Is., LUI
leslablement avant de naître à notre vie, si la vie s'atteste par l'action ; car il agitait le monde de sa venue, et la nature humaine était en travail de son apparition. Expliquez-nous ce phénomène. Vous ne pouvez le faire par aucune analogie. 11 est unique, et tout au moins doit-on reconnaître la vérité de cette parole de saint Paul: H rC est pas de notre création'^. De quelle création est-il donc? S'il est d'une création quelconque, il a dû commencer comme toute créature. Où est son commencement ?
Nous avons le droit de poser déjà cette question, bien que nous n'ayons montré l'antériorité de Jésus-Christ que dans le monde romain et qu'un siècle environ avant sa venue. Gela suffit amplement au prodige, puisqu'un seul instant de préexistence sur un seul point suffirait.
Mais, pour la vie d'un tel Être, qu'est-ce qu'un siècle ? qu'est-ce que le monde romain ? Il y eût été emprisonné ; et nous allons le voir remplir tout l'espace et toute la durée de la môme préoccupation et de la même attente. Et cela est logique. L'attente, en effet, étant établie comme elle l'est déjà, n'a pas dû être moins universelle que son objet, et tout le genre humain a dû être touché de ce qui intéressait tout le genre humain. Une fois entré dans le prodige, nous ne pouvons en sortir que par le prodige.
C'est ce que nous allons montrer par des témoignages toujours exclusivement historiques, et dont le caractère profane ne souffre aucune suspicion.
« Ce mouvement d'inquiétude et de curiosité reli-