‹ Jésus-ChristChapitre 107 sur 158 · Habacuc, TII · texte numérisé non relu

Habacuc, TII

C'est là ce Roi dont la nature était en travail, et auquel il nous faudrait croire pour être sauvés, selon les anciens oracles auxquels Cicéron et Suétone font allusion. La Nature entière, en effet, aspirant, comme nqus l'avons montré, à sa fin, et ne pouvant l'atteindre que par un médiateur qui participât d'elle et de Dieu, était en travail de ce Médiateur, son Roi, dont elle était la créalion continuée en vue de Lui. Elle le portait elle aussi dans ses flancs comme le premier -né de toute créature : « car nous savons, écrivait saint Paul à ces Romains qui « en étaient alors si fort préoccupés, que jusque présent « toute créature gémit et est en travail d'enfantement. Et « non-seulement elle, mais aussi nous-mêmes, attendant « l'adoption des enfants de Dieu\ » Étendant plus encore le mot déjà cité de Tertullien, on peut donc dire : Omnis creatura gravida Ghristo.

Et ce grand Christ, Principe et Exemplaire de la créalion dans sa Divinité, Fin et couronnement de cette même création dans son Humanité glorifiée, opérant en sa Personne la jonction du Principe et de la Fin de l'universalité des choses créées, pour les rapporter dignement à son Père et à leur Auteur, a ainsi pu dire du haut de son ciel où il est remonté pour rendre à chacun selon ses œuvres : « Je suis l'Alpha et l'Oméga, le Premier et le « Dernier, le Principe et la Fin, à jamais'. »

Bornons -nous là sur un sujet qui épuiserait tous les discours. Quelqu' imparfaite et dépouillée qu'ait été son exposition, je crois pouvoir dire que la beauté y est la splendeur de la vérité, et sulfil à son témoignage.

Cependant il manquerait à cette vérité ce caractère de

Page 1