‹ Jésus-ChristChapitre 59 sur 158 · Jean, vu, 40. — 2. Ps. XXI, 7. —3. U. LUI · texte numérisé non relu

Jean, vu, 40. — 2. Ps. XXI, 7. —3. U. LUI

réduit au néant, à l'exécration d'une Croix, réputée k pôle de l'infamie^, à un sépulcre abhorré; et s'il en sort quelque chose, ce n'est manifestement pas à Thommo qu'il faudra le rapporter.

Or c'est de ce néant de l'homme, et par la seule vertu de l'Esprit de Jésus-Christ venant le féconder selon sa promesse, qu'a jailli le Monde Chrétien; c'est « du mo- « ment seulement qu'il a offert sa vie, qu'il a vu naître « une postérité nombreuse, et que les intérêts de Jéhova « ont prospéré dans sa main^» Ce n'est que lorsqu'il a été élevé en spectacle d'ignominie, scandale au Juif, folie au Gentil, qu'il a tiré tout à Lui^, Ce n'est que lorsqu'il n'a été rien comme homme, qu'il a été tout comme Dieu. Sa Croix a été la maîtresse pièce de son œuvre, et cet écueil de l'homme est devenu le trophée de I'Homme-Dieu.

« Etendant ses bras sur la Croix, il mesure le monde, «dit Lactance, et il appelle un nombre infini de nations V qui viennent se reposer sous ses ailes. »

Ne disons donc pas : Le Christ parle; disons : Le Christ meurt, délaissé comme un maudit, et désormais les gênérations lui appartiennent. Voilà l'histoire.

Les contestants ne croient pas à la Résurrection de Jésus-Christ. C'est là pour eux la pierre de scandale. Cependant, ils ne peuvent nier un fait plus'considérable, on peut le dire, que la Résurrection de Jésus-Christ : c'est la résurrection rapide du Monde peu après le Crucifiement. Or, comment expliquent-ils cette résurrectionlà ? Il y a là une lacune à combler, une cause proportionnée à l'effet à trouver ; et c'est à eux qu'il incombe

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