour vivre, avec la fortune et le rang.

Si les loups s'attaquaient à l'honnêteté... Ecoutez I c'est bien vague, comment l'enlend-on

l'honnêteté? Il y en a de tant de sortes ! Et il faut bien amadouer les loups.

Le rang, par exemple, ahl c'est sérieux 1 il est temps de se défendre. On défendra son rang, si l'on peut.

Et on mourra plutôt que lâcher sa fortune!

C'est le mot : On mourra 1

On mourra de la première concession faite, qui a encouragé les loups.

Cependant, pour les indifférents, tout aussi bien que pour les croyants et même les athées, qu'est-ce qu'un Jésuite?

C'est un religieux.

Et qu'est-ce qu'un religieux?

C'est un homme qui, pour se rapprocher du Dieu qu'il croit, accomp-lit de son plein gré certains sacrifices, accepte volontairement certains devoirs déterminés par une règle et assurés par

des vœux que consacre l'approbation solennelle d'une autorité admise par la loi des pays catholiques et qui a nom l'Eglise.

Au point de vue purement humain, quoi de plus légitime? Quel usage plus manifestemea licite un citoyen peut-il faire de sa liberté ? Sous quel prétexte, de quel droit l'exercice de cette liberté serait-il gêné ou restreint?

11 vous paraît utile et convenable de rechercher les biens de la terre, c'est votre droit; il me plaît à moi de les fuir, c'est mon droit.

11 vous paraît utile et convenable de fonder une famille, fondez, vous avez droit; mais moi, je veux renoncer aux joies du foyer par dévouement à Dieu et aux hommes, mon droit est égal au vôtre.

Il vous paraît utile et convenable de garder votre pleine indépendance, c'est permis ; mais moi, i'ai peur de la mienne et je la borne, est-ce dé- ;endu?

Non certes, à moins d'imaginer une tyrannie d'espèce à la fois si imbécile et si odieuse qu'on est obligé, pour en cueillir quelques rares exemples, de feuilleter dans le tome le plus souillé de

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nos annales ses pages les plus effrontément salies.

Ainsi parle le simple bon sens, la raison fait chorus, la foi enchérit, l'Eglise approuve. Et que dit l'histoire?

Nie-t-elle que la vie moderne soit sortie du Christ?

Non. L'histoire nous montre les premiers chrétiens de Jérusalem déposant leurs biens aux pieds des Apôtres pour vivre en commun dans la pauvreté ; les déserts de l'Egypte peuplés de solitaires; l'Orient sanctifié par les hommes du désert, l'Occident par les enfants des Augustin, des Benoît, des Bruno, des Dominique, pères de ces familles d'ouvriers qui ont fait la lumière en Europe, civilisé la barbarie, défriché l'inculture, gardé le trésor des lettres, ressuscité les arts, fondé des villes et comblé le monde, et à qui pour tout cela le monde a prodigué les dédains de son ignorance et la haine de son ingratitude.

En tant que religieux, le Jésuite n'est donc ni une nouveauté, ni une monstruosité. Il y avait des religieux avant lui.

Mais on dit : « C'est un religieux sm generiu ayant un but spécial, une manière d'être qui lui est propre, des tendances, des obligations, des usages qui le distinguent de tous les autres religieux... »

D'accord ! il est Jésuite et non point Chartreux, Bénédictin ou Franciscain, de même que le canonnier est soldat, le cuirassier aussi et le hussard de même, sans cependant que le cuirassier soit hussard, ni le hussard canonnier, ni le canonnier cuirassier. .

Le Chartreux prie, dans la solitude, pour le monde qu'il a quitté, le Trappiste sanctifie par la pénitence le noble et rude labeur des champs, le Bénédictin use sa vie dans les arides recherches de la science, c'est bien; d'autres s'en vont au-delà des mers, convertir à la civilisation les barbares de l'Asie et de l'Afrique, les sauvages de l'Amérique et de l'Océanie, ou encore, avec non moins de vaillance, ils luttent en Europe pour la vérité contre l'erreur, pour la liberté des

âmes contre le despotisme des hommes et la tyrannie des passions : est-ce mal?

La Compagnie de Jésus n'a jamais nié qu'elle eût une destination particulière.

Sa gloire est d'avoir été instituée dans un but précis et hautement défini : elle est bataillon sa* cré ou elle n'est pas. Elle s'en vante.

Nous l'avons vu : à partir du xvi* siècle, un immense bouleversement s'est opéré dans les idées; l'esprit de révolte, semblable à un vent violent, a soufflé sur le monde et, après avoir agité d'abord l'Eglise, il a bientôt ébranlé les institutions politiques et les fondements mêmes de la société.

