‹ Jésus-ChristChapitre 148 sur 158 · Apoc.^ XXI · texte numérisé non relu

Apoc.^ XXI

LE CHRIST, FÉLICITE DES ÉLUS. .4b5

idée de l'enfer ; de l'enfer, qui sera, par contre, pour ses victimes, le remords, la haine, la rage, l'inconsolable déception et l'incommensurable abîme de douleur et de désespoir où les plongera cet affreux destin de vomir éternellement des malédictions qui retomberont sur elles en supplices, contre Celui qui est la Vie môme, et dont la Sainteté les exclut.

C'est ce que l'instinct chrétien qui est au fond de toute âme humaine a suggéré à un païen :

« Souverain Maître du ciel, dit Perse, veux-tu punir « les méchants? ne t'arme pas de ta foudre: fais-leur « voir la Vertu, et qu'ils sèchent de regrets de l'avoir « abandonnée.

Virtutem videant intabescantque relicta.

« Est-ce que le taureau d'airain de Phalaris ou l'épée de « Damoclès approchent en terreur de ce qui pousse un « coupable, sur le luxueux oreiller où il cherche en « vain le repos, à se dire à lui-même à mots étouffés : « Je me perds! je me perds î et à pâlir au-dedans de soi « de son affreux destin, sans oser s'en ouvrir à sa « femme dormant à ses côtés ^? »

0 conscience humaine naturellement chrétienne!

Cet idéal de la Vertu révélée dans tous ses charmes, dont la perte suffit à faire l'enfer et la possession le ciel, à quelle hauteur de sainte beauté n'a-t-il pas été élevé et personnifié en Jésus-Curist, les délices de Dieu luimême, ajoutant à la splendeur de sa Divinité toutes les

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