‹ Jésus-ChristChapitre 125 sur 158 · Aux l^phi's.^ II · texte numérisé non relu

Aux l^phi's.^ II

Christ en faisant table rase du surnaturel dans son entier, c'est-à-dire de Dieu. Et Dieu apparaissant encore en Jésus-Christ historique , elle l'a attaqué en lui comme dans son dernier retranchement. Elle a démontré par là, contre elle-même, que Dieu et Jésus sont tellement liés ensemble dans l'esprit humain et dans la vérité, que, pour nier que Jésus soit Dieu, il faut supprimer Dieu ; et que pour supprimer Dieu, il faut l'attaquer en Jésus comme en lui-même. Il faut attaquer le Fils dans le Père, et le Père dans le Fils : tant est vraie, par la tactique même de l'impiété, celte grande parole de Jésus-Christ : — « Le Père est en moi, et moi dans le « Père : le Père et moi nous ne sommes quuN^ »

Et cependant, le caractère de Dieu ainsi démoli ( on s'en flattait du moins) dans les œuvres et les affirmations historiques de Jésus-Christ, comme il résistait invinciblement dans sa figure morale et doctrinale, on l'a transplanté dans le Panthéisme, et on en a faitl'Humanité-Dieu. Entre lui et Dieu on ne distinguera plus, a-t-on été forcé de dire. C'est vrai. La seule question est de savoir au profit de qui Jésus-Christ est Dieu : si c'est au profit du panthéisme ou au profit du théisme, au profil du mensonge ou au profit de la vérité, au profit de la souveraineté de l'homme ou de la souveraineté de Dieu, du règne du mal ou du règne du bien. Mais quant à ce qu'il soit Dieu, impossible, même à l'impiété la plus osée, de ne pas le reconnaître, et que par là sont engagées en Lui toutes les questions de vie ou de mort qui se disputent en ce moment le sort des sociétés humaines.

D'où vient donc que tant d'esprits qui ne sont pas pour

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