Ces grands orages, dont nous éprouvons encore les contre-coups ont, dans l'histoire des noms fameux; ils s'appellent le Protestantisme, le Jansénisme, le Philosophisme et la Révolution.

Luther, armé de sa Bible tronquée, se soulève contre l'Eglise et donne au monde étonné le spectacle de sa victoire, rapide comme un désastre, invraisemblable comme un mauvais rêve. — Mais Luther trouve les Jésuites devant lui et sa victoire recule.

Jansénius dissimule mal, entre les pages d'un saint Augustin de contrebande, le bout d'oreille de son Protestantisme hypocrite et bâtard. Les Jésuites lui barrent la route, il ne passe pas.

Les philosophes du xviii* siècle lacèrent la Bible, sapent la tradition et prétendent « écraser Vin famé ». Les Jésuites se présentent au combat... ils tombent, trahis par l'autorité royale qu'ils défendaient, mais la terre tremble derrière leur chute, l'autorité royale s'abîme , et Dieu, décrété de déchéance, semble détourner ses regards pour ne point voir la reine des nations vautrée dans l'horrible et rouge boue d'une saturnale qui déshonore l'histoire.

Dieu est-il vaincu, cependant? Non. ISinfâme est-elle écrasée? Non. Ceci est impossible aussi bien que cela, — mais les Jésuites?

Ah! certes les Jésuites peuvent mourir, ils ne participent ni de l'éternité de Dieu ni de l'immortalité de l'Eglise dans le temps. — Mais ils vivent. En voulez-vous une preuve? Comptez leurs ennemis.

Tant de haines resteraient-elles ameutées autour d'une chose qui ne serait qu'un tombeau?

Or, je comprends ces haines et les gens qu'elles travaillent. Il est naturel, il est presque légitime que les protestants haïssent les Jésuites; cela se conçoit aussi pour les obscurs débris du jansénisme perclus dans son coin, et encore pour la postérité dépassée des philosophes du xviii^ siècle, et surtout pour le flot malheureux de ces souffrants éternellement déçus dont la torture est avivée sans cesse par l'industrie des tribuns, — mais les autres? Mais l'immense majorité de ceux qui, chez nous, ne sont ni protestants, ni jansénistes, ni philosophes, ni tribuns, ni proies des tribuns?

Ceux-là en viendront-îls jamais à comprendre qu'il est des heures où la vérité, emportée dans la fuite par son traîneau ne doit rien jeter au

loup, ni Dieu, ni l'Eglise, ni même les Jésuites, parce que le loup qui a mangé mangera 1

Les Jésuites, cependant, ne demandent grâce à personne. Intrépides dans la conscience de leur devoir, ils rendent résolument à César ce qui est à César, à Dieu ce qui appartient à Dieu.

Que voulez-vous qu'ils s'effraient, eux, nés pour le danger et fils de la persécution promise?

Il faut vivre pour combattre, et la mort dissout tous les vœux, même celui d'héroïsme. Et c'est parce qu'ils ne peuvent pas craindre de mourip qu'ils vivront.

S'il fallait une preuve à la nécessité de la fondation d'Ignace, on la trouverait surabondante dans la rapidité de son premier développement. Les compagnons de Jésus étaient dix, la bulle d'institution limitait leur nombre h soixante et i] 8'écoulait à peine quelques mois avant que le sou

verain Pontife fût obligé de revenir sur cette limitation, dernier vestige des répugnances « préjudicielles » du cardinal Guiddiccioni.

Le cadre ei restreint de ce livre ne nous permettra pas de rendre un suffisant hommage à la sainte carrière des dix premiers Jésuites, tous orateurs hautement éloquents, professeurs hors ligne, théologiens accomplis, écrivains remarquables, ardents apôtres de la charité, puissants défenseurs de la vérité ; à peine pourrons-nous suivre chacun d'eux, d'un regard, le long de sa route, avant d'entrer avec la Compagnie dans le courant général des événements.

Loyola, centre et âme de la SociéLé, disparaît presque, quant aux œuvres personnelles, aussitôt après son exaltation. Son action est immense, mais perdue dans le mouvement commun qu'il dirige. Il avait dit dans ses Constitutions : « Le général ne sera point « pour prêcher », ni pour s'efforcer en soldat, mais « pour gouverner ».

