Timdc. — 2. Épîlre VJ
rapprochées du dialogue de Socrate et d'Alcibiade, et s'éclairant réciproquement.
Le maître en incrédulité de Voltaire, Bolingbroke, répondant à Clarke, ne s'est lire de la force de ce témoignage qu'en disant que c'était là un sentiment particulier à Socrate ou à Platon et qui, comme tel, ne saurait être décisif.
Sentiment particulier^ soit, dans un certain sens que nous apprécierons bientôt; mais sentiment qui, comme nous l'avons vu et allons le voir, se trouve diversement partout, et qui par là devient multiple. Sentiment qui ne serait d'ailleurs que plus inexplicable s'il était tellement particulier; car alors il faudrait dire que Platon a eu une révélation du Christianisme et le ranger parmi nos Prophètes: ce qui, à la difficulté du surnaturel qu'on veut éviter par cette explication, joindrait l'absurdité d'une révélation particulière à un philosophe qui est resté d'ailleurs si plongé dans les erreurs et dans les vices intellectuels de la nature païenne.
Force est donc d'en venir à la seule explication possible et qui a été donnée ainsi par deux savants critiques : « D'où Platon a-t-il tiré celte doctrine, dit l'un d'eux à qui nous devons le texte épuré de Platon luimême? Impossible de le dire si l'on n'admet pas, ce qui est d'ailleurs vraisemblable, qu'elle lui est venue de la ( royancc recueillie 'par lui dans ses voyages, d'un Médiateur entre Dieu et l'homme, participant de la nature des deux, répandue par tradition chez les plus anciens peuples de la terre. Cela n'est pas douteux •. » — * On voit par ce dialogue, dit encore le savant Foucher, que