Antifjone. — 2. Apologie
« effet, dit Gicéron, jam vero illud stultissimum, de tenir « pour juste tout ce qui est réglé par les institutions ou « les lois des peuples. Quoi! môme les lois des tyrans?... « Non, il n'existe qu'un Droit, dont la société humaine « fut enchaînée, et qu'une Loi unique institua : cette « Loi est la droite raison, en tant qu'elle prohibe ou a qu'elle commande ; et cette Loi, écrite ou non, qui- « conque l'ignore est injuste... Si la justice est Tobserva- (( tion des lois écrites et des institutions nationales, et si K tout doit se mesurer sur les expédients de l'utilité, il « les mettra de côté ou les brisera, s'il le peut, celui qui « croira que la chose lui sera profitable. C'est fait alors de toutes les vertus. Et non-seulement les obligations envers les hommes disparaissent, mais avec elles les cérémonies du Culte et la Religion, qui ne sauraient être trop maintenues, à cause de ce lien sacré qui unit l'homme à Dieu ^ »
Voilà le langage de la conscience et de la raison, môme hez des païens. Et nous qui sommes éclairés de la Divine Justice descendue sur la terre et fixée au milieu le nous ; nous qui avons été tirés de ces ténèbres où e vrai et le faux, le juste et l'injuste pouvaient si dificilcment se démêler ; nous, les affranchis de la Vérité, lous prendrions parti pour la servitude du mensonge 1 Grâce à Jésus-Curist, grâce à son Église, tenant laut et faisant rayonner de son phare la Lumière des dations au sein de toutes nos tempêtes, l'erreur et la yrannie ne prévaudront pas. Nous aurons la fierté le notre nature Chrétienne. L'homme est de Dieu seul! lirons-nous avec Ter tul lieu ; et nous forcerons les