‹ Jésus-ChristChapitre 40 sur 158 · Jean,XVni, H · texte numérisé non relu

Jean,XVni, H

Ici nous touchons à Jésus-Christ, qui a été offert parce qu'il Va vouiu^, disant à la Justice de son Père : Vous n'avez point agréé les victimes et les sacrifices qui vous ont été offerts , înais vous m'avez adapté un corps^ et alors fai dit : Me voici ; je viens selon qu'il a été écrit de moi au commencement du Livre, pour faire, ô Dieu^ votre uolo7ité ^.

C'est ainsi que de la croyance qui fait tout le nœud de la difficulté du Christianisme, le rachat par substitution, on peut dire ce que nous disions avec Pascal de la prévarication originelle, qu'elle prend ses retours et ses replis dans les entrailles mêmes de Thumanité, non-seulement religieuse, mais morale et sociale; et que le fait ici est tel , qu'il emporte sa loi.

Celte loi nous échapperait entièrement, le mystère serait insondable, qu'il serait encore insensé de s'inscrire contre, et de jeter sa négation ou son doute en balance avec l'humanité.

Mais la loi de la substitution n'est pas si impénétrable,

et ce qu'elle laisse entrevoir est de la plus rare beauté ,

artout de la plus pratique application au souverain mal

de notre époque. C'est pourquoi il est bon d'y appuyer.

Il faut y distinguer deux choses : le Comment, le Pourquoi. — Comment l'innocent peut-il payer pour le coupable? — Pourquoi l'innocent doit-il payer pour le coupable ?

Comment l'innocent pent-il payer pour le coupable? Qu'il le veuille, cela se conçoit ; c'est là un mystère de

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