Aux Hébretuc, 1, 3. — 2. La Sagesse^ VII
LE CHRIST, VERBE INCRÉÉ AU SEIN DU PÈRE. 20;.i
Paradis^. Le rapport de toutes ces images sert à nous le représenter. Il est à Dieu ce que la splendeur est à la lumière qui la darde incessamment de son foyer; ce que la figure est à la substance qui la remplit; ce que la vapeur est à la masse de l'Océan d'où elle s'élève; ce que le miroir est à la Majesté qui s'y reproduit et où elle se contemple; enfin ce qu'est l'écoulement d'un fleuve qui, bien qu'il sorte toujours de sa source et qu'il s'en distingue, n'est que la môme eau qui se répand.
Mais c'est proprement sous la relation de Fils à Père qu'il faut le concevoir, ainsi que Lui-même ne cesse de se montrer dans son Évangile. Ici ce n'est plus une image, c'est l'exacte vérité dans sa précision et comme dans son type.
« Qui racontera sa génération? » dit Isaïe^. Elle est inénarrable. Non, remarquez-le, que nous comprenions toute autre génération : celle des plantes, celle des animaux, notre propre génération, génération du corps ou génération de la pensée. Toute génération est un mystère. Seulement, la coutume des générations mortelles nous fait illusion sur notre ignorance de leur secret. La génération divine doit être sans doute plus incompréhensible; mais qu'importe le plus quand on ne comprend pas le moins? Ce qu'on peut dire, c'est qu'elle passe nos expériences comme le potier passe l'argile. La raison admet cela, elle l'exige môme.
Elle n'exige pas moins qu'il y ait en Dieu une génération, une Paternité véritable, la plus riche et la plus active des paternités, infinie comme Lui.
Qui dit vie, en 00*01, dit fécondité, besoin et puissance