Jean, 1, 14. — 2. I^o Ti Timolh»<o, 111, IG
33S • SCIENCE DOCTRINALE DE JhbLS-ChHiS'] .
par nature, rompu par le péché, mais le resserre jusqu'à Tunilé d'un même Christ, Homme-Dieu, contenant tout Dieu par nature, et, par grâce, tout ce qui n'est pas Dieu, « donnant à tous ceux qui le reçoivent la puissance (( de devenir, » de fils du néant et de proie de l'Enfer, « Enfants de Dieu S » en laissant à ceux qui le refusent la fatale liberté de se plonger eux-mêmes volontairement dans la mort éternelle, d'où ce grand Sauveur est venu nous délivrer.
Refoulons les pensées et les sentiments qui s'élèvent de cet abîme : notre faiblesse y succombe, et tout ce que nous essayerions d'en dire passerait la portée moyenne des lecteurs de ce temps. La simplicité convient mieux à la sainteté et à la majesté d'un tel sujet, s'il est compris, et encore plus s'il ne l'est pas.
Bornons-nous à l'expliquer, et encore succinctement, parce que d'ailleurs il se retrouve partout, et que ce que nous avons dit jusqu'ici et ce que nous dirons après s'y rapporte.
Faisons un peu de Catéchisme ; et par la savante économie de notre foi, montrons qu'elle passe toutes nos connaissances naturelles en précision autant qu'en sublimité, et qu'en la renvoyant aux simples, nous nous mettons au-dessous d'eux.
Le mystère de l'Incarnation est incompréhensible, puisque c'est un mystère; et il doit être un mystère, puisqu'il porte plus que tout autre sur Dieu même, qui, infini, ne peut être enserré dans l'étroite capacité de