Matth., IV, ic
1 icains et les Mexicains attendaient sous des noms divers le même Sauveur, et tous, quoique à l'opposite, du mC^me point, qu'on pourrait appeler le pôle de l'espérance de toutes les nations, selon l'expression dictée à Boulanger par la force de cette grande vérité. Cette convergence constituait, pour ainsi parler, l'unité du genre humain dans la multiplicité des races.
Telle était, du sommet à la base, la foi multiforme, mais unanime, de l'humanité.
Mais, après nous avoir si justement frappés au sommet et sur les versants, c'est à la base maintenant qu'elle va nous apparaître avec une universalité et une opiniâtreté vulgaires cette fois, dans une institution humanitaire. veux parler delà pratique des Sacrifices.
J'ai consacré un travail spécial à ce grand sujet dans les Études. Je vais le ramener aux proportions restreintes de cet entretien par quelques réflexions nouvelles qui le serreront de plus prés.
Le caractère dominant de Jésus-Christ, auquel aboutissent ou d'où partent tous ses autres caractères, le centre de sa Personne et de son (Euvre, autour duquel tout gravite, c'est son immolation sur la Croix, comme victime rédemptrice du genre humain; c'est le grand Sacrifice du Calvaire. «Je n'ai pas jugé que je susse parmi vous autre chose que Jésus-Christ», disait saint Paul aux Corinthiens. Et, comme s'il n'avait pas tout dit en disant Jesus-Christ, il ajoute : a Et icelui crucifié » , et HuNc Crucifixum*.