Jacques Laynez , admirable esprit qui paraît avoir eu, avec Lcfèvre et Xavier, la part la plus intime dans la confiance de Loyola, dont il fut.

dit-on, le collaborateur lors de la rédaction définitive de la Règle, fut envoyé d'abord à Venise où la lutte entamée par lui contre l'hérésie présenta un tel caractère d'entraînement que la foule couchait aux portes des églises pour ne point manquer ses prédications. Quand il eut chassé l'erreur de Venise, il obtint les mêmes triomphes oratoires à Padoue et à Breseia.

Il m'est arrivé une fois de chercher longtemps le nom de Laynez mal orthographié dans un dictionnaire historique d'ailleurs respectable et recommandé à la jeunesse, au-dessus du nom du chanteur Laïs qui avait un fort bel article. Deux lignes seulement étaient consacrées à Laynez-. Il avait été pourtant une des lumières du Concile de Trente, avant d'éclairer le colloque de Poissy, et la noble humilité qu'il mit à refuser le chapeau de cardinal, objet d'ambitions si passionnées, aurait peut-être mérité d'être dite.

Pierre Lefèvre suivit Ortiz, ambassadeur de Charles-Quint, retournant auprès de son maître et les disputeurs d'Allemagne évitèrent constamment toute rencontre avec lui, à cause de la repu-

talion de science et d'éloquence qui le précédait. Il eut néanmoins un lourd travail, couronné d'un résultat considérable, puisqu'il parvint à raffer- :nir la foi des catholiques ébranlés et tourmentés par la contagion qui les enveloppait de toutes parts ; il fut le prédicateur de la cour à Ratisbonne, où les conversions abondèrent autour de sa parole ; il continua son apostolat en Espagne et, revenu sur les bords du Rhin, il professa l'Ecriture-Sainte à Mayence avec un éclat tel et une si grande autorité qu'il put contenir Tarchevêque électeur de Cologne, Hermann de Weide, dont la désertion imminente allait entraîner son troupeau. Merveilleux effet de la charité éloquente! Avec le troupeau, Lefèvre sauva le pasteur.

Mais à peine a-t-il remporté cette double victoire qu'il fait voile vers le Portugal pour parcou» rir de nouveau la péninsule tout entière et fonder le collège de Valladolid. La lettre qui l'appelait au Concile de Trente le trouve épuisé par la fièvre au milieu de ses tra.vaux. « 11 n'est pas nécessaire de vivre, dit-il, pleii; tle la pensée- mère ae l'Ordre, mais il est nécessai£ÛMpMléï^|t il part,

malgré les supplications de ses élèves, ne s'arrôtant que dans les bras d'Ignace, à Rome, où il vient joyeusement mourir.

Le Jay et Bobadilla l'avaient remplacé en Allemagne on tous deux, imitant le renoncement de Laynez, devaient refuser l'honneur de l'épiscopat. Ce lut Le Jay qui répondit aux Luthériens, quand ils menacèrent de le noyer dans le Danube : « Aborder le ciel par terre ou par eau, qu'importe? »

Ils avaient jusqu'à de l'esprit 1

Salmcron, ce Benjamin des affiliés de Montmartre, perça également sa route à travers les envahissements du protestantisme. Après la mort de Lefèvre, il fut choisi avec Laynez en qualité de théologien du Pape pour assister aux discussions du concile oh l'Eglise romaine allait se montrer plus forte et plus vivante que jamais.

Le Jay y prit séance également comme théologien de l'évoque d'Augsbourg.

A peine née, la Compagnie plaçait ses humbles enfants parmi les princes de l'Eglise et ils ne déparaient pas cette élite, car l'évêque de Modène écrivait : « Les Pères Salmeron et Laynez ont

parlé sur l'Eucharistie avec un si grand éclat que je m'estime heureux de vivre auprès de ces doctes et saints Pères. ^ »

Le livre qu'on ferait rien qu'avec l'histoire des dix premiers Jésuites serait beau et toucherait de partout aux plus grands événements ecclésiastiques de cette portion du xvi° siècle, quand bien même on n'y parlerait point de François-Xavier.

Avec François-Xavier tout seul, on écrirait un poëme qui serait l'ardente épopée de la charité, mais à peine nous est-il possible d'effleurer ici l'abrégé de cette merveilleuse vie.

Dès le commencement ou plutôt avant même que l'ordre fut constitué, Xavier et Rodriguez avaient été appelés par Jean III de Bragance, roi du Portugal, pour porter la connaissance de l'Evangile au-delà de l'Océan.

Nous nous souvenons des paroles dites à Xavier par Ignace, parlant des périls et des joies des missionnaires : « Xavier, ton œil brille... » La vocation apostolique du jeune écolier de l'Université

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