‹ Jésus-ChristChapitre 77 sur 158 · loaii, I · texte numérisé non relu

loaii, I

son existence, mais qu'elle ne nous dit rien de sa nature même. Nous savons qu'il est, nous ne savons pas quel II est. Il a fallu que Lui-même daignât venir nous l'apprendre. c( Les graines renfermées dans la grenade, dit « un Père de l'Église, ne peuvent communiquer avec ce « qui est au delà de l'écorce ; l'homme renfermé dans la « main de Dieu avec toutes les créatures ne peut pas « davantage lever ses regards jusqu'à Dieu, » et ce n'est que de Lui que nous pouvons apprendre ce que nous devons savoir de Lui.

Cette sublime notion est par là plus certaine que celles que nous croyons posséder naturellement. Elle est absolument certaine , puisque nous la tenons de Dieu lui-même. Mais encore nous a-t-elle été donnée avec mesure : soit parce que notre faiblesse ici-bas n'aurait pu la porter, soit parce que notre orgueil égal à notre faiblesse s'en serait enflé davantage. Dans cette mesure, réductible à la pratique de la foi, mais qui ne se refuse pas à la dilatation de l'intelligence, elle est indispensable. Le mystère de la Trinité est la racine de toute notre Justification, dit le Concile de Trente. Cette expression est doublement juste. La racine en tout est plus cachée, mais en tout aussi elle est plus nécessaire, parce que c'est d'elle que tout sort. Du mystère de la Trinité sort ainsi, nous ne tarderons pas à le voir, toute l'économie du salut humain. « Car nous sommes une plante « du ciel, non de la terre *. » Loin donc d'infirmer la nécessité de sa connaissance par la raison de son incompréhensibilité, c'est à raison de son incompréliensibilitô que nous devons nous attacher à sa connais-